Le Manuel Merck

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Marijuana

(Cannabis)

Par

Gerald F. O’Malley

, DO, Grand Strand Regional Medical Center;


Rika O’Malley

, MD, Albert Einstein Medical Center

Dernière révision totale août 2017| Dernière modification du contenu août 2017
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  • La marijuana produit un état de rêve, un sentiment de bien-être et des perceptions déformées.

  • En cas d’utilisation prolongée, les personnes peuvent développer une dépendance psychologique.

  • L’arrêt de la drogue entraîne uniquement des symptômes légers.

  • La marijuana peut être détectée dans l’urine pendant plusieurs jours à plusieurs semaines après son utilisation.

  • Le traitement implique un accompagnement, qui est efficace uniquement lorsque les personnes sont motivées pour arrêter leur consommation.

La consommation de marijuana (cannabis) est largement répandue aux États-Unis, le plus souvent de manière occasionnelle et sans conséquences notables sur le plan psychologique ou social.

Aux États-Unis, la marijuana est souvent fumée sous la forme de cigarettes (joints) faites à partir de la tige, des feuilles et des cimes fleuries d’une plante séchée (Cannabis sativa ou Cannabis indica). La marijuana est également utilisée sous forme de haschisch, la résine comprimée (substance goudronneuse) d’une plante. La légalisation de la marijuana a ouvert un marché de produits à base de marijuana pouvant être ingérés et inhalés sous forme de vapeur dans des cigarettes électroniques. Elle existe également sous diverses formes pouvant être appliquées sur la peau, notamment des alcoolatures, des lotions ou des sprays.

Le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) est l’ingrédient actif de la marijuana. Le dronabinol, une forme synthétique du delta-9-THC, est utilisé pour soulager les nausées et les vomissements causés par les médicaments de chimiothérapie et pour augmenter l’appétit chez les personnes atteintes du SIDA.

La marijuana peut être utilisée de façon intermittente par de nombreux utilisateurs sans développer de signes évidents de troubles sociaux, psychologiques ou d’accoutumance. Cependant, certains consommateurs deviennent dépendants à la marijuana.

Symptômes

Effet immédiat

La marijuana déprime l’activité cérébrale, ce qui entraîne un état de rêve dans lequel les idées semblent déconnectées et incontrôlables. Elle est légèrement psychédélique, déformant et enrichissant la notion du temps, des couleurs et de l’espace. Les couleurs semblent plus intenses, les bruits peuvent paraître plus forts. La sensation d’euphorie et de détente est appelée « high » ou planer.

La marijuana soulage en général l’anxiété et donne un sentiment de bien-être. Le sentiment d’exaltation, d’excitation et de joie intérieure (« high ») paraît être corrélé à la situation de prise de la drogue selon que les fumeurs sont seuls ou en groupe, et selon l’humeur ambiante.

La coordination, le temps de réaction, la perception de la profondeur et la concentration peuvent être altérés pendant les 24 heures suivant la consommation de marijuana, c’est la raison pour laquelle il peut être dangereux de conduire ou de piloter des engins pendant cette période. Les autres effets incluent une augmentation de la fréquence cardiaque, les yeux injectés de sang, une augmentation de l’appétit et une sécheresse buccale. Ces effets durent généralement quatre à six heures après l’inhalation.

Certains consommateurs, en particulier ceux n’ayant jamais utilisé de marijuana auparavant, ressentent de l’anxiété ou se sentent paniqués ou paranoïaques. La marijuana peut aggraver ou déclencher une psychose (perte de contact avec la réalité) chez les personnes atteintes de schizophrénie.

Effets à long terme

Les personnes qui utilisent de grandes quantités de marijuana pendant longtemps peuvent développer des problèmes respiratoires, tels que :

  • Bronchite

  • Sifflement

  • Toux

  • Augmentation des mucosités

  • Douleurs abdominales et syndrome des vomissements cycliques

Cependant, même les fumeurs quotidiens ne développent pas de bronchopneumopathie obstructive. Il n’existe aucune preuve de l’augmentation du risque de cancer de la tête, du cou et des voies respiratoires, comme il y en a avec le tabac.

Des études récentes suggèrent que commencer à consommer de la marijuana à l’adolescence peut entraîner des déficits cognitifs et des altérations du cerveau.

L’hyperémèse cannabique est un syndrome décrit récemment, dans lequel des consommateurs à long terme de marijuana alternent entre des crises de nausées et de vomissements. Ce syndrome s’estompe généralement sous 48 heures. Prendre des bains chauds permet de soulager un peu les symptômes, ce qui donne aussi aux médecins le meilleur indice pour déceler le syndrome.

Les femmes enceintes qui fument de la marijuana peuvent donner naissance à des enfants plus petits que les femmes qui n’en consomment pas, mais l’effet semble limité. Le delta-9-THC passe dans le lait maternel, mais aucun effet nocif n’a été détecté chez les bébés. Cependant, la consommation de marijuana est déconseillée chez les femmes enceintes, qui essayent de tomber enceintes ou qui allaitent.

Symptômes de sevrage

La marijuana est éliminée lentement par l’organisme, en quelques semaines ; les réactions de sevrage ont ainsi tendance à être de faible importance. Après plusieurs semaines d’utilisation massive et fréquente, l’arrêt brutal entraîne des symptômes qui débutent environ 12 heures plus tard et durent jusqu’à 7 jours. Les symptômes comprennent

  • Insomnie

  • Irritabilité

  • Dépression

  • Nausées

  • Perte d’appétit

Diagnostic

  • Analyse d’urine

Une analyse d’urine permet de détecter le THC pendant plusieurs jours ou semaines après l’utilisation, même chez les utilisateurs occasionnels. Chez les utilisateurs réguliers, les tests peuvent rester positifs pendant même plus longtemps, car la drogue est évacuée progressivement de la graisse corporelle. L’examen urinaire est un bon moyen d’identification de la prise de marijuana, mais s’il est positif, il prouve seulement que les personnes ont fait usage de marijuana. Il ne prouve pas qu’elles soient actuellement sous l’emprise de la drogue (intoxication).

Traitement

  • Accompagnement et traitement médicamenteux

  • Crèmes à 0,1 % de capsaïcine appliquées sur l’abdomen (bénéfique dans le traitement du syndrome des vomissements cycliques)

L’accompagnement par des spécialistes, des modifications comportementales et des programmes de traitement peuvent être utiles aux consommateurs de marijuana qui souhaitent arrêter. Cependant, le succès dépend principalement de la motivation des utilisateurs à arrêter et, pour certains, de leur volonté de s’éloigner de leur cercle de consommateurs habituels.

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MARINOL
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