Présentation du diabète sucré chez les enfants et les adolescents

Revue/Révision complète : janv. 2026 ParNeha Suresh Patel, DO, University of Pennsylvania School of Medicine | Examen par des pairs réalisé parMichael SD Agus, MD, Harvard Medical School
Dernière mise à jour: janv. 2026
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Les faits en bref

Le diabète sucré est une maladie où le taux de glucose dans le sang est anormalement élevé, car l’organisme ne produit pas assez d’insuline ou ne répond pas normalement à l’insuline produite.

  • Le diabète décrit un groupe de maladies avec des taux de glycémie élevés (hyperglycémie) causés par une diminution de la production d’insuline, une diminution de l’effet de l’insuline, ou les deux.

  • Les symptômes habituels lors du diagnostic comprennent une soif et une miction excessives, et une perte de poids.

  • Le diagnostic repose sur les symptômes et les résultats des analyses d’urine et de sang.

  • Le traitement dépend du type de diabète, mais inclut des injections d’insuline ou d’autres médicaments, ainsi que des modifications du choix des aliments, de l’exercice physique et une perte de poids (en cas de surpoids).

Les symptômes, le diagnostic et le traitement du diabète sont similaires chez les enfants et les adultes. Toutefois, chez l’enfant, la prise en charge du diabète est complexe et doit être adaptée au degré de maturité physique et émotionnelle de l’enfant et aux variations constantes de l’alimentation, de l’activité physique et du stress.

Glycémie (glucose)

Le diabète est une maladie qui affecte la quantité de glucose, un type de sucre, dans le sang.

Il existe de nombreux types de sucres, et certains types sont une combinaison de 2 sucres simples. Les granules blancs de sucre généralement utilisés dans la cuisine ou ajoutés au café ou au thé sont du saccharose. Le saccharose est naturellement extrait de la canne à sucre et de la betterave sucrière. Le saccharose est composé de 2 sucres simples différents, le glucose et le fructose. Un autre type de sucre, le lactose, est présent dans le lait. Le lactose est composé de deux sucres simples, le glucose et le galactose.

Le saccharose et le lactose doivent être dégradés par l’intestin en composants élémentaires avant que l’organisme ne puisse les absorber. Le glucose est le principal sucre simple utilisé par le corps pour produire de l’énergie ; pendant et après l’absorption, la plupart des sucres sont donc transformés en glucose. Lorsque les médecins parlent de glycémie, ils parlent donc en fait du taux de glucose dans le sang.

Le taux de glucose dans le sang varie normalement pendant la journée. Il augmente après un repas et revient aux niveaux observés avant le repas dans les 2 heures suivant le repas. La variation de la glycémie est comprise en général entre 70 et 110 milligrammes par décilitre (mg/dl), ou 3,9 à 6,1 millimoles par litre (mmol/l) de sang, chez les personnes en bonne santé. En cas de prise de glucides en grande quantité, les concentrations peuvent encore plus augmenter.

Insuline

L’insuline est une hormone qui est libérée par le pancréas. L’insuline contrôle la quantité de glucose dans le sang et permet au glucose de passer du sang vers les cellules. Une quantité plus importante d’insuline est libérée après un repas, lorsque le taux de glucose augmente, et une quantité moins importante d’insuline est libérée une fois que le glucose revient au taux pré-repas. Sans la quantité appropriée d’insuline, le glucose ne passe pas vers les cellules et s’accumule dans le sang. Lorsque le taux de glucose augmente dans le sang, il commence à apparaître dans les urines. Ce glucose attire davantage d’eau dans les urines, par conséquent les personnes urinent plus (polyurie) et ont donc soif plus souvent et boivent davantage (polydipsie). Sans insuline, des problèmes électrolytiques et une déshydratation peuvent se développer. Lorsque l’insuline est absente, le glucose ne peut pas servir de source d’énergie primaire, entraînant la dégradation des graisses et des protéines.

