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Changements de personnalité et de comportement

Par Caroline Carney , MD, MSc, Chief Medical Officer, Magellan Healthcare

Les personnes en bonne santé diffèrent beaucoup les unes des autres en termes de personnalité générale, d’humeur et de comportement. Chaque personne est également différente d’un jour à l’autre, en fonction des circonstances. Toutefois, un changement de personnalité et/ou de comportement important et brutal, notamment s’il n’est pas lié à un événement évident (tel que la prise d’un médicament ou la perte d’un être cher), indique souvent un problème.

Les changements de personnalité et de comportement peuvent être grosso modo classés comme suit :

  • Confusion ou syndrome confusionnel

  • Délires

  • Discours ou comportement désorganisé

  • Hallucinations

  • Humeurs extrêmes (dépression par exemple)

Ces catégories ne correspondent pas à des troubles. Elles constituent juste un moyen pour les médecins d’organiser différents types d’anomalies concernant la pensée, le discours et le comportement.

Une personne peut présenter plusieurs types de changements. Par exemple, une personne souffrant de confusion en raison de la maladie d’Alzheimer devient souvent dépressive et une personne souffrant d’un syndrome confusionnel peut présenter un discours désorganisé ou des hallucinations.

La confusion et le syndrome confusionnel ( Syndrome confusionnel) renvoient à un trouble de la conscience. C’est-à-dire que la personne est moins consciente de son environnement et, selon la cause de la pathologie, peut se montrer excessivement agitée et agressive ou somnolente et apathique. Certaines personnes alternent entre des périodes où elles sont moins alertes et des périodes où elles le sont trop. Leur pensée semble trouble et lente ou inappropriée. Elles ont du mal à se concentrer sur de simples questions et sont lentes à répondre. Le langage peut être pâteux. Il est fréquent que ces personnes ne sachent pas quel jour on est ou qu’elles ne soient pas capables de dire où elles se trouvent. Certaines ne parviennent pas à donner leur nom.

Les délires sont des idées fixes erronées auxquelles une personne se tient malgré l’évidence. Certains délires se fondent sur une mauvaise interprétation de perceptions et d’expériences réelles. Par exemple, quelqu’un peut se sentir persécuté, pensant qu’une personne se trouvant derrière lui dans la rue le suit ou qu’un accident ordinaire est le résultat d’un sabotage intentionnel. D’autres personnes croient que les paroles des chansons ou les articles de journaux contiennent des messages leur étant spécifiquement adressés. Certaines croyances semblent plus plausibles et peuvent être difficiles à identifier en tant que délires car elles pourraient effectivement se produire ou s’être produites. Par exemple, il arrive occasionnellement que des personnes soient suivies par des enquêteurs gouvernementaux ou que leur travail soit saboté par des collègues. Dans ce cas, il est possible d’identifier une idée comme délire en fonction de la force avec laquelle la personne la tient pour vraie, malgré l’évidence. Les autres délires sont plus faciles à identifier. Par exemple, lors de délires religieux ou mégalomaniaques, des personnes peuvent se prendre pour Jésus ou pour le président du pays. Certains délires sont assez bizarres. Par exemple, certaines personnes peuvent croire que leurs organes ont été remplacés par des pièces de machines ou que leur tête contient une radio qui reçoit des messages du gouvernement.

Le discours désorganisé renvoie à un discours ne contenant pas les connexions logiques attendues entre des pensées ou entre des questions et des réponses. Par exemple, une personne peut passer d’un sujet à un autre sans aller au bout de sa pensée. Les sujets peuvent être légèrement liés ou sans aucun rapport. Dans d’autres cas, des personnes répondent à des questions simples par de longues réponses décousues, pleines de détails hors de propos. Les réponses peuvent être illogiques, voire totalement incohérentes. S’il arrive occasionnellement de mal s’exprimer ou de se montrer intentionnellement évasif, grossier ou comique, cela n’est pas considéré comme un discours désorganisé.

Le comportement désorganisé renvoie au fait de faire des choses assez inhabituelles (telles que le fait de se déshabiller ou de se masturber en public ou bien de crier et jurer sans raison apparente) ou de se montrer incapable de se comporter normalement. Les personnes présentant un comportement désorganisé ont généralement du mal à mener leurs activités quotidiennes normales (telles que le fait de conserver une bonne hygiène personnelle ou de se procurer de la nourriture).

