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Revue générale des médicaments antibactériens

Par Hans P. Schlecht, MD, MSc, Department of Medicine, Division of Infectious Diseases & HIV Medicine, Drexel University College of Medicine ; Christopher Bruno, MD, Division of infectious Diseases & HIV Medicine, Drexel University College of Medicine

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Les agents antibactériens, sont obtenus à partir de bactéries ou de champignons ou par synthèse de novo. Techniquement, le terme " antibiotiques " ne correspond qu'aux antimicrobiens produits par des bactéries ou des champignons mais il est souvent (y compris dans Le Manuel) utilisé comme synonyme de tous les " médicaments antibactériens."

Les antibiotiques ont de nombreux mécanismes d'action, dont l'inhibition de la synthèse de la paroi cellulaire, l'augmentation de la perméabilité de la membrane cellulaire et la perturbation de la synthèse protéique, du métabolisme des acides nucléiques et d'autres processus métaboliques (p. ex., la synthèse de l'acide folique).

Les antibactériens réagissent parfois avec d'autres médicaments, augmentant ou abaissant leur concentration plasmatique en accélérant ou en ralentissant leur métabolisme ou par la mise en jeu d'autres mécanismes ( Effets fréquents des antibiotiques sur d'autres médicaments). Les interactions les plus importantes d'un point de vue clinique concernent des médicaments qui ont un faible index thérapeutique (c.-à-d., les doses toxiques sont proches des doses thérapeutiques). De plus, d'autres médicaments peuvent augmenter ou diminuer les concentrations d'antibiotiques.

De nombreux antibactériens sont chimiquement proches et sont donc regroupés en classes. Bien que les médicaments d'une même classe partagent des similarités structurelles et fonctionnelles, ils ont souvent une pharmacologie et des spectres d'activité différents.

Effets fréquents des antibiotiques sur d'autres médicaments

Médicament

Toxicité augmentée de

Aucun changement avec

Digoxine

Tous les macrolides (p. ex., azithromycine, clarithromycine, érythromycine)

Doxycycline

Tétracycline

Triméthoprime

Aminosides

Céphalosporines

Clindamycine

Fluoroquinolones

Kétoconazole

Linézolide

Métronidazole

Pénicillines

Quinupristine/dalfopristine

Sulfamides

Vancomycine

Phénylhydantoïne

Chloramphénicol

Ciprofloxacine

Isoniazide

Certains macrolides (érythromycine, clarithromycine, télithromycine)

Rifampicine (taux de phénylhydantoïne diminués)

Sulfamides

Azithromycine

Aminosides

Céphalosporines

Clindamycine

Doxycycline

Fluoroquinolones sauf la ciprofloxacine

Linézolide

Métronidazole

Pénicillines

Quinupristine/dalfopristine

Tétracycline

Triméthoprime

Vancomycine

Théophylline

Ciprofloxacine

Clarithromycine

Érythromycine

Rifampicine (taux de théophylline diminués)

Aminosides

Azithromycine

Céphalosporines

Clindamycine

Doxycycline

Linézolide

Métronidazole

Pénicillines

Quinupristine/dalfopristine

Sulfamides

Tétracycline

Triméthoprime

Vancomycine

Warfarine*

Céfopérazone

Céfotétan

Chloramphénicol

Clarithromycine

Doxycycline

Érythromycine

Certaines fluoroquinolones (ciprofloxacine, lévofloxacine, moxifloxacine, ofloxacine)

Métronidazole

Rifampicine (TQ diminué)

Sulfamides

Aminosides (IV)

Azithromycine

Céphalosporines (certains)

Clindamycine

Doxycycline

Linézolide

Pénicillines

Quinupristine/dalfopristine

Tétracycline

Triméthoprime

Vancomycine

.

Ces médicaments interfèrent avec les facteurs de la coagulation vitamine K dépendants et, lorsqu'ils sont utilisés avec des médicaments antiplaquettaires ou thrombolytiques, ils peuvent augmenter le risque de saignement.

Sélection et utilisations des médicaments antibactériens

Les antibiotiques ne doivent être utilisés que si des éléments cliniques ou biologiques suggèrent la présence d'une infection bactérienne. Leur utilisation pour traiter des maladies virales ou une fièvre non documentée est contre-indiquée dans la plupart des cas; cela expose le patient à des complications médicamenteuses sans aucun bénéfice et contribue à la résistance bactérienne.

Certaines infections bactériennes (p. ex., abcès, infections par corps étrangers) nécessitent une intervention chirurgicale et ne répondent pas à une antibiothérapie seule.

Spectre d'activité

les cultures et les antibiogrammes sont indispensables pour choisir le bon antibiotique pour le traitement des infections graves. Le traitement doit cependant être débuté avant que les résultats des cultures ne soient disponibles, il faut donc choisir le traitement selon les micro-organismes infectieux les plus probables (sélection probabiliste d'antibiotiques).

Qu'ils soient choisis selon les résultats des cultures ou probabilistes, les médicaments utilisés doivent présenter le spectre d'activité le plus étroit possible susceptible de contrôler l'infection. Pour le traitement probabiliste d'infections sévères qui peuvent impliquer un grand nombre de pathogènes différents (p. ex., fièvre chez un patient neutropénique) ou qui peuvent être dues à de multiples pathogènes (p. ex., infection polymicrobienne anaérobie), un large spectre d'activité est souhaitable. Les micro-organismes responsables supposés et la sensibilité de ces micro-organismes aux antibiotiques varient selon la géographie (à l'intérieur d'une ville ou même d'un hôpital) et peuvent changer d'un mois à l'autre.