Types de diabète chez l’enfant et l’adolescent

Les types de diabète chez les enfants sont similaires à ceux des adultes. Différents types :

  • Prédiabète

  • Diabète de type 1

  • Diabète de type 2

Prédiabète

Le prédiabète est une affection qui se caractérise par des taux de glycémie trop élevés pour être jugés normaux, mais pas suffisamment élevés pour être appelés diabète. Chez les enfants, le prédiabète est plus fréquent chez les adolescents en situation d’obésité. Il est temporaire chez certains adolescents, mais se développe en diabète chez les autres, tout spécialement chez ceux qui continuent à prendre du poids.

Diabète de type 1

Le diabète de type 1 survient lorsque le pancréas produit peu ou pas d’insuline. Le diabète de type 1 est le type de diabète le plus courant chez les enfants, représentant environ deux tiers de tous les cas de diabète. Il s’agit de l’une des maladies chroniques les plus courantes chez l’enfant. Vers l’âge de 19 ans, 1 enfant sur 450 a développé un diabète de type 1.

Diabète de type 2

Le diabète de type 2 survient, car les cellules de l’organisme ne répondent pas adéquatement à l’insuline (ce que l’on appelle insulinorésistance). Contrairement au diabète de type 1, le pancréas peut fabriquer de l’insuline, mais ne peut pas en fabriquer suffisamment pour surmonter l’insulinorésistance. Ce déficit est souvent appelé carencerelative en insuline, par opposition à la carence absolue qui survient dans le cadre du diabète de type 1.

Le saviez-vous ?

  • Le diabète de type 2 affecte fréquemment les personnes en situation d’obésité.

Formes monogéniques du diabète

Les formes monogéniques du diabète sont provoquées par des anomalies génétiques qui affectent la fonction des cellules du pancréas qui fabriquent l’insuline, l’action de l’insuline ou les parties des cellules qui produisent l’énergie. Les formes monogéniques du diabète ne sont pas considérées comme de type 1 ou de type 2 et sont rares. Les formes monogéniques du diabète ne sont pas provoquées par une réaction auto-immune ou par une inflammation du pancréas.

Symptômes du diabète chez l’enfant et l’adolescent

Des taux élevés de glycémie entraînent de nombreux symptômes immédiats et des complications à long terme. Chez de nombreux enfants, les symptômes comprennent une soif excessive et des mictions excessives, ou des symptômes vagues tels que la fatigue. D’autres enfants ne présentent souvent aucun symptôme initial. Parfois, le premier symptôme du diabète est une complication grave comme l’acidocétose diabétique ou l’état hyperglycémique hyperosmolaire.

Diagnostic du diabète chez l’enfant et l’adolescent

  • Tests de glycémie

  • Dosage de l’hémoglobine A1c (HbA1C)

  • Parfois, test d’hyperglycémie provoquée par voie orale

  • Détermination du type de diabète (type 1, type 2, autre)

  • Parfois, dosage des anticorps

Le diagnostic de diabète est un processus en 2 parties. Les médecins déterminent tout d’abord si l’enfant est diabétique, puis déterminent le type de diabète. Les enfants présentant des complications subissent également d’autres analyses.

Dépistage du diabète chez l’enfant

Les enfants qui ont des frères et sœurs ou des parents atteints de diabète de type 1 peuvent faire l’objet d’un dépistage de la maladie.

Les enfants en surpoids et présentant au moins un facteur de risque supplémentaire (antécédents familiaux de diabète de type 2 ou mère atteinte de diabète gestationnel, hypertension artérielle, taux de cholestérol anormaux, syndrome des ovaires polykystiques ou faible poids à la naissance) sont dépistés à partir de l’âge de 10 ans.

Diagnostic du diabète chez l’enfant

Les médecins soupçonnent un diabète lorsque l’enfant présente des symptômes typiques ou lorsqu’un test de dépistage suggère la présence d’un diabète. Pour confirmer le diagnostic, les médecins mesurent la glycémie.

