Infection à cytomégalovirus (CMV)

ParKenneth M. Kaye, MD, Harvard Medical School
Révisé parChristina A. Muzny, MD, MSPH, Division of Infectious Diseases, University of Alabama at Birmingham
Revue/Révision complète Modifié janv. 2026
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L’infection à cytomégalovirus est une infection fréquente due à un herpèsvirus responsable d’une grande variété de symptômes : soit elle est asymptomatique soit apparaissent une fièvre et une fatigue (identiques aux symptômes de la mononucléose infectieuse), soit apparaissent des symptômes sévères affectant les yeux, le cerveau ou d’autres organes internes.

  • Ce virus est transmis par contact sexuel ou non, par l’intermédiaire de sécrétions biologiques, notamment le lait maternel.

  • La plupart des personnes sont asymptomatiques, mais certaines ont de la fièvre et des frissons, et les patients immunodéprimés peuvent présenter de graves symptômes, dont la cécité.

  • Le cytomégalovirus peut provoquer une maladie grave chez les nourrissons infectés avant la naissance.

  • La détection peut être faite par analyse d’un échantillon de liquide biologique, tel que les urines.

  • Souvent, aucun traitement n’est nécessaire, mais si l’infection est sévère, des médicaments antiviraux sont souvent utilisés.

L’infection à cytomégalovirus (CMV) est très fréquente. Le CMV est un type d’herpèsvirus (herpèsvirus de type 5). Les analyses de sang montrent qu’environ 80 % des adultes dans le monde ont été infectés par le CMV à un moment ou à un autre.

L’apparition des symptômes peut survenir immédiatement après l’infection. Par ailleurs, il reste à l’état latent (dormant) dans divers tissus durant toute la vie. Divers stimuli peuvent réactiver le CMV latent, provoquant une croissance du virus qui peut parfois entraîner l’apparition de la maladie. Les poumons, le tube digestif, le cerveau, la moelle épinière et les yeux peuvent être infectés.

Généralement, l’infection à CMV est asymptomatique. Les infections graves ne surviennent généralement que chez les nourrissons qui ont contracté l’infection avant la naissance et chez les personnes qui présentent un système immunitaire affaibli (par exemple, les personnes présentant une infection avancée par le VIH ou qui ont fait l’objet d’une transplantation d’organe). Chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, la maladie est souvent due à la réactivation du virus dormant.

Transmission du CMV

Les sujets infectés peuvent excréter le cytomégalovirus dans les urines ou la salive de façon intermittente. Le virus est également présent dans les sécrétions du col de l’utérus (partie inférieure de l’utérus), le sperme et le lait maternel. Par conséquent, la transmission peut se faire par contact sexuel ou non.

Si une personne enceinte est infectée, elle peut transmettre l’infection au fœtus durant la grossesse, ou le bébé peut la contracter au cours de l’accouchement.

Une infection à CMV peut se développer chez des personnes qui ont reçu une transfusion de sang infecté ou un greffon infecté. Les patients transplantés sont particulièrement sensibles à une infection à CMV, car ils sont traités par des médicaments qui dépriment le système immunitaire (immunosuppresseurs) afin d’éviter tout rejet de la greffe.

Symptômes de l’infection par le CMV

La plupart des personnes infectées par le cytomégalovirus sont asymptomatiques.

Certaines ressentent un malaise et ont de la fièvre.

L’infection à CMV, comme celle par le virus d’Epstein-Barr (EBV, herpèsvirus de type 4), peut provoquer un type de mononucléose infectieuse chez les adolescents et les jeunes adultes. La mononucléose à CMV et EBV provoque fièvre et fatigue. Mais l’EBV provoque également des maux de gorge sévères. Ce qui n’est généralement pas le cas du CMV.

Une personne non infectée recevant une transfusion de sang contenant le CMV et contractant l’infection peut présenter de la fièvre, et parfois une inflammation du foie se développe 2 à 4 semaines plus tard.

Chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, le CMV peut provoquer une maladie grave, voire le décès.

Chez les personnes présentant une infection avancée par le VIH, l’infection à CMV est une complication virale fréquente. Le virus peut infecter les yeux au niveau de la rétine. Cette infection (rétinite à CMV) peut conduire à la cécité. Une infection du cerveau (encéphalite) ou des ulcères au niveau de l’intestin ou de l’œsophage (qui rendent la déglutition douloureuse) peuvent également se développer.

Si une personne enceinte transmet le CMV au fœtus, il peut se produire :

Les nouveau-nés qui survivent peuvent être atteints d’une perte de l’audition et d’un déficit intellectuel.