Les associations d'antibiotiques sont souvent nécessaires dans les infections graves, soit parce qu'elles permettent de traiter les multiples espèces de bactéries probables, soit parce qu'elles agissent en synergie contre une seule espèce de bactéries. Une synergie est habituellement définie comme une action bactéricide plus rapide et plus complète d'une association d'antibiotiques que celle obtenue par chacun des antibiotiques pris isolément. Un exemple courant est celui d'un antibiotique actif sur la paroi bactérienne (p. ex., une β-lactamine ou la vancomycine) associé à un aminoside.

Efficacité

l’efficacité des antibiotiques in vivo dépend de nombreux facteurs, dont

  • Leur pharmacologie (p. ex., absorption, distribution, concentration dans les liquides et les tissus, liaisons protéiques et taux d'excrétion ou métabolisme)

  • Leur pharmacodynamie (c.-à-d., les effets antibactériens exercés par les concentrations de médicaments dans le sang et sur le site de l'infection en fonction du temps)

  • Les interactions médicamenteuses ou substances inhibitrices

  • Les mécanismes de défense de l'hôte

Les médicaments bactéricides tuent les bactéries. Les médicaments bactériostatiques ralentissent ou arrêtent la croissance bactérienne in vitro. Ces définitions ne sont pas absolues; les médicaments bactériostatiques peuvent tuer certaines espèces de bactéries sensibles et les médicaments bactéricides peuvent seulement inhiber la croissance de certaines espèces de bactéries sensibles. Les antibiotiques bactéricides peuvent être préférées en cas d'infections qui réduisent lers défenses de l'hôte localement (p. ex., méningite, endocardite) ou qui sont immunodéprimés (p. ex., neutropéniques). Les méthodes quantitatives permettent d'identifier la concentration minimale in vitro pour laquelle un antibiotique peut inhiber la croissance de la bactérie (concentration minimale inhibitrice ou CMI) ou la détruire (concentration minimale bactéricide ou CMB). Un antibiotique qui a une activité bactéricide est important si les défenses de l'hôte sont altérées localement au niveau du site de l'infection (p. ex., en cas de méningite ou d'endocardite) ou systémique (p. ex., chez les patients présentant une neutropénie ou immunodéprimés pour d'autres raisons).

Le déterminant prédominant de la réponse bactériologique aux antibiotiques est soit

  • La durée pendant laquelle les taux sanguins de l'antibiotique dépassent la CMI (dépendance temporelle)

  • Le pic plasmatique par rapport à la CMI (dépendance par rapport à la concentration)

Les β-lactamines et la vancomycine ont une activité bactéricide qui dépend du temps. Augmenter leur concentration au-delà de la CMI ne permet pas d'accroître la vitesse de leur activité bactéricide et leur effet bactéricide in vivo est généralement lent. En outre, comme l'inhibition de la croissance bactérienne est soit inexistante, soit très courte une fois que les concentrations résiduelles retombent en dessous de la CMI (effet post-antibiotique), les β-lactamines sont le plus souvent efficaces quand les concentrations plasmatiques de leur fraction libre (c.-à-d., celle du médicament non lié à une protéine sérique) sont supérieures à la CMI pendant 50% de la période de traitement. La longue demi-vie sérique de la ceftriaxone permet aux concentrations plasmatiques de sa fraction libre de dépasser la CMI de nombreux pathogènes sensibles à cet antibiotique pendant 24 h, intervalle entre deux dosages. Cependant, pour les β-lactamines dont la demi-vie sérique est 2 h, des administrations fréquentes, voire la perfusion continue sont nécessaires. Pour la vancomycine, les taux résiduels doivent être maintenus à au moins 15 à 20 μg/mL.

Les aminosides, les fluoroquinolones et la daptomycine ont une activité bactéricide concentration-dépendante. Augmenter leurs concentrations à des taux même légèrement supérieurs à la CMI entraîne une augmentation de leur vitesse d'activité bactéricide et une diminution de la charge bactérienne. De plus, après même une courte exposition à des concentrations supérieures à la CMI, les aminosides et les fluoroquinolones présentent un effet post-antibiotique sur les bactéries résiduelles; la durée de l’effet post-antibiotique est également concentration-dépendante. Si l'effet post-antibiotique est durable, la concentration des médicaments peut être inférieure à la CMI pendant une période longue sans perte d'efficacité, ce qui permet des administrations moins fréquentes. Donc, les aminosides et les fluoroquinolones sont habituellement plus efficaces en tant que bolus intermittents avec lesquels on obtient un pic de la concentration plasmatique libre 10 fois la CMI du micro-organisme responsable de l'infection; habituellement, les concentrations minimales ne sont pas importantes.

Voie

pour de nombreux antibiotiques, la voie orale permet d’obtenir des concentrations sériques thérapeutiques presque aussi rapidement que la voie IV. Cependant, L'administration IV est préférée dans les circonstances suivantes:

  • Les antibiotiques oraux ne sont pas tolérés (p. ex., du fait de vomissements).

  • Les antibiotiques oraux ne peuvent pas être absorbés (p. ex., du fait d'une malabsorption après une chirurgie intestinale).

  • La motricité intestinale est diminuée (p. ex., par la prise d'opiacés).

  • En l'absence de galénique orale (p. ex., pour les aminosides).

  • Le patient est en phase critique et la perfusion gastro-intestinale peut être déficiente, diminuant ainsi l'absorption du médicament.