Les taux de glycémie peuvent être mesurés le matin avant le petit-déjeuner (ce que l’on appelle taux de glycémie à jeun) ou à tout moment sans se soucier des repas (ce que l’on appelle taux de glycémie aléatoire). L’enfant est considéré comme diabétique s’il présente des symptômes et un taux de glycémie à jeun de 126 mg/dl (7,0 mmol/l) ou plus. Si le taux de glycémie aléatoire est de 200 mg/dl (11,1 mmol/l) ou plus, tout particulièrement lorsqu’il existe des symptômes d’hyperglycémie ou d’hypoglycémie, l’enfant est probablement diabétique, mais doit faire tester sa glycémie à jeun pour confirmer le diagnostic.

Les médecins mesurent également le taux d’une protéine dans le sang, l’hémoglobine A1c (HbA1C). L’hémoglobine est la substance rouge porteuse d’oxygène dans les globules rouges. Lorsque le sang est exposé à des taux de glucose élevés pendant une période prolongée, le glucose se lie à l’hémoglobine et forme HbA1C. Comme il faut beaucoup de temps à HbA1C pour se former et se dégrader, son taux change sur plusieurs semaines ou mois, et non pas de minute en minute, contrairement au taux de glycémie. Les taux d’HbA1C reflètent donc les taux de glycémie sur une période de 2 à 3 mois. Les enfants ayant un taux d’HbA1C de 6,5 % ou plus sont considérées comme diabétiques. Les taux d’HbA1C sont spécialement utiles dans le diagnostic du diabète de type 2 chez les enfants qui ne présentent pas de symptômes typiques.

Un autre type d’analyse de sang appelé test d’hyperglycémie provoquée par voie orale peut être réalisé chez les enfants ne présentant aucun symptôme ou dont les symptômes sont peu graves ou non typiques. Cet examen est réalisé à jeun. On pratique une prise de sang pour mesurer la glycémie à jeun. Ensuite, l’enfant prend un liquide spécial contenant une grande quantité de glucose. Les médecins mesurent alors les taux de glycémie 2 heures plus tard. Si le taux est égal ou supérieur à 200 mg/dl (11,1 mmol/l), les enfants sont considérés comme diabétiques. Ce test est similaire au test subi par les femmes enceintes à la recherche d’un diabète gestationnel.

Analyse biologique

Diagnostiquer le type et le stade du diabète

Pour faire la différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2, les médecins réalisent des analyses de sang permettant de détecter des anticorps dirigés contre diverses protéines fabriquées par les cellules productrices d’insuline dans le pancréas. Les anticorps sont importants pour combattre les substances étrangères telles que les germes, mais parfois les anticorps attaquent des cellules saines. Dans le cas du diabète, les cellules qui fabriquent de l’insuline et d’autres substances chimiques associées à l’insuline sont des exemples de cellules saines qui peuvent être attaquées. Ces anticorps sont généralement présents chez les enfants atteints de diabète de type 1 et sont rarement présents chez les enfants atteints de diabète de type 2. Le diabète de type 1 est un exemple de maladie auto-immune, dans laquelle les anticorps attaquent les cellules normales.

Le diabète de type 1 progresse en stades, donc après le diagnostic du diabète de type 1, les médecins déterminent le stade en fonction de la glycémie, des symptômes et de la présence d’anticorps.

Analyses après le diagnostic

Les enfants chez qui un diabète est diagnostiqué doivent également être dépistés à la recherche d’autres problèmes qui surviennent souvent chez les personnes diabétiques.

Traitement du diabète chez l’enfant et l’adolescent

  • Éducation au diabète

  • Nutrition et exercice physique

  • Pour le diabète de type 1, injections d’insuline

  • Pour le diabète de type 2, metformine et parfois insuline ou autres médicaments

L’objectif principal du traitement du diabète est de maintenir la glycémie le plus possible dans les limites normales, avec le maximum de sécurité. Lorsque les personnes font beaucoup d’effort pour essayer de maintenir leur glycémie dans la plage normale, elles augmentent le risque d’avoir une glycémie parfois trop basse. Une glycémie basse est appelée hypoglycémie et peut être dangereuse.