Les hallucinations renvoient au fait de voir, entendre ou sentir des choses qui n’existent pas. Ainsi, les personnes perçoivent des choses, apparemment via leurs sens, qui ne sont pas causées par un stimulus extérieur. Tous les sens peuvent être impliqués. Les hallucinations les plus fréquentes consistent à entendre des choses (hallucinations auditives), généralement des voix. Les voix font souvent des commentaires désobligeants au sujet de la personne ou lui commandent de faire quelque chose. Toutes les hallucinations ne sont pas causées par un trouble mental. Certains types d’hallucinations sont plus vraisemblablement causés par un trouble neurologique. Par exemple, avant une crise convulsive, il arrive à la personne de sentir quelque chose alors qu’il n’y a pas d’odeur (hallucination olfactive).

Les humeurs extrêmes comprennent les éclats de rage, les périodes d’exaltation (manie) ou de dépression extrême et, à l’inverse, l’expression constante d’une émotion faible ou absente (paraître sans réaction ou apathique).

Causes

Si certaines personnes supposent que les changements de personnalité, de pensée ou de comportement sont tous causés par un trouble mental, il existe de nombreuses causes possibles. Toutes les causes affectent en fin de compte le cerveau, mais il peut s’avérer utile de les diviser en quatre catégories :

  • Les troubles mentaux

  • Les drogues (notamment en cas d’empoisonnement, de sevrage ou d’effets secondaires)

  • Les troubles affectant principalement le cerveau

  • Les troubles affectant l’ensemble de l’organisme (systémiques), ainsi que le cerveau

Parmi ces causes, celle des médicaments représente la plus fréquente de toutes, suivie par celle des troubles mentaux.

Les drogues sont susceptibles d’affecter la personnalité ou le comportement lorsqu’elles sont à l’origine

  • D’une intoxication : notamment l’alcool (s’il est consommé depuis longtemps), les amphétamines, la cocaïne, les hallucinogènes (tels que le LSD) et la phéncyclidine (PCP)

  • D’un sevrage : alcool, barbituriques et benzodiazépines

  • D’effets secondaires ( Efficacité et sécurité d’un médicament) : médicaments sensés affecter la fonction cérébrale (notamment les anticonvulsivants, les antidépresseurs, les antipsychotiques, les sédatifs et les stimulants), les médicaments présentant des effets anticholinergiques (tels que les antihistaminiques – Anticholinergique : définition), les antalgiques opiacés ou les corticostéroïdes

Rarement, il arrive que certains antibiotiques et médicaments utilisés pour le traitement de l’hypertension artérielle induisent des changements de personnalité et de comportement.

Les troubles mentaux comprennent :

  • Trouble bipolaire

  • Dépression

  • Schizophrénie

  • Trouble de stress post-traumatique

Les troubles affectant principalement le cerveau comprennent :

  • Maladie d’Alzheimer

  • Infections cérébrales telles que la méningite, l’encéphalite ou une infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) affectant le cerveau (encéphalopathie associée au VIH)

  • Tumeurs cérébrales

  • Traumatismes crâniens tels qu’une commotion ou un syndrome post-commotionnel ( Commotion)

  • Sclérose en plaques

  • Maladie de Parkinson

  • Troubles convulsifs

  • Accident vasculaire cérébral

Les troubles affectant l’ensemble de l’organisme (systémiques), ainsi que le cerveau comprennent :

  • Insuffisance rénale

  • Insuffisance hépatique

  • Faible taux de sucre dans le sang (hypoglycémie)

  • Lupus érythémateux disséminé (lupus)

  • Maladies thyroïdiennes telles qu’une thyroïde hypoactive (hypothyroïdie) ou hyperactive (hyperthyroïdie)

Moins fréquemment, une maladie de Lyme, une sarcoïdose, une syphilis ou une carence en vitamines peuvent entraîner des changements de personnalité et de comportement.

Évaluation

Lors de l’évaluation initiale, les médecins essaient de déterminer si les symptômes sont dus à un trouble mental ou physique.

Les informations suivantes peuvent aider à déterminer à quel moment l’évaluation d’un médecin est nécessaire et à savoir à quoi s’attendre au cours de l’évaluation.