Populations particulières

les doses et les modalités d’administration des antibiotiques peuvent devoir être adaptée aux paramètres suivants:

  • Nourrissons

  • Personnes âgées

  • Patients qui présentent une insuffisance rénale ( Doses habituelles des antibiotiques communément prescrits)

  • Patients qui présentent une insuffisance hépatique (le plus souvent pour la céfopérazone, le chloramphénicol, le métronidazole, la rifabutine et la rifampicine)

La grossesse et l'allaitement interviennent sur le choix de l'antibiotique. Les pénicillines, les céphalosporines et l’érythromycine font partie des antibactériens les plus sûrs pendant la grossesse; les tétracyclines sont contre-indiquées. La plupart des antibiotiques atteignent des concentrations suffisantes dans le lait maternel pour exposer un nourrisson nourri au sein et sont donc parfois contre-indiqués chez la femme qui allaite.

Doses habituelles des antibiotiques communément prescrits

Médicament

Posologie chez l'adulte

Dose pédiatrique (âge > 1 mois)

Dose en cas d'insuffisance rénalea (CrCl < 10 mL/min)

Oral

Parentéral

Infections graves

Oral

Parentéral

Aminosides

Amikacine

N/A

15 mg/kg IV 1 fois/j

ou

7,5 mg/kg q 12 h

15 mg/kg IV 1 fois/j

ou

7,5 mg/kg IV q 12 h

N/A

5–7,5 mg/kg IV q 12 h

1,5–2,5 mg/kg IV q 24–48 h

Gentamicine

N/A

5–7 mg/kg IV 1 fois/j

ou

1,7 mg/kg IV q 8 h

5–7 mg/kg IV 1 fois/j

N/A

1–2,5 mg/kg IV q 8 h

0,34–0,51 mg/kg IV q 24–48 h

Afin d'obtenir une synergie avec un antibiotique actif contre la paroi cellulaire pour traiter les endocardites à entérocoques à souches sensibles à la gentamicine

N/A

1 mg/kg IV q 8 h

N/A

N/A

1 mg/kg IV q 8 h

Une consultation d'infectiologie est nécessaire pour définir le dosage

Posologie ajustée pour obtenir un pic de concentration sérique de 3–4 μg/mL et une concentration résiduelle < 1 μg/mL

Pour l'endocardite streptococcique ou à Staphylococcus aureus

1 mg/kg IV q 8 h

ou

3 mg/kg IV 1 fois/j

N/A

N/A

1 mg/kg IV q 8 h

ou

3 mg/kg IV 1 fois/j

N/A

Néomycine

Pour l'antisepsie intestinale préopératoire (par nettoyage à l'érythromycine et mécanique)

1 g pour un total de 3 doses (p. ex., à 13, 14 et 23 h, du jour précédant l'intervention)

N/A

N/A

15 mg/kg q 4 h pendant 2 j ou

ou

25 mg/kg à 1, 2 et 11 h de l'après-midi le jour précédant l'intervention

N/A

N/A

Dans le coma hépatique

1–3 g qid

N/A

N/A

0,6–1,75 g/m2 q 6 h

ou

0,4–1,2 g/m2 q 4 h

N/A

N/A

Streptomycine

Pour la tuberculose

N/A

15 mg/kg IM q 24 h (maximum: 1,0 g/j) initialement, puis 1,0 g 2–3 fois/semaine

N/A

N/A

20–40 mg/kg IM 1 fois/j

7,5 mg/kg IM q 72–96 h (maximum: 1 g)

Pour une synergie, avec un antibiotique actif sur la paroi cellulaire en cas d'endocardite à entérocoques

N/A

7,5 mg/kg IM q 12 h

N/A

N/A

N/A

N/A

Tobramycine

N/A

5–7 mg/kg IV 1 fois/j

ou

1,7 mg/kg IV q 8 h

5–7 mg/kg IV 1 fois/j

ou

1,7 mg/kg IV q 8 h

N/A

1–2,5 mg/kg IV q 8 h

0,34–0,51 mg/kg IV q 24–48 h

β-lactamines: céphalosporines (1ère génération)

Céfadroxil

0,5–1 g q 12 h

N/A

N/A

15 mg/kg q 12 h

N/A

0,5 g po q 36 h

Céfazoline

N/A

1–2 g IV q 8 h

2 g IV q 8 h

N/A

16,6–33,3 mg/kg IV q 8 h

1–2 g IV q 24–48 h

Céphalexine

0,25–0,5 g q 6 h

N/A

N/A

6,25–12,5 mg/kg q 6 h

ou

8,0–16 mg/kg q 8 h

N/A

0,25–0,5 g po q 24–48 h

β-lactamines: céphalosporines (2e génération)

Céfaclorb

0,25–0,5 g q 8 h

N/A

N/A

10–20 mg/kg q 12 h

ou

6,6–13,3 mg/kg q 8 h

N/A

0,5 g po q 12 h

Céfotétan

N/A

1–3 g IV q 12 h

2–3 g IV q 12 h

N/A

20–40 mg/kg IV q 12 h

1–3 g IV q 48 h

Céfoxitine

N/A

1 g IV q 8 h à 2 g IV q 4 h

2 g IV q 4 h

ou

3 g IV q 6 h

N/A

27–33 mg/kg IV q 8 h ou, pour les infections sévères 25–40 mg/kg q 6 h

0,5–1,0 g IV q 24–48 h

Cefprozil

0,25 g q 12 h

ou

0,5 g q 12–24 h

N/A

N/A

15 mg/kg q 12 h pour l'otite moyenne

N/A

0,25 g po q 12–24 h

Céfuroxime

0,125–0,5 g q 12 h

0,75–1,5 g IV q 6–8 h

1,5 g IV q 6 h

10–15 mg/kg suspension q 12 h

Chez l'enfant plus âgé: 125–250 mg comprimés q 12 h

25–50 mg/kg IV q 8 h

0,25–0,5 g po q 24 h

ou

0,75 g IV q 24 h

Pour la méningite

3 g IV q 8 h

50–60 mg/kg IV q 6 h

β-lactamines: céphalosporines (3e génération)