Bien que les progrès en matière de technologie du diabète aient amélioré la qualité des soins et le contrôle de la glycémie, les diabétiques n’ont pas tous bénéficié de ces progrès. Aux États-Unis, les enfants blancs ou non hispaniques présentent un taux plus faible de complications et de résultats défavorables. L’origine ethnique, le statut socio-économique, le lieu d’habitation et l’environnement physique, l’accès à des aliments sains et l’accès aux soins de santé sont des exemples d’autres facteurs qui contribuent à déterminer si un enfant diabétique peut contrôler sa glycémie avec succès.

Les enfants diabétiques doivent porter une identification médicale (telle qu’un bracelet ou une carte) pour indiquer aux professionnels des soins d’urgence qu’ils sont diabétiques. Cette information permet aux professionnels de santé de commencer plus rapidement des traitements salvateurs, en particulier en cas de traumatisme ou d’altération de la conscience.

Éducation au diabète

Les enfants diabétiques et leurs aidants participent souvent à des programmes éducatifs intensifs sur le diabète. Ces programmes sont recommandés pour aider les enfants et leur famille à gérer la maladie et à atteindre leurs objectifs thérapeutiques. Les programmes couvrent tous les aspects de la prise en charge et de la vie avec le diabète.

Choix alimentaires et activité physique

Les enfants souffrant d’un des deux types de diabète doivent :

  • prendre des repas et des collations réguliers et à heures fixes,

  • limiter la consommation de glucides raffinés et de graisses saturées,

  • faire de l’exercice régulièrement,

  • s’efforcer d’atteindre un poids santé en cas de surpoids.

La gestion nutritionnelle générale et l’éducation sont particulièrement importantes chez tous les enfants diabétiques. Les recommandations alimentaires pour les enfants diabétiques se basent sur les recommandations alimentaires saines destinées à tous les enfants et visent à maintenir un poids corporel idéal et une croissance optimale et à prévenir les complications du diabète à court et long termes. Le traitement nutritionnel, y compris les services d’un diététicien lorsque cela est possible, est utile.

Tous les enfants doivent manger régulièrement et ne sauter aucun repas. Il est important d’établir un plan alimentaire personnalisé qui tient compte des préférences alimentaires et du niveau d’activité de l’enfant. Bien que la plupart des régimes alimentaires permettent une certaine flexibilité quant à la prise de glucides et aux heures des repas, il est important de prendre des repas et des collations programmées à la même heure à peu près chaque jour et contenant des quantités similaires de glucides pour un contrôle optimal du glucose. Les glucides présents dans les aliments étant transformés en glucose dans l’organisme, toute variation de la prise de glucides entraîne des modifications de la glycémie.

Bien que les recommandations générales en matière d’alimentation saine soient les mêmes pour les enfants atteints de diabète de type 1 et de type 2, les personnes atteintes de diabète de type 1 peuvent se concentrer davantage sur le calcul des glucides et une alimentation régulière, tandis que les personnes atteintes de diabète de type 2 se concentrent souvent sur la perte de poids.

Médicaments

L’insuline est le traitement de base du diabète de type 1.

Les médicaments hypoglycémiants oraux et injectables (qui préviennent l’hyperglycémie ou l’hypoglycémie), ainsi que l’insuline, sont souvent utilisés chez les enfants atteints de diabète de type 2. Les enfants présentant des troubles qui augmentent leur risque de maladie cardiaque peuvent également prendre d’autres médicaments tels que des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine ou des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II.

Surveillance de la glycémie

La fréquence de la surveillance dépend du type de diabète.

Les options de surveillance comprennent l’autosurveillance intermittente, à l’aide de tests de glycémie par piqûre au doigt, ou les systèmes de surveillance continue de la glycémie, qui sont portés en permanence.

