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Intolérance environnementale idiopathique

(Hypersensibilité chimique multiple ; Maladie environnementale)

Par

Donald W. Black

, MD, University of Iowa, Roy J. and Lucille A. Carver College of Medicine

Dernière révision totale déc. 2018| Dernière modification du contenu déc. 2018
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L’intolérance environnementale idiopathique semble amorcée par l’exposition à de faibles taux de plusieurs substances identifiables ou non, couramment rencontrées dans l’environnement.

  • Les symptômes comprennent une augmentation du rythme cardiaque, une douleur thoracique, des sueurs, une gêne respiratoire, une asthénie, des bouffées de chaleur et des vertiges.

  • Des analyses peuvent être réalisées pour exclure des troubles allergiques comme causes de ces symptômes.

  • Le traitement comprend une psychothérapie, l’évitement de certaines substances, ou les deux.

L’intolérance environnementale idiopathique est généralement définie comme le développement de symptômes multiples attribuables à l’exposition à un nombre quelconque de substances chimiques identifiables ou non (inhalées, touchées ou ingérées) chez une personne qui ne présente pas de défaillance organique détectable ni d’anomalie physique apparentée.

L’intolérance environnementale idiopathique est plus courante chez les femmes que chez les hommes. En outre, 40 % des personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique (également appelé maladie d’intolérance systémique à l’effort ou encéphalomyélite myalgique) et 16 % des personnes atteintes de fibromyalgie présentent également une intolérance environnementale idiopathique.

Certains médecins estiment que l’intolérance environnementale idiopathique a une cause psychologique, probablement un type de trouble somatoforme ou un trouble anxieux similaire à l’agoraphobie (peur des espaces ouverts) ou à une crise de panique. D’autres considèrent que ce trouble peut être un type de réaction allergique. Plusieurs perturbations immunitaires peuvent être retrouvées (bien que rarement), ce qui est en faveur de l’hypothèse allergique chez certaines personnes. On ne retrouve cependant pas un ensemble cohérent de modifications chez les personnes qui souffrent de ce syndrome : sa cause reste incertaine.

Symptômes

Certaines personnes manifestent les premiers symptômes après une seule exposition à un taux élevé de différentes substances toxiques. Les personnes peuvent attribuer leurs symptômes à l’exposition à ces substances, mais en général il n’existe pas de lien évident.

Les symptômes comprennent une augmentation du rythme cardiaque, une douleur thoracique, des sueurs, une gêne respiratoire, une asthénie, des bouffées de chaleur, des vertiges, des nausées, une suffocation, un tremblement, des paresthésies, une toux, un enrouement et des difficultés de concentration.

Déclencheurs couramment rapportés de l’intolérance environnementale idiopathique

  • Alcool et drogue

  • Caféine et additifs alimentaires

  • Tapis et odeurs des meubles

  • Odeurs de carburant et d’échappement des moteurs

  • Matériaux de peinture

  • Parfums et autres produits parfumés

  • Pesticides et herbicides

Diagnostic

On suspecte un diagnostic d’intolérance environnementale idiopathique si les symptômes

  • Récidivent lors d’une nouvelle exposition à la substance chimique

  • Récidivent après une exposition à des niveaux beaucoup plus bas que ceux précédemment tolérés ou habituellement tolérés par d’autres

  • Diminuent quand les personnes quittent l’environnement responsable

  • Se développent en réponse à une grande variété de substances chimiques différentes.

Si les symptômes d’une personne suggèrent une intolérance environnementale idiopathique, les médecins essayent d’identifier les causes possibles des symptômes, y compris d’autres troubles. Par exemple, les symptômes peuvent être causés par des maladies du bâtiment (comme le syndrome des bâtiments malsains), des troubles allergiques, certaines maladies auto-immunes ou des troubles psychologiques. Selon les symptômes de la personne et les observations réalisées lors de l’examen clinique, des tests ou des évaluations supplémentaires peuvent être utiles. Par exemple, on peut effectuer des analyses de sang et des tests cutanés pour diagnostiquer des troubles allergiques, ou si l’on soupçonne une dépression ou de l’anxiété, une évaluation par un psychiatre pourrait s’avérer utile.

Traitement

  • Éviter les déclencheurs suspectés

  • Parfois, psychothérapie

Les personnes peuvent essayer d’éviter les substances toxiques dont on pense qu’elles causent leurs symptômes. Il peut toutefois être difficile d’éviter ces substances, parce que la plupart d’entre elles sont diffuses dans l’environnement. De plus, les substances évitées peuvent ne pas être la cause véritable des symptômes, de sorte que leur évitement peut être inutile. Les personnes doivent éviter un isolement social trop important. Une psychothérapie peut parfois être utile. L’objectif de la psychothérapie n’est pas de convaincre les personnes que la cause de l’intolérance environnementale idiopathique est psychologique. Il est plutôt de leur permettre de gérer leurs symptômes afin d’améliorer leur qualité de vie.

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