Céfotaxime

N/A

1 g q 12 h à 2 g IV q 4 h

2 g IV q 4 h

N/A

8,3–33,3 mg/kg IV q 4 h

ou

16,6–66,6 mg/kg q 6 h

1–2 g IV q 24 h

Cefpodoximec

0,1–0,4 g q 12 h

N/A

N/A

5 mg/kg q 12 h

N/A

0,1–0,4 g po q 24 h

Ceftazidime

N/A

1 g IV q 12 h à 2 g q 8 h

2 g IV q 8 h

N/A

25–50 mg/kg IV q 8 h

0,5 g IV q 24–48 h

Ceftibutenb

0,4 g q 24 h

N/A

N/A

9 mg/kg 1 fois/j

N/A

0,1 g po q 24 h

Ceftriaxone

N/A

1–2 g IV q 24 h

2 g IV q 24 h

N/A

50–75 mg/kg IV q 24 h

ou

25–37,5 mg/kg q 12 h

Même dose que chez l'adulte

Dans la méningite

N/A

2 g IV q 12 h

2 g IV q 12 h

N/A

50 mg/kg IV q 12 h ou 100 mg/kg q 24 h (sans dépasser 4 g/j)

Éventuellement dose de charge de 100 mg/kg IV (sans dépasser 4 g) au début du traitement

2 g IV q 12 h

β-Lactamines: céphalosporine (4e génération)

Céfépime

N/A

1–2 g IV q 8–12 h

2 g IV q 8 h

N/A

50 mg/kg IV q 8–12 h

0,25–1 g IV q 24 h

β-Lactamines: céphalosporine (5e génération)

Ceftaroline

N/A

0,6 g IV q 12 h

0,6 g IV q 12 h

N/A

N/A

0,2 g IV q 12 h

β-Lactamines: pénicillines

Amoxicilline

0,25–0,5 g q 8 h

ou

0,875 g q 12 h

N/A

N/A

12,5–25 mg/kg q 12 h

ou

7–13 mg/kg q 8 h

N/A

0,25–0,5 g po q 24 h

En prophylaxie de l'endocardite

2 g pour un total de 1 dose

N/A

N/A

50 mg/kg 1 h avant la procédure

N/A

2 g po pour un total de 1 dose

Amoxicilline/acide clavulanique

0,25–0,5 g q 8 h

ou

0,875 g q 12 h

N/A

N/A

Si > 40 kg: posologie chez l'adulte

N/A

0,25–0,5 g po q 24 h

Amoxicilline/acide clavulanique, ES-600

N/A

N/A

N/A

45 mg/kg q 12 h

N/A

N/A

Amoxicilline/acide clavulanique, à libération prolongée

2 g q 12 h

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Ampicilline

N/A

0,5–2,0 g IV q 4–6 h

2 g IV q 4 h

N/A

25–50 mg/kg IV q 6 h

0,5–2,0 g IV q 12–24 h

Dans la méningite

N/A

2 g IV q 4 h

2 g IV q 4 h

N/A

50–100 mg/kg IV q 6 h

2 g IV q 12 h

Ampicilline/sulbactam

(3 g = 2 g d'ampicilline + 1 g de sulbactam)

N/A

1,5–3,0 g IV q 6 h

3 g IV q 6 h

N/A

25–50 mg/kg IV q 6 h

1,5–3,0 g IV q 24 h

Dicloxacillineb

0,125–0,5 g q 6 h

N/A

N/A

3,125–6,25 mg/kg q 6 h

N/A

0,125–0,5 g po q 6 h

Nafcilline

Rarement utilisée

1–2 g IV q 4 h

2 g IV q 4 h

N/A

12,5–25 mg/kg IV q 6 h

ou

8,3–33,3 mg/kg q 4 h

1–2 g IV q 4 h

Oxacilline

Rarement utilisée

1–2 g IV q 4 h

2 g IV q 4 h

N/A

12,5–25 mg/kg IV q 6 h

ou

8,3–33,3 mg/kg IV q 4 h

1–2 g IV q 4 h

Pénicilline Gb

0,25–0,5 g q 6–12 h (pénicilline V)

1–4 millions d'unités IV q 4–6 h

4 millions d'unités IV q 4 h

Pénicilline VK

6,25–12,5 mg/kg q 8 h

6 250–100 000 unités/kg IV q 6 h

ou

4166,6–66 666 unités/kg IV q 4 h

0,5–2 millions d'unités IV q 4–6 h (dose maximale totale journalière: 6 millions d'unités/j)

Benzathine pénicilline G (Bicilline© L-A)