Dans le cadre du diabète de type 1, les personnes doivent avoir recours à l’autosurveillance pour mesurer leur taux de glycémie avant tous les repas, avant de prendre une collation au moment du coucher, en cas de maladie, et si les enfants présentent des symptômes d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie. Il peut être nécessaire de vérifier la glycémie 6 à 10 fois par jour pendant la période d’établissement du contrôle glycémique. Un auto-test du glucose par piqûre du doigt est le test le plus souvent utilisé pour surveiller la glycémie. La plupart des appareils de mesure de la glycémie (glucomètres) utilisent une goutte de sang obtenue en piquant le bout du doigt avec un petit appareil appelé lancette. La lancette est constituée d’une aiguille fine qui peut servir à ponctionner directement le doigt, ou être introduite dans un dispositif à ressort qui permet de ponctionner automatiquement la peau de façon simple et rapide. La goutte est placée sur une bandelette réactive et cette dernière est lue par un appareil (glucomètre). L’appareil rapporte le résultat sur un écran numérique. Comme l’activité physique peut faire baisser la glycémie pendant 24 heures, elle doit être mesurée plus fréquemment les jours où les enfants font une activité physique ou sont plus actifs. Parfois, la glycémie doit être mesurée pendant la nuit.

Dans le cadre du diabète de type 2, les taux de glycémie surveillés par autosurveillance doivent être régulièrement mesurés, mais généralement moins souvent que dans le cadre du diabète de type 1. Plusieurs facteurs déterminent la fréquence de l’autosurveillance, y compris les taux de glycémie des enfants entre les repas et après avoir mangé. La fréquence de la surveillance doit augmenter jusqu’à 3 fois par jour au minimum si la glycémie des enfants n’est pas correctement contrôlée, lorsqu’ils sont malades ou lorsque des symptômes d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie sont perçus. Lorsque la glycémie est contrôlée, les tests à domicile se limitent à quelques mesures de la glycémie entre les repas et après les repas par semaine.

Une fois une certaine expérience acquise, les parents et les enfants peuvent ajuster la dose d’insuline nécessaire à un meilleur contrôle glycémique. La transition vers la surveillance de la glycémie et l’administration de médicaments par les enfants et les adolescents, d’abord sous supervision, puis de manière indépendante, dépend de la maturité du développement et du niveau de compétences de l’enfant. Les médecins, les éducateurs en diabétologie et le reste de l’équipe soignante travaillent avec les enfants et les familles pour les aider à encourager l’indépendance de manière sûre et responsable.

Les parents doivent utiliser un journal, une application, une feuille de calcul, un lecteur intelligent ou un programme basé sur le cloud pour tenir des registres quotidiens détaillés de tous les facteurs pouvant affecter le contrôle de la glycémie, notamment le taux de glycémie, le moment et la quantité des doses d’insuline, la consommation de glucides, l’activité physique et tout autre facteur pertinent (par exemple, maladie, collation tardive ou dose d’insuline manquée).

Les enfants diabétiques voient généralement le médecin plusieurs fois par an. Celui-ci vérifie la croissance et le développement, contrôle les valeurs de la glycémie consignées par un parent ou saisies par un appareil de surveillance, fournit des informations et des conseils sur la nutrition et mesure le taux d’hémoglobine glyquée (hémoglobine A1C). Le médecin surveille généralement les éventuelles complications du diabète à long terme en dosant les protéines dans les urines, en vérifiant la fonction thyroïdienne (dosage des hormones thyroïdiennes), en pratiquant des tests à la recherche de lésions nerveuses et un examen ophtalmologique. Des tests de dépistage peuvent être réalisés une fois par an ou à d’autres intervalles.

Les systèmes de mesure du glucose en continu (MGC) sont une méthode courante pour surveiller la glycémie. Ils remplacent l’auto-surveillance de routine de la glycémie chez certains enfants. Dans les systèmes MGC, un petit capteur de glucose placé sous la peau mesure la glycémie toutes les 1 à 5 minutes, 24 heures sur 24. Le capteur transmet les résultats de glycémie en temps réel sans fil à un dispositif pouvant être intégré à une pompe à insuline, à un moniteur sans fil pouvant être porté sur une ceinture ou à une application sur montre connectée ou smartphone. Les systèmes enregistrent également les résultats pour qu’ils puissent être consultés par le médecin. Il est possible de paramétrer des alarmes sur le système MGC pour indiquer quand le taux de glycémie est trop faible ou trop élevé. Ainsi, ce dispositif peut aider les personnes atteintes de diabète de type 1 à prendre connaissance rapidement de fluctuations inquiétantes de leur glycémie afin de pouvoir y répondre immédiatement. L’utilisation d’un système MGC peut contribuer à réduire le taux d’HbA1C.