Signes avant-coureurs

Chez les personnes présentant des changements de la personnalité ou du comportement, certains symptômes et certaines caractéristiques doivent inquiéter. Ceux-ci incluent

  • Symptômes apparaissant brutalement

  • Tentatives de se faire du mal, d’en faire à d’autres ou de menacer d’agir ainsi

  • Confusion ou syndrome confusionnel

  • Fièvre

  • Maux de tête

  • Symptômes suggérant un dysfonctionnement du cerveau tels qu’une difficulté à marcher, un trouble de l’équilibre ou encore des problèmes d’élocution ou de vision

  • Récente blessure à la tête (quelques semaines auparavant)

Quand consulter un médecin

Une personne présentant des signes d’alerte doit être immédiatement emmenée à l’hôpital. Il peut être nécessaire d’appeler la police si la personne est violente ou agressive.

Si une personne prend des médicaments pour le diabète, il faut, si possible, effectuer un test au bout du doigt pour vérifier sa glycémie. Pour réaliser ce test, on effectue une piqûre au bout du doigt afin d’obtenir un petit échantillon de sang. Si ce test ne peut pas être effectué ou si sa glycémie est faible, la personne doit être immédiatement emmenée à l’hôpital.

Une personne ne présentant pas de signe d’alerte doit consulter un médecin au bout d’un jour ou deux si le changement de personnalité ou de comportement est récent. Si le changement est apparu progressivement au fil du temps, elle doit voir un médecin dès que cela est faisable, mais un retard d’environ une semaine n’est pas dangereux.

Que fait le médecin

Le médecin pose d’abord des questions sur les symptômes et les antécédents médicaux du patient. Il procède ensuite à un examen clinique comprenant un examen neurologique. Ce qu’il trouve lors de l’examen clinique et des antécédents permet souvent de déterminer une cause à l’origine des changements ainsi que les tests à réaliser ( Quelques causes et caractéristiques des changements de personnalité et de comportement).

Le médecin demande quand les symptômes sont apparus. Nombre de troubles mentaux surviennent durant l’adolescence ou avant 30 ans. Si un trouble mental apparaît à un âge moyen ou plus tard, particulièrement en l’absence de déclencheur évident (tel que la perte d’un être cher), la cause sera plus vraisemblablement un trouble physique. Chez les personnes présentant un trouble mental chronique, il est également plus probable qu’un trouble physique s’en trouve à l’origine lorsque les symptômes mentaux évoluent significativement durant l’âge moyen ou plus tard. Si des changements sont apparus récemment et brutalement chez une personne, quel que soit son âge, le médecin pose des questions sur les conditions qui ont pu déclencher ces modifications. Il demande, par exemple, si la personne vient de commencer ou d’arrêter un traitement sur ordonnance ou la consommation de drogue douce (généralement illégale).

Le médecin se renseigne sur les autres symptômes qui pourraient tendre à indiquer une cause, tels que :

  • Palpitations : éventuellement une hyperthyroïdie ou bien la consommation ou le sevrage d’une drogue

  • Tremblements : maladie de Parkinson ou sevrage d’une drogue

  • Difficulté à marcher ou à parler : sclérose en plaques, maladie de Parkinson, AVC ou intoxication par un opioïde ou un sédatif

  • Céphalées : infection cérébrale, tumeur cérébrale ou saignement cérébral (hémorragie)

  • Engourdissement ou picotements : AVC, sclérose en plaques ou carence en vitamine

Il est demandé à la personne si elle a déjà été diagnostiquée et traitée pour un trouble mental ou convulsif. Si elle a été traitée, le médecin lui demande si elle a arrêté de prendre ses médicaments ou si elle en a diminué la dose. Toutefois, étant donné que les personnes souffrant de troubles mentaux peuvent également développer des troubles physiques, le médecin ne suppose pas automatiquement qu’un comportement anormal nouveau est causé par le trouble mental.

Lors de l’examen clinique, le médecin recherche des signes de troubles physiques, notamment :

  • Fièvre (suggérant une infection, un sevrage alcoolique ou la consommation d’amphétamines ou de cocaïne à des doses élevées)

  • une accélération du rythme cardiaque

  • Confusion ou syndrome confusionnel

  • Anomalies durant l’examen neurologique

La confusion et le symptôme confusionnel résultent plus probablement d’un trouble physique. Les personnes souffrant de troubles mentaux sont rarement confuses ou délirantes (symptôme confusionnel). Toutefois, si nombre de troubles physiques induisant des changements de comportement n’entraînent pas de confusion ni de symptôme confusionnel, ils se trouvent souvent à l’origine d’autres symptômes qui peuvent sembler constituer un trouble mental.