Diagnostic de l’infection à CMV

  • Chez le nouveau-né, analyses d’urine

  • Analyses de sang

  • Parfois, chez les personnes avec un système immunitaire affaibli, biopsie

L’infection à cytomégalovirus peut ne pas être identifiée immédiatement. Il n’est pas nécessaire de faire le diagnostic d’une infection à CMV chez les adultes et les enfants en bonne santé, car aucun traitement n’est nécessaire. Toutefois, les médecins suspectent une infection à CMV chez les personnes suivantes :

  • Personnes en bonne santé qui présentent fièvre et fatigue

  • Personnes dont le système immunitaire est affaibli et présentant une infection oculaire, cérébrale, pulmonaire ou gastro-intestinale

  • Nouveau-nés qui semblent malades

Dès qu’une infection à CMV est soupçonnée, le médecin réalise des tests, tels qu’un test PCR, pour détecter le virus, souvent dans les fluides corporels.

Chez les nouveau-nés, le diagnostic est généralement établi en envoyant un échantillon d’urine à un laboratoire pour identifier le virus.

Les analyses de sang qui détectent les anticorps dirigés contre le CMV peuvent confirmer une nouvelle infection si la personne n’avait pas ces anticorps auparavant. (Les anticorps sont des protéines produites par le système immunitaire qui participent à la défense de l’organisme contre les attaques, y compris celle du CMV.) Cependant, ces tests ne permettent pas de confirmer la présence d’une maladie.

La présence de CMV dans les liquides et les tissus corporels n’indique pas toujours une maladie et peut simplement représenter une excrétion virale. L’infection à CMV peut être provoquée par une réactivation du virus, comme c’est le cas chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Chez ces personnes, une biopsie des tissus touchés peut être nécessaire pour confirmer l’infection à CMV.

Des analyses de sang pour estimer le nombre de virus présents peuvent également être réalisées et peuvent être utiles, car une charge virale élevée ou croissante du CMV est souvent fortement évocatrice d’une maladie invasive.

Un ophtalmologiste peut identifier une rétinite à CMV, au cours d’un examen des structures internes de l’œil réalisé grâce à un ophtalmoscope pour vérifier la présence d’anomalies caractéristiques.

Traitement de l’infection à CMV

  • Pour les infections graves, y compris la rétinite à CMV, médicaments antiviraux

  • Pour les personnes vivant avec une infection par le VIH, en plus du traitement du CMV, des médicaments utilisés pour traiter l’infection par le VIH sont administrés

Les infections légères à cytomégalovirus chez les personnes en bonne santé ne sont généralement pas traitées. Elles guérissent spontanément.

Si l’infection menace la vie du patient ou sa vue, un médicament antiviral (valganciclovir, ganciclovir, cidofovir, foscarnet, maribavir ou une certaine association) peut être administré. Ces antiviraux peuvent être administrés par voie orale ou intraveineuse. Lorsque la rétinite à CMV est très sévère, certains de ces médicaments peuvent également être injectés directement dans l’œil. Ces médicaments ont des effets secondaires graves (voir le tableau (valganciclovir, ganciclovir, cidofovir, foscarnet, maribavir ou une certaine association) peut être administré. Ces antiviraux peuvent être administrés par voie orale ou intraveineuse. Lorsque la rétinite à CMV est très sévère, certains de ces médicaments peuvent également être injectés directement dans l’œil. Ces médicaments ont des effets secondaires graves (voir le tableau) et ne permettent pas de guérir l’infection. Cependant, le traitement peut aider à préserver la vue.

Les antiviraux sont également utilisés pour traiter d’autres infections graves dues au CMV.

Si la maladie à CMV survient chez des personnes dont le système immunitaire est temporairement affaibli ou inhibé (par une maladie ou un médicament), le rétablissement du système immunitaire, par exemple lorsque le médicament est arrêté, aide l’organisme à combattre la maladie à CMV.

Le fait de traiter les personnes présentant une infection par le VIH (y compris une infection avancée) avec des médicaments utilisés pour contrôler le VIH (médicaments antirétroviraux) contribue à la protection contre l’infection à CMV.

Chez les personnes greffées, des antiviraux (comme le ganciclovir ou le valganciclovir) sont souvent prescrits pendant un certain temps de manière préventive., des antiviraux (comme le ganciclovir ou le valganciclovir) sont souvent prescrits pendant un certain temps de manière préventive.

Médicaments mentionnés dans cet article

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