Dans la pharyngite streptococcique

N/A

1,2 million d'unités IM pour un total de 1 dose

N/A

N/A

25 000–50 000 unités/kg IM en une seule dose ou

ou

Si < 27 kg: 300 000–600 000 unités en une seule dose

ou

Si 27 kg: 0,9 million d'unités en une seule dose

1,2 million d'unités IM pour un total de 1 dose

Prophylaxie du rhumatisme articulaire aigu

N/A

1,2 million d'unités IM q 3–4 semaines

N/A

N/A

25 000–50 000 unités/kg IM q 3–4 semaines

1,2 million d'unités IM q 3–4 semaines

Dans la syphilis précoce

N/A

2,4 millions d'unités IM pour un total de 1 dose

N/A

N/A

50 000 unités/kg IM pour 1 dose

2,4 millions d'unités IM pour un total de 1 dose

Dans la syphilis tertiaire (en excluant la neurosyphilis)

N/A

2,4 millions d'unités IM/semaine pendant 3 semaines

N/A

N/A

50 000 unités/kg IM en 3 doses à 1 semaine d'intervalle

2,4 millions d'unités IM pour un total de 1 dose

Pénicilline G procaïne (IM seulement)

N/A

0,3–0,6 million d'unités IM q 12 h

N/A

N/A

25 000–50 000 unités/kg IM q 24 h

ou

12 500–25 000 unités/kg IM q 12 h

0,3 à 0,6 million d'unités IM q 12 h

Pipéracilline (1,9 mEq Na/g)

N/A

3 g IV q 4–6 h

3 g IV q 4 h

N/A

50–75 mg/kg IV q 6 h

ou

33,3–50 mg/kg IV q 4 h

3–4 g IV q 12 h

Pipéracilline/tazobactam (2,25 g = 2,0 g pipéracilline + 0,25 g tazobactam)

N/A

3,375 g IV q 4–6 h

3,375 g IV q 4 h

N/A

80 mg/kg IV q 8 h

2,25 g IV q 8 h à 4,5 g IV q 12 h

Ticarcilline (5,2 mEq Na/g)

N/A

3 g IV q 4–6 h

3 g IV q 4 h

N/A

Si < 60 kg: 50 mg/kg IV q 4–6 h

1–2 g IV q 12 h

Ticarcilline/acide clavulanique (3,1 g = 3 g ticarcilline + 0,1 g acide clavulanique)

N/A

3,1 g IV q 4–6 h

3,1 g IV q 4 h

N/A

Si < 60 kg: 50 mg/kg IV (basée sur le composant ticarcilline) q 4–6 h

2 g IV q 12 h

β-lactamines: monobactames

Aztréonam

N/A

1–2 g IV q 6–12 h

2 g IV q 6 h

N/A

30–40 mg/kg IV q 6–8 h

0,5 g IV q 8 h

β-Lactamines: carbapénèmes

Ertapénème

N/A

1 g IV q 24 h

1 g IV q 24 h

N/A

N/A

0,5 g IV q 24 h

Imipénème

N/A

0,5–1,0 g IV q 6 h

1 g IV q 6 h

N/A

Chez les nourrissons de 4 semaines à 3 mois: 25 mg/kg IV q 6 h

Chez l'enfant de > 3 mois: 15–25 mg/kg IV q 6 h

0,125–0,25 g IV q 12 h (peut augmenter le risque de convulsions)

Méropénème

N/A

1 g IV q 8 h

2 g IV q 8 h

N/A

20–40 mg/kg IV q 8 h

0,5 g IV q 24 h

Doripénème

N/A

0,5 g IV q 8 h

0,5 g IV q 8 h

N/A

N/A

0,25 g IV q 24 h

Dans la méningite

40 mg/kg IV q 8 h

40 mg/kg IV q 8 h

N/A

20 mg/kg IV q 24 h

Fluoroquinolonesd

Ciprofloxacine

0,5–0,75 g q 12 h

0,2–0,4 g IV q 8–12 h

0,4 g IV q 8 h

10–15 mg/kg IV q 12 h (dans certaines circonstances)

10–15 mg/kg IV q 12 h (dans certaines circonstances)

0,5–0,75 g po q 24 h

ou

0,2–0,4 g IV q 24 h

À libération prolongée pour la cystite non compliquée

0,5 g q 24 h pendant 3 j

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Gémifloxacine

320 mg q 24 h

N/A

N/A

N/A

N/A

160 mg po q 24 h

Lévofloxacine

0,25–0,75 g q 24 h

0,25–0,75IV g q 24 h

0,75 g IV q 24 h

N/A

N/A

0,25–0,5 g po ou IV q 48 h

Moxifloxacine

0,4 g q 24 h

0,4 g IV q 24 h

0,4 g IV q 24 h

N/A

N/A

0,4 g q 24 h po ou IV

Norfloxacineb

0,4 g q 12 h

N/A

N/A

N/A

N/A

0,4 g po q 24 h

Ofloxacine

0,2–0,4 g q 12 h

0,4 g IV q 12 h

0,2–0,4 g IV q 12 h

N/A

N/A

0,1–0,2 g po ou IV q 24 h

Macrolides

Azithromycine

0,5 g j 1, puis 0,25 g q 24 h pendant 4 j

0,5 g IV q 24 h

0,5 g IV q 24 h

N/A

0,5 g po j1, puis 0,25 g po q 24 h pendant 4 j ou 0,5 g IV q 24 h

Dans la cervicite et l'urétrite non gonococciques

1 g pour un total de 1 dose

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Dans la diarrhée du voyageur