Le médecin demande à la personne de pencher la tête vers l’avant. Si cela est difficile ou douloureux, la cause peut être une méningite. Le médecin regarde si les jambes et l’abdomen ne présentent pas de gonflement, ce qui pourrait résulter d’une insuffisance rénale ou hépatique. En cas de jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, la cause peut être une insuffisance hépatique.

Quelques causes et caractéristiques des changements de personnalité et de comportement

Cause

Caractéristiques fréquentes*

Examens

Troubles mentaux

Schizophrénie

Généralement des symptômes qui se développent lentement, avec une pensée légèrement désorganisée et des difficultés à faire face aux activités quotidiennes

Symptômes ultérieurs :

  • Délires et/ou hallucinations

  • Souvent un manque d’émotion et d’intérêt

  • Pensée et comportement de plus en plus désorganisés

  • Difficulté à entretenir des relations et à conserver un emploi

Un examen médical du médecin

Trouble bipolaire

Symptômes se produisant au cours d’épisodes durant quelques semaines à quelques mois et comprenant la manie, la dépression ou les deux

Épisodes de manie :

  • Exaltation ou irritabilité

  • Mégalomanie

  • Volubilité

  • Pensées qui défilent, passage d’une idée à une autre

  • Parfois des hallucinations ou des délires de persécution

Épisodes de dépression :

  • Apathie

  • Tristesse, désespoir et humeur pessimiste

  • Perte d’intérêt pour des plaisirs courants

  • Manque d’énergie

  • Difficulté à dormir

  • Pensées de mort ou de suicide

Un examen médical du médecin

Dépression

Épisodes de dépression tels que décrits dans les troubles bipolaires (voir plus haut) mais durant plus longtemps

Un examen médical du médecin

Médicaments

Consommation de drogue, notamment :

  • Alcool

  • Amphétamines

  • Cocaïne

  • Hallucinogènes

  • Phéncyclidine (PCP)

Agitation et parfois panique ou agression

Parfois hallucinations

Avec une consommation d’alcool à long terme :

  • Parfois des problèmes d’équilibre

  • Clignement des yeux

  • Démarche anormale

Avec une consommation d’amphétamines à long terme :

  • Parfois paranoïa

Avec une consommation excessive à court terme d’amphétamines ou de cocaïne :

  • Accélération du rythme cardiaque

  • Parfois de la fièvre

Généralement chez les personnes connues pour utiliser le médicament

Un examen médical du médecin

Parfois des analyses de sang ou d’urine pour détecter la drogue

Parfois un EEG

Sevrage, notamment dans le cas de :

  • Alcool

  • Barbituriques

  • Benzodiazépines

Généralement confusion ou syndrome confusionnel important

Tremblements, céphalées, sueurs, fièvre et accélération du rythme cardiaque ou palpitations

Parfois convulsions, hallucinations et troubles du sommeil

Généralement chez les personnes connues pour utiliser le médicament

Un examen médical du médecin

Effets secondaires

Variables selon le médicament

Médicaments présentant des effets anticholinergiques :

  • Constipation

  • Vision brouillée

  • Sensation de vertige

  • Difficulté à démarrer et arrêter la miction

  • Sécheresse buccale

Généralement chez les personnes connues pour utiliser le médicament

Un examen médical du médecin

Parfois arrêt du médicament pour voir si le symptôme disparaît

Troubles cérébraux

Maladie d’Alzheimer

Symptômes progressant lentement

Perte de mémoire à court terme, difficulté à trouver les bons mots et mauvais jugement

Difficulté à assumer les activités quotidiennes (telles que faire ses comptes ou trouver son chemin dans son quartier)

Généralement chez les personnes de plus de 60 ans

Un examen médical du médecin

Souvent TDM, IRM ou TEP du cerveau

Analyse détaillée de la fonction cognitive impliquant une série de questions et de tâches simples (analyse neuropsychologique)

Infections cérébrales telles que :

  • Encéphalite

  • Encéphalite herpétique

  • Méningite

Maux de tête

Généralement confusion et fièvre

Douleur et/ou raideur lorsque le médecin penche la tête de la personne vers l’avant (plus fréquent chez les personnes souffrant de méningite)

Avec l’encéphalite herpétique, hallucinations de mauvaises odeurs et parfois convulsions

Ponction lombaire

Souvent TDM ou IRM du cerveau

Culture d’échantillons de sang, d’urine et de matériel prélevé dans la gorge

EEG

Traumatismes crâniens (tels qu’un syndrome post-commotionnel)

Pertes de mémoire et céphalées

Instabilité émotionnelle au cours des semaines suivant une importante blessure à la tête

