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Néphropathie associée au VIH

Par

Frank O'Brien

, MD,

  • Washington University in St. Louis

Dernière révision totale janv. 2020| Dernière modification du contenu janv. 2020
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La néphropathie associée au VIH est caractérisée par des signes cliniques similaires à ceux de la glomérulosclérose segmentaire et focale et souvent à ceux de la biopsie de la collapsing glomerulopathy (une variante de glomérulosclérose segmentaire et focale).

La néphropathie associée au VIH, un type de syndrome néphrotique semble plus fréquente chez les patients de race noire infectés par le VIH et qui sont utilisateurs de drogues injectables ou ont été peu compliant à la thérapie antirétrovirale. L'infection des cellules rénales par le VIH y contribue.

La plupart des signes cliniques sont similaires à ceux de la glomérulosclérose segmentaire et focale, mais l'HTA est moins fréquente et les reins restent augmentés de volume.

La plupart des patients évoluent rapidement vers une néphropathie terminale en 1 à 4 mois.

Diagnostic

  • Biopsie rénale

La néphropathie associée au VIH est suspectée devant un syndrome néphrotique ou une néphropathie au cours d'un SIDA ou en cas de symptômes du SIDA. La néphropathie associée au VIH doit être distinguée de nombreux autres troubles qui ont une fréquence plus élevée chez le patient infecté par le VIH et qui entraînent une néphropathie, comme la microangiopathie thrombotique (syndrome hémolytique-urémique et purpura thrombotique thrombopénique), la glomérulonéphrite à complexes immuns et la néphrite interstitielle induite par les médicaments (indinavir, ritonavir) et la rhabdomyolyse (due aux statines).

L'échographie, lorsqu'elle est réalisée, montre que les reins sont agrandis et fortement échogènes.

Une biopsie rénale est généralement effectuée. La microscopie optique montre un collapsus capillaire de gravité variable (collapsing glomerulopathy) et différents degrés d'augmentation de la matrice mésangiale. Les cellules tubulaires montrent des anomalies dégénératives et une atrophie tubulaire ou une dilatation microcytaire. Un infiltrat interstitiel par des cellules immunitaires, une fibrose et des œdèmes sont fréquents. Des inclusions réticulaires tubulaires, similaires à celles du lupus érythémateux disséminé, se trouvent dans les cellules endothéliales, mais sont aujourd'hui rares du fait de la plus grande efficacité du traitement anti-VIH.

Une PA normale et la persistance de reins gros permettent de différencier la néphropathie associée au VIH de la glomérulonéphrite segmentaire et focale.

Traitement

  • Traitement antirétroviral très actif (HAART, Highly active antiretroviral therapy) et inhibiteurs de l'ECA

La surveillance de l'infection au VIH permet d'atténuer les lésions rénales; en fait, la néphropathie associée au VIH est rare chez les patients qui prennent un traitement antirétroviral très actif en cas d'infection au VIH bien contrôlée. Les inhibiteurs de l'ECA présentent probablement un certain intérêt. Le rôle des corticostéroïdes n'est pas bien défini. Dans certains centres, les résultats après transplantation rénale ont été excellents.

Médicaments mentionnés dans cet article

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NORVIR
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