1 g pour un total de 1 dose

N/A

N/A

5–10 mg/kg pour un total de 1 dose

N/A

N/A

Dans l'amygdalite ou la pharyngite

N/A

N/A

N/A

12 mg/kg pendant 5 j

N/A

N/A

Dans les otites moyennes ou les pneumonies contractées en ville

N/A

N/A

N/A

10 mg/kg à j1, puis 5 mg/kg 1 fois/j à j2–5

N/A

N/A

Clarithromycine

0,25–0,5 g q 12 h

À libération prolongée: 1 g q 24 h

N/A

N/A

7,5 mg/kg q 12 h

N/A

0,25–0,5 g po q 24 h

Érythromycine baseb

0,25–0,5 g q 6 h

N/A

N/A

10–16,6 mg/kg q 8 h

ou

7,5–12,5 mg/kg q 6 h

N/A

0,25 g po q 6 h

Fidaxomicine

0,2 g q 12 h

N/A

N/A

N/A

N/A

0,2 g po q 12 h

Lactobionate

N/A

0,5–1 g IV q 6 h

1 g IV q 6 h

N/A

3,75–5,0 mg/kg IV q 6 h

0,5 g IV q 6 h

Gluceptate

N/A

0,5–1 g IV q 6 h

1 g IV q 6 h

N/A

3,75–5,0 mg/kg IV q 6 h

0,5 g IV q 6 h

Pour la préparation intestinale préopératoire en chirurgie digestive

1 g pour un total de 3 doses

N/A

N/A

20 mg/kg pour un total de 3 doses

N/A

N/A

Télithromycine

800 mg q 24 h

N/A

N/A

N/A

N/A

800 mg po q 24 h

Sulfamides et triméthoprime

Sulfisoxazole

1,0 g q 6 h

25 mg/kg IV q 6 h (non disponible aux USA)

N/A

30–37,5 mg/kg q 6 h

ou

20–25 mg/kg q 4 h

N/A

1 g po q 12–24 h

Sulfaméthizole

0,5–1 g q 6–8 h

N/A

N/A

7,5–11,25 mg/kg q 6 h

N/A

N/A

Sulfaméthoxazole

1 g q 8–12 h

N/A

N/A

25–30 mg/kg q 12 h

N/A

1 g po q 24 h

Triméthoprime

0,1 g q 12 h

ou

0,2 g q 24 h

N/A

N/A

2 mg/kg q 12 h pendant 10 j pour les infections urinaires

N/A

0,1 g po q 24 h

Triméthoprime/sulfaméthoxazolee

0,16/0,8 g q 12 h

3–5 mgTMP/kg IV q 6–8 h

5 mgTMP/kg IV q 6 h

3–6 mgTMP/kg q 12 h

3–6 mgTMP/kg IV q 12 h

(Non recommandé si d'autres alternatives sont disponibles)

Dans les pneumonies à Pneumocystis jiroveciie

0,32/1,6 g q 8 h pendant 21 j

5 mgTMP/kg IV q 8 h pendant 21 j

5 mgTMP/kg IV q 6–8 h

5–6,6 mgTMP/kg q 8 h

ou

3,75–5 mgTMP/kg q 6 h

5–6,6 mgTMP/kg IV q 8 h

ou

3,75–5 mgTMP/kg IV q 6 h

Si essentiel, 5 mgTMP/kg IV q 24 h

ou

1,25 mgTMP/kg IV q 6 h

Tétracyclines

Doxycycline

0,1 g q 12 h

0,1 g IV q 12 h

0,1 mg IV q 12 h

Âge > 8 ans: 2–4 mg/kg q 24 h

ou

1–2 mg/kg q 12 h

Âge > 8 ans: 2–4 mg/kg IV q 24 h

ou

1–2 mg/kg IV q 12 h

0,1 g IV ou po q 12 h

Minocycline

0,1 g q 12 h

0,1 g IV q 12 h

0,1 g IV q 12 h

N/A

N/A

0,1 g IV ou po q 12 h

Tétracyclineb

0,25–0,5 g q 6 h

N/A

N/A

Âge > 8 ans: 6,25–12,5 mg/kg q 6 h

N/A

Doxycycline utilisée en remplacement

Tigécycline

N/A

100 mg, puis 50 mg (25 mg en cas de troubles hépatiques sévères) IV q 12 Rh

Même posologie que chez l'adultef

N/A

N/A

Même posologie que chez l'adulte

Autres

Clindamycine

0,15–0,45 g q 6 h

0,6 g IV q 6 h à 0,9IV g q 8 h

0,9 g IV q 8 h

2,6–6,6 mg/kg q 8 h

ou

2–5 mg/kg q 6 h

6,6–13,2 mg/kg IV q 8 h

ou

5–10 mg/kg IV q 6 h

0,15–0,45 g po q 6 h

ou

0,6–0,9 g IV q 6–8 h

Chloramphénicol

0,25–1 g q 6 h

0,25–1,0 g IV q 6 h

1 g IV q 6 h

N/A

12,5–18,75 mg/kg IV q 6 h

0,25–1,0 g IV q 6 h

Dans la méningite

N/A

12,5 mg/kg q 6 h (maximum: 4 g/j)

12,5 mg/kg IV q 6 h (maximum: 4 g/j)

N/A

18,75–25 mg/kg IV q 6 h

12,5 mg/kg IV q 6 h (maximum: 4 g/j)

Colistine (polymixine E)