TDM ou IRM du cerveau

Test de QI et de fonctions exécutives telles que la capacité à planifier et à résoudre des problèmes (analyse neurocognitive)

Tumeur cérébrale ou saignement (hémorragie) dans le cerveau

Avec les tumeurs cérébrales, céphalées qui se développent progressivement et qui s’aggravent souvent durant la nuit, tôt le matin ou lorsque la personne est allongée

Avec les hémorragies, céphalées démarrant soudainement (appelées céphalées en coup de tonnerre)

Souvent confusion et somnolence

Parfois convulsions

TDM ou IRM du cerveau

Sclérose en plaques

Faiblesse et/ou engourdissement qui vont et viennent dans différentes parties du corps

Parfois perte partielle de la vision ou vision double

Parfois des symptômes aggravés par la chaleur (bain chaud ou temps chaud par exemple)

IRM du cerveau et de la moelle épinière

Parfois, ponction lombaire

Études de conduction nerveuse (mesurant à quelle vitesse les nerfs transmettent les signaux) et électromyographies (stimulant les muscles et enregistrant leur activité électrique)

Maladie de Parkinson

Tremblement des mains et des doigts au repos

Raideur et difficulté à bouger et à garder l’équilibre

Ralentissement du discours et limitation des expressions faciales

Un examen médical du médecin

Troubles convulsifs (généralement crises partielles complexes – Crises partielles)

Épisodes de comportements anormaux

Généralement confusion et fixité du regard

Parfois mastication involontaire, claquement des lèvres et mouvements involontaires des membres

Généralement pas de perte de conscience ni de tremblement général du corps (convulsions)

Parfois hallucinations d’odeurs ou de saveurs

IRM du cerveau

EEG

Accident vasculaire cérébral

Symptômes apparaissant brutalement

Généralement faiblesse ou paralysie d’un côté du corps et démarche vacillante

TDM ou IRM du cerveau

Des affections touchant tout le corps (systémiques)

Hypoglycémie (faible taux de glycémie)

Faiblesse, sueurs et confusion

Presque toujours chez les personnes sous traitement antidiabétique

Examens visant à mesurer le taux de glycémie (glucose)

Insuffisance rénale

Gonflement des jambes, perte d’appétit et nausées

Faiblesse se développant généralement sur plusieurs semaines

Analyses de sang et d’urine visant à évaluer la qualité du fonctionnement des reins

Insuffisance hépatique

Coloration jaune de la peau et/ou du blanc des yeux (jaunisse)

Généralement gonflement des jambes et/ou de l’abdomen

Éruption rouge-violette de petits boutons (pétéchies)

Généralement chez les personnes déjà connues pour présenter un trouble hépatique

Analyses de sang visant à évaluer la qualité du fonctionnement du foie (tests de la fonction hépatique)

Lupus érythémateux disséminé (lupus)

Généralement douleurs et gonflements articulaires

Souvent une éruption, notamment au niveau du visage ou des zones exposées à la lumière du soleil

Parfois céphalée

Analyses de sang visant à rechercher certains anticorps

Maladies thyroïdiennes, notamment :

  • Hyperthyroïdisme (thyroïde hyperactive)

  • Hypothyroïdie (thyroïde hypoactive)

Généralement en cas d’hyperthyroïdie : Palpitations, transpiration excessive, mauvaise tolérance de la chaleur, augmentation de l’appétit, perte de poids, tremblements et parfois protrusion des globes oculaires

Généralement en cas d’hypothyroïdie : Fatigue, constipation, mauvaise tolérance du froid, diminution de l’appétit, prise de poids, ralentissement du discours, apathie, gonflement du visage, paupières tombantes, peau épaisse et granuleuse ainsi que chute des sourcils

Analyses de sang visant à évaluer la qualité du fonctionnement de la thyroïde

Carence en vitamine, par exemple en thiamine ou en vitamine B12

Désorientation, troubles de la mémoire et irritabilité

Sensations anormales au niveau des mains et des pieds

Autres symptômes, en fonction des vitamines qui manquent

Analyses de sang visant à mesurer les taux de vitamines

*Les caractéristiques sont les symptômes et les résultats de l’examen clinique. Les caractéristiques mentionnées sont typiques, mais ne sont pas toujours présentes.

Ces troubles apparaissent généralement à l’adolescence et jusqu’à 25 ans environ. Les personnes sont généralement alertes et ne présentent pas de confusion ni de symptôme confusionnel. Les résultats de leurs examens cliniques (notamment de leur examen neurologique) sont normaux.

