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Revue générale des infections néonatales

Par Mary T. Caserta, MD, Professor of Pediatrics, Division of Infectious Diseases; Attending Physician, University of Rochester School of Medicine and Dentistry; Golisano Children’s Hospital at Strong, University of Rochester Medical Center

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L'infection néonatale peut être contractée

  • Par voie transplacentaire in utero ou en cas de rupture des membranes

  • Dans la filière génitale au cours de l'accouchement (intrapartum)

  • À partir de sources externes après la naissance (post-partum)

L'infection in utero, qui peut survenir à n'importe quel moment avant la naissance, résulte d'une infection maternelle manifeste ou infraclinique. Ses conséquences dépendent de l'agent infectieux impliqué et du terme de la grossesse lors de l'infection, elles comprennent la fausse couche spontanée, le retard de croissance intra-utérin, la naissance prématurée, la mort fœtale tardive, la malformation congénitale (p. ex., rubéole) et les infections néonatales symptomatiques (p. ex., cytomégalovirus [CMV], toxoplasmose, syphilis) ou asymptomatiques (p. ex., CMV).

Les agents viraux fréquents sont l'herpès simplex, le VIH, le CMV et l'hépatite B. L’infection péripartum par le VIH ou le virus de l’hépatite B survient lors du passage à travers une filière génitale infectée ou par voie ascendante, si l’accouchement est retardé après la rupture des membranes; ces virus peuvent être transmis moins fréquemment par voie transplacentaire. Le CMV est fréquemment transmis par voie transplacentaire.

Les agents bactériens comprennent les streptocoques du groupe B, les entérobactéries Gram négatives (principalement Escherichia coli), Listeria monocytogenes, les gonocoques et les chlamydiae.

Les infections du post-partum sont acquises par contact avec une mère infectée soit directement (p. ex., tuberculose, qui est également parfois transmise in utero) ou par l'allaitement (p. ex., VIH, CMV) ou par le contact avec le personnel soignant et l’environnement hospitalier (nombreux microrganismes, Infections nosocomiales néonatales).

Infection in utero

L'infection in utero, qui peut survenir à n'importe quel moment avant la naissance, résulte d'une infection maternelle manifeste ou infraclinique. Ses conséquences dépendent de l'agent infectieux impliqué et du terme de la grossesse lors de l'infection, elles comprennent la fausse couche spontanée, le retard de croissance intra-utérin, la naissance prématurée, la mort fœtale tardive, la malformation congénitale (p. ex., rubéole) et les infections néonatales symptomatiques (p. ex., cytomégalovirus [CMV], toxoplasmose, syphilis) ou asymptomatiques (p. ex., CMV).

Les agents infectieux transmis par voie transplacentaire comprennent la rubéole, la toxoplasmose, le CMV et la syphilis. Le VIH et l'hépatite B sont moins fréquemment transmis par voie transplacentaire.

Infection intrapartum

Les infections néonatales par le virus de l'herpes simplex, le VIH, le virus de l'hépatite B, les streptocoques du groupe B, les entérobactéries Gram négatives (principalement Escherichia coli), Listeria monocytogenes, les gonocoques et les chlamydias surviennent habituellement lors du passage au travers d'un canal de naissance infecté. Parfois, une infection ascendante peut survenir si l'accouchement est retardé après la rupture des membranes.

Infection du post-partum

Les infections du post-partum sont acquises par contact avec une mère infectée soit directement (p. ex., tuberculose, qui est également parfois transmise in utero) ou par l'allaitement (p. ex., VIH, CMV) ou par le contact avec la famille ou des visiteurs, le personnel soignant et l’environnement hospitalier (nombreux microrganismes, Infections nosocomiales néonatales).

Facteurs de risque d'infection néonatale

Le risque de contracter une infection péripartum et post-partum est inversement proportionnel à l'âge gestationnel. Les nouveau-nés sont immunologiquement immatures, avec une fonction des polynucléaires neutrophiles, des monocytes et immunitaire à médiation cellulaire diminuées; et ce tout particulièrement chez le prématuré ( Physiologie périnatale : Fonction immunologique).

Les Ac maternels de type IgG sont transférés activement à travers le placenta, mais des taux efficaces contre tous les microrganismes ne sont atteints qu'à proximité du terme. Les Ac de type IgM ne traversent pas le placenta. Le prématuré a une production d'Ac intrinsèques diminuée et une activité des facteurs du complément réduite. La prise en charge du prématuré nécessite souvent des procédures invasives (p. ex., intubation endotrachéale, accès IV prolongé), qui prédisposent à l'infection.

Symptomatologie

Chez le nouveau-né, la symptomatologie a tendance à être aspécifique (p. ex., vomissements ou prise alimentaire insuffisante, somnolence ou léthargie accrue, fièvre ou hypothermie, tachypnée, éruptions, diarrhée, distension abdominale). De nombreuses infections congénitales contractées avant la naissance peuvent causer ou être accompagnées de symptômes ou d'anomalies diverses (p. ex., restriction de croissance, surdité, microcéphalie, anomalies, retard de croissance, hépatosplénomégalie, anomalies neurologiques).

Diagnostic

  • Bilan clinique

Une grande variété d'infections, dont le sepsis, doit être envisagée chez le nouveau-né malade ou très rapidement après la naissance, en particulier en présence de facteurs de risques. Les infections congénitales telles que la rubéole, la syphilis, la toxoplasmose et à CMV doivent être recherchées chez le nouveau-né porteur d'anomalies telles qu'un retard de croissance, une surdité, une microcéphalie, des malformations, une hépatosplénomégalie ou des anomalies neurologiques.

Traitement

  • Traitement antimicrobien

Le traitement principal en cas d'infection bactérienne supposée chez le nouveau-né est un traitement antimicrobien empirique débuté rapidement avec des médicaments comme l'ampicilline et la gentamicine ou l'ampicilline et et le cefotaxime. Le choix du médicament est semblable à celui des adultes, car les microrganismes infectieux et leur sensibilité ne sont pas spécifiques aux nouveau-nés. Cependant, la dose et la fréquence d'administration des médicaments sont affectées par de nombreux facteurs, dont l'âge et le poids ( Doses recommandées pour les antibiotiques administrés par voie parentérale chez le nouveau-né et Doses recommandées pour les antibiotiques administrés po chez le nouveau-né*).