N/A

2,5–5 mg/kg/j en 2-4 doses IV

2,5–5 mg/kg/j en 2-4 doses IVf

N/A

N/A

1,5 mg/kg q 36 h

Dalbavancine

N/A

1000 mg en une seule dose, suivie d'une dose de 500 mg 1 semaine plus tard

1000 mg en une seule dose, suivie d'une dose de 500 mg 1 semaine plus tard

N/A

N/A

1000 mg en une seule dose, suivie d'une dose de 500 mg 1 semaine plus tard

Daptomycine

N/A

4–6 mg/kg IV q 24 h

8–10 mg/kg IV q 24 hf

N/A

N/A

4–6 mg/kg IV q 48 h

Fosfomycine

Une dose unique de 3 g dans 10-12 centilitres d'eau

N/A aux États-Unis

N/A

N/A

N/A

Une dose unique de 3 g dans 10-12 centilitres d'eau

Linézolide

0,6 g q 12 h

0,6 g IV q 12 h

0,6 g IV q 12 h

10 mg/kg q 8 h

10 mg/kg IV q 8 h

0,6 g IV ou po q 12 h

Métronidazole

Dans les infections anaérobies

7,5 mg/kg q 6 h (sans dépasser 4 g/j)

7,5 mg/kg IV q 6 h (sans dépasser 4 g/j)

7,5 mg/kg IV q 6 h (sans dépasser 4 g/j)

7,5 mg/kg q 6 h

7,5 mg/kg IV q 6 h

3,75 mg/kg IV ou po q 6 h (sans dépasser 2 g/j)

Dans la trichomonase

2 g pour un total de 1 dose

ou

0,5 g q 12 h pendant 7 j

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Pour les diarrhées induites par Clostridium difficile (colite pseudo-membraneuse)

0,5 g q 6–8 h pendant 10–14 j

500 mg IV q 6–8 h

500 mg IV q 6 h

7,5 mg/kg q 8 h

7,5 mg/kg IV q 6 h

250 mg po ou IV q 8 h

Pour l'amibiase

0,5–0,75 g q 8 h pendant 10 j suivis par de la paromomycine po 0,5 g q 8 h pendant 7 j

0,75 g IV q 8 h pendant 10 j suivi par paromomycine po 0,5 g q 8 h pendant 7 j

0,75 g IV q 8 h pendant 10 j suivi par paromomycine po 0,5 g q 8 h pendant 7 j

11,6–16,6 mg/kg q 8 h pendant 7–10 j

11,6–16,6 mg/kg IV q 8 h pendant 7–10 j

N/A

Pour la giardiase

0,25 g q 6–8 h pendant 5–7 j

N/A

N/A

5 mg/kg q 6–8 h pendant 5 j

N/A

N/A

Nitrofurantoïne macrocristaux

50–100 mg q 6 h

N/A

N/A

1,25–1,75 mg/kg q 6 h

N/A

Non recommandé

Nitrofurantoïne monohydrate/macrocristaux

100 mg q 12 h

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Oritavancine

N/A

1200 mg en dose unique

1200 mg en dose unique

N/A

N/A

1200 mg en dose unique

Quinupristine/dalfopristine

N/A

7,5 mg/kg IV q 8–12 h

7,5 mg/kg IV q 8 h

N/A

7,5 mg/kg IV q 12 h, pour les infections compliquées de la peau et des tissus mous

ou

7,5 mg/kg q 8 h, dans les infections graves,

7,5 mg/kg IV q 8–12 h

Rifampicineb

Pour la tuberculose

0,6 g q 24 h

0,6 g IV q 24 h

N/A

5–10 mg/kg q 12 h

ou

10–20 mg/kg q 24 h

10–20 mg/kg IV q 24 h

0,3–0,6 g IV ou po q 24 h

En cas d'exposition au méningocoque

0,6 g q 12 h pour un total de 4 doses

N/A

N/A

Âge 1 mois: 10 mg/kg q 12 h pendant 2 j

Âge < 1 mois: 5 mg/kg q 12 h pendant 2 j

N/A

0,6 g po q 12 h pour un total de 4 doses

En cas d'exposition à Haemophilus influenzae

20 mg/kg q 24 h pendant 4 j (sans dépasser 600 mg q 24 h)

N/A

N/A

20 mg/kg q 24 h pendant 4 j

Âge < 1 mois: 10 mg/kg q 24 h pendant 4 j

N/A

20 mg/kg q 24 h pendant 4 j (sans dépasser 600 mg q 24 h)

Dans les infections staphylococciques (en association avec une pénicilline, une céphalosporine ou la vancomycine)

0,3 g q 8 h

ou

0,6–0,9 g q 24 h

0,3 g IV q 8 h

ou

0,6–0,9 g IV q 24 h

0,3 g IV q 8 h

ou

0,6–0,9 g IV q 24 h

0,3 g IV ou po q 8 h

ou

0,6–0,9 g IV ou po q 24 h

Rifapentine

Pour la tuberculose pulmonaire (dans le cadre d'un protocole à 3 ou 4 médicaments)

Phase initiale (2 mois): 0,6 g 2 fois/semaine

Phase d'entretien (4 mois): 0,6 g 1 fois/semaine

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Pour la tuberculose latente (en association avec de l'isoniazide)

0,9 g 1 fois/semaine (3 mois)

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

Tedizolid

200 mg q 24 h

200 mg IV q 24 h

200 mg IV q 24 h

N/A

N/A

200 mg po ou IV q 24 h

Telavancine

N/A

10 mg/kg IV q 24 h

10 mg/kg IV q 24 h

N/A

N/A

N/A

Vancomycine

125 mg q 6 h (efficace dans la diarrhée à C. difficile

15 mg/kg IV q 12 h (souvent 1 g q 12)