TDM = tomodensitométrie ; EEG = électroencéphalogramme ; QI = quotient intellectuel ; IRM = imagerie par résonance magnétique ; TEP = tomographie par émission de positrons.

Examens

En général, le médecin clipse un capteur au bout du doigt de la personne afin de mesurer le taux d’oxygène que contient son sang (ou oxymétrie de pouls). Il mesure également sa glycémie (taux de glucose) ainsi que les taux sanguins des éventuels anticonvulsivants qu’elle prend.

Chez la plupart des personnes connues pour présenter un trouble mental, aucun autre test n’est nécessaire si l’on ne constate qu’une aggravation de leurs symptômes habituels, si elles sont conscientes et alertes et si les résultats de leurs examens cliniques sont normaux. Chez la plupart des autres personnes, les tests complémentaires suivants sont généralement pratiqués.

  • Analyses de sang visant à mesurer le taux d’alcool

  • Analyses d’urine visant à rechercher la présence de drogues

  • Analyses de sang visant à rechercher une infection par le VIH

Certains médecins ont généralement également l’habitude d’effectuer des analyses de sang visant à mesurer les taux d’électrolytes ainsi qu’à évaluer la fonction rénale.

D’autres tests sont réalisés, principalement en fonction des symptômes et des résultats d’examens ( Quelques causes et caractéristiques des changements de personnalité et de comportement). Ceux-ci incluent

  • Tomodensitométrie (TDM) ou imagerie par résonance magnétique (IRM) du cerveau : si les symptômes de troubles mentaux viennent d’apparaître ou si la personne présente un syndrome confusionnel, une céphalée, un traumatisme crânien récent ou une anomalie quelconque détectée lors de l’examen neurologique

  • Ponction lombaire : si la personne présente des symptômes de méningite ou si les résultats de la TDM sont normaux chez une personne présentant de la fièvre, une céphalée ou un syndrome confusionnel

  • Analyses de sang visant à évaluer la fonction thyroïdienne : si une personne prend du lithium, présente des symptômes de maladie thyroïdienne ou si elle a plus de 40 ans et présente des changements de personnalité ou de comportement tout récents (en particulier chez les femmes et les personnes ayant des antécédents familiaux de troubles thyroïdiens)

  • Radiographie du thorax, analyse d’urine et culture, numération formule sanguine et hémocultures : si une personne a de la fièvre

  • Analyses de sang visant à évaluer la fonction hépatique : si une personne présente des symptômes de trouble hépatique ou des antécédents de consommation d’alcool ou de drogue ou encore si certaines informations particulières les concernant ne sont pas disponibles

Traitement

Les maladies sous-jacentes sont traitées lorsque cela est possible. Quelle que soit la cause, les personnes qui représentent un danger pour elles-mêmes ou pour les autres doivent généralement être hospitalisées et traitées, qu’elles le veuillent ou non. De nombreux États exigent que cette décision soit prise par une personne désignée pour prendre des décisions, en matière de soins de santé concernant la personne souffrant d’une maladie mentale ( Procuration médicale par défaut). Si la personne n’a pas désigné de décisionnaire, le médecin peut contacter son plus proche parent ou un tuteur peut être nommé en urgence par un tribunal. Les personnes non dangereuses pour elles-mêmes ou pour les autres peuvent refuser l’évaluation et le traitement, malgré les difficultés que leur refus peut engendrer pour elles-mêmes et leurs familles.

Points-clés

  • Tous les changements de personnalité et de comportement ne sont pas dus à des troubles mentaux.

  • Ils peuvent également être causés par des drogues (notamment en cas de sevrage ou d’effets secondaires), des troubles cérébraux ou des troubles systémiques affectant le cerveau.

  • Les médecins s’intéressent particulièrement aux personnes présentant une confusion ou un syndrome confusionnel, de la fièvre, une céphalée, des symptômes laissant penser à un dysfonctionnement cérébral ou un récent traumatisme crânien ainsi qu’aux personnes ayant la volonté de se faire du mal ou d’en faire à d’autres.

  • Les médecins ont généralement recours à des analyses de sang afin de mesurer les taux d’oxygène, de sucre (glucose) ainsi que des médicaments (tels que des anticonvulsivants) que prend la personne et ils peuvent pratiquer d’autres tests en fonction des symptômes et des résultats d’examens.

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