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Grippe aviaire

(Grippe aviaire)

Par Craig R. Pringle, BSc, PhD, Professor Emeritus, School of Life Sciences, University of Warwick

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La grippe aviaire est due à des souches d'influenza de type A qui n'infectent normalement que les oiseaux sauvages et la volaille domestique (et parfois les porcs). Des infections dues à ces souches ont récemment été observées chez l'homme.

La plupart des cas de grippe aviaire humaine sont dues à des souches de grippe aviaire de type A H5N1, et plus récemment de type A H7N9, mais les types H7N7, H7N3, H9N2 et H10N8 ont également entraîné certaines infections humaines. Les infections dues à ces souches sont asymptomatiques chez les oiseaux sauvages, mais peuvent entraîner des maladies particulièrement fatales chez la volaille d'élevage.

Les premiers cas humains de H 5 N 1 ont été découverts à Hong-Kong, en 1997. La propagation à l'homme a pu être maîtrisée par l'abattage des populations d'oiseaux domestiques. Cependant, en 2003 et 2004, des infections H5N1 chez l'homme sont réapparues et des cas occasionnels continuent d'être rapportés, principalement en Asie et au Moyen-Orient. Des infections humaines par d'autres souches de grippe aviaire ont également été signalées en Asie (H9N2), Canada (H7N3), Pays-Bas (H7N7), et Chine (H10N8). À la fin de l'année 2013, les 2 premiers cas humains d'infection par la grippe aviaire H10N8 ont été diagnostiqués en Chine du sud-est. Une patiente, une femme âgée qui avait un système immunitaire affaibli, est décédée. Tous ses contacts sont restés asymptomatiques. Bien que la plupart des cas de grippe aviaire aient été dus à une exposition à des oiseaux infectés, certains cas de transmission interhumaine se sont probablement produits aux Pays-Bas et peut-être également en Asie.

Au début de l'année 2013, une importante épidémie de grippe aviaire H7N9 s'est produite dans plusieurs provinces du sud-est de la Chine. Environ un tiers des cas ont été mortels, mais la forme grave de la maladie ne s'est généralement manifestée que chez la personne âgée. Une transmission interhumaine soutenue n'a pas eu lieu, bien qu'il y ait des preuves de transmission interhumaine limitée. L'infection humaine semblait résulter d'une exposition directe à des oiseaux infectés dans des marchés de volailles vivantes, où les oiseaux sont achetés pour consommation ultérieure à la maison. Le pic de l'épidémie a été atteint à la fin du printemps 2013, puis elle a ralenti (en partie car les marchés ont été fermés), mais elle est ensuite réapparue au début de l'automne. Le résultat de cette épidémie n'est pas encore connu. Mais jusqu'à présent, il a été confiné à la Chine du Sud.

Il est probable que les virus de la grippe aviaire de toute spécificité antigénique puissent causer une grippe chez l'homme chaque fois que le virus acquiert des mutations qui lui permettent de se fixer aux sites récepteurs spécifiques à l'homme dans ses voies respiratoires. Comme tous les virus influenza sont capables de mutations génétiques rapides, il est possible que des souches aviaires acquièrent la capacité de se propager plus facilement d'homme à homme par mutation directe ou par réassociation avec des souches humaines lors de la réplication chez un hôte humain, un animal ou un hôte aviaire. Nombre d'experts sont préoccupés, car, si ces souches acquièrent la capacité de se propager efficacement d'humain à humain, une pandémie de grippe aviaire pourrait survenir.

L'infection humaine due aux souches de grippe aviaire H 5 N 1 peut déclencher des symptômes respiratoires sévères. La mortalité a été de 33% lors de l'épidémie de 1997 et > 60% lors d'infections ultérieures. L'infection par les souches H7 entraîne le plus souvent une conjonctivite, bien que, lors de l'épidémie aux Pays-Bas, quelques patients aient présenté des symptômes grippaux et que l'un d'eux (sur 83) cas soit mort.

Diagnostic

  • Reverse transcriptase –PCR (RT-PCR)

En présence d'un seul syndrome clinique caractérisé chez un individu exposé à une personne infectée ou à des oiseaux en zone d'épidémie de grippe aviaire, la possibilité d'une infection doit être immédiatement envisagée. Des antécédents de voyage récent dans les régions où la transmission du virus est continue entre volaille domestique et humains (p. ex., pour le HE5N1, Egypte, Indonésie et Vietnam) avec exposition à des oiseaux ou à des personnes infectés, doivent faire procéder immédiatement à des examens pour déceler le virus influenza de type A par RT–PCR. Il ne faut pas tenter de mettre le microrganisme en culture.

Les cas suspectés et confirmés doivent être signalés aux Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Traitement

  • Un inhibiteur de la neuraminidase

Un traitement par oseltamivir ou zanamivir aux doses habituelles est indiqué. Le virus H5N1 est résistant à l’amantadine et à la rimantadine; la résistance à l'oseltamivir a également été signalée.