15 mg/kg IV q 12 h

N/A

13 mg/kg IV q 8 h

ou

10 mg/kg IV q 6 h

0,5–1,0 g IV q sem

Dans la méningite

N/A

1 g IV q 8 h

ou

1,5 g IV q 12 hg

1 g IV q 8 h

ou

1,5 g IV q 12 h

N/A

15 mg/kg IV q 6 h

15 mg/kg IV q sem

aLa dose de charge initiale doit être équivalente à la dose habituelle en cas de fonction rénale normale, suivie d'une dose adaptée en fonction de l'insuffisance rénale. Les adaptations de dose des aminosides doivent être guidées par la mesure des pics (prélèvement 1 h après le début d'une perfusion IV de 30 min) et de la concentration sérique résiduelle (prélèvement 30 min avant la dose suivante).

bLa vitesse et le niveau de l'absorption sont diminués lorsque le médicament est pris pendant les repas.

cLa dose ne doit pas dépasser la dose adulte.

dCes médicaments sont généralement évités chez l'enfant du fait des effets indésirables.

eLa dose est basée sur celle du TMP.

fLa norme de dosage de cet antibiotique dans les infections graves est complexe et évolue rapidement (v. la discussion de médicament particulier pour plus d'informations).

gEn outre, la vancomycine intrathécale ou intraventriculaire 10–20 mg/j peut être nécessaire et la dose peut devoir être ajustée pour obtenir des taux résiduels dans le LCR de 10–20 μg/mL.

N/A = non applicable; TMP = triméthoprime.

Durée

l’antibiothérapie doit être poursuivie jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun signe objectif d’infection systémique (p. ex., absence de fièvre, de symptômes et d'anomalies dans les examens biologiques) pendant plusieurs jours. La durée du traitement de certaines infections (p. ex., endocardite, tuberculose, ostéomyélite) est de plusieurs semaines voire plusieurs mois afin d'éviter une récidive.

Complications

les complications possibles de l’antibiothérapie comprennent une surinfection par des bactéries ou des champignons insensibles et, souvent, des effets indésirables cutanés, rénaux, hématologiques et gastro-intestinaux.

Les effets indésirables nécessitent souvent l'arrêt du médicament causal et son remplacement par un autre antibiotique auquel les bactéries sont sensibles; parfois, aucune solution de rechange n'existe.

Résistance aux antibiotiques

La résistance à un antibiotique peut être inhérente à une espèce bactérienne particulière ou acquise à la suite de mutations ou de l'acquisition de gènes de résistance aux antibiotiques obtenus à partir d'autres micro-organismes. Les différents mécanismes de résistance sont codés par ces gènes ( Mécanismes usuels de la résistance aux antibiotiques). Les gènes de résistance peuvent être transmis entre 2 cellules bactériennes par les mécanismes suivants:

  • Transformation (l'absorption d'ADN nu d'un autre micro-organisme)

  • Transduction (l'infection par un bactériophage)

  • Conjugaison (l'échange de matériel génétique soit sous forme de plasmides, fragments d'ADN extrachromosomique se répliquant indépendamment, soit sous forme de transposons, fragments mobiles d'ADN chromosomique).

Les plasmides et les transposons peuvent diffuser rapidement les gènes de résistance.

L'antibiothérapie élimine prioritairement les bactéries non résistantes, ce qui entraîne une augmentation de la proportion de bactéries résistantes restantes. L'utilisation des antibiotiques a cet effet non seulement sur les bactéries pathogènes, mais aussi sur la flore normale; la flore normale résistante peut devenir un réservoir de gènes de résistance qui peuvent se propager à des agents pathogènes.

Mécanismes usuels de la résistance aux antibiotiques

Mécanisme

Exemple

Diminution de la perméabilité de la paroi cellulaire

Pour l'imipénème, perte de la porine D 2 de la membrane externe de Pseudomonas aeruginosa

Inactivation enzymatique

Production de β-lactamases qui inactivent les pénicillines chez Staphylococcus aureus, Haemophilus influenzae, et Escherichia coli résistants à la pénicilline

Production d'enzymes inactivant les aminosides dans les entérocoques résistants à la gentamicine

Changements de cible

Diminution de l'affinité des protéines de liaison des pénicillines pour les antibiotiques β-lactamines (p. ex., chez Streptococcus pneumoniae de sensibilité réduite à la pénicilline)

Diminution de l'affinité de la cible ARN méthylé ribosomale des macrolides, de la clindamycine et de la quinupristine des S. aureus MLSB résistants

Diminution de l'affinité du précurseur de la paroi cellulaire modifié pour la vancomycine (p. ex., chez Enterococcus faecium)

Diminution de l'affinité de l'ADN gyrase pour les fluoroquinolones pour la résistance aux fluoroquinolones de S. aureus

Augmentation de l'activité de la pompe à efflux des antibiotiques

Augmentation de l'efflux de la tétracycline, des macrolides, de la clindamycine ou des fluoroquinolones (p. ex., S. aureus)

Contournement de l'inhibition des antibiotiques

Développement de mutants bactériens qui peuvent subsister sur les éléments (p. ex., thymidine) présents dans l'environnement, mais pas seulement concernant les produits synthétisés dans les bactéries (p. ex., chez certaines bactéries exposées au triméthoprime/sulfaméthoxazole)

MLSB = macrolide, lincoside, streptogramine B.

Ressources dans cet article