Deux types de systèmes MGC sont actuellement disponibles : la MGC en temps réel et la MGC à balayage intermittent.

La MGC en temps réel peut être utilisée chez les enfants âgés de 2 ans et plus. Ce type de système transmet automatiquement un flux continu de données glycémiques à l’utilisateur en temps réel, fournit des alertes et des alarmes actives, et transmet également les données glycémiques à un récepteur, une montre connectée ou un smartphone. La MGC en temps réel doit être utilisée le plus souvent possible, idéalement quotidiennement, pour un bénéfice maximal.

La MGC à balayage intermittent peut être utilisée chez les enfants âgés de 4 ans et plus. Ce type de système fournit le même type de données glycémiques que la MGC en temps réel, mais nécessite que l’utilisateur lise intentionnellement le capteur pour obtenir des informations. De nombreux systèmes MGC à balayage intermittent ont des alertes et des alarmes en option. Le balayage intermittent de la MGC doit être effectué fréquemment, au moins toutes les 8 heures.

Les enfants qui utilisent un système de MGC, quel que soit son type, doivent être capables de mesurer leur glycémie en se piquant le doigt pour calibrer leur dispositif, et de vérifier leurs résultats de glycémie s’ils ne correspondent pas à leurs symptômes.

Bien que les dispositifs de MGC puissent être utilisés avec n’importe quel schéma insulinique, ils sont généralement portés par des utilisateurs de pompe à insuline. Lorsqu’ils sont utilisés en association avec une pompe à insuline, l’association est connue sous le nom de traitement par pompe augmentée par capteur.

D’autres systèmes de MGC sont intégrés à une pompe et peuvent également réduire la dose d’insuline si la glycémie chute trop. Cette intégration peut réduire le nombre d’épisodes où la glycémie chute trop, même en comparaison avec le traitement par pompe augmentée par capteur.

Les pompes à insuline en circuit fermé peuvent être utilisées chez les enfants âgés de 2 ans et plus. Elles administrent la quantité appropriée d’insuline, grâce à des algorithmes informatiques complexes contenus dans un smartphone ou un appareil similaire et relient un capteur MGC à une pompe à insuline pour déterminer la glycémie et contrôler l’administration d’insuline. Les systèmes en circuit fermé ne sont pas complètement automatisés, car les utilisateurs doivent fournir manuellement de l’insuline pour les repas et les collations, et faire des ajustements lorsqu’ils effectuent une activité physique. Ainsi, l’administration d’insuline est étroitement contrôlée, ce qui limite les épisodes d’hyper et d’hypoinsulinémie. À l’heure actuelle, aucun système en boucle fermée entièrement automatisé, parfois appelé pancréas artificiel, n’existe sur le marché.

Le saviez-vous ?

  • Les enfants atteints d’un diabète de type 1 ont toujours besoin d’injections d’insuline, quel que soit leur poids ou ce qu’ils mangent.

Adolescents diabétiques

Certains enfants diabétiques contrôlent leur diabète sans difficulté ou conflit. Chez d’autres, le diabète devient une source continuelle de stress pour la famille et le contrôle du diabète se dégrade. Les adolescents peuvent rencontrer des problèmes particuliers dans le cadre du contrôle de leur glycémie pour les raisons suivantes :

  • Les changements hormonaux au cours de la puberté : ces changements affectent la réponse de l’organisme à l’insuline. Des doses plus élevées sont, de ce fait, habituellement nécessaires au cours de cette période.

  • Mode de vie et difficultés des adolescents : La pression des pairs, des activités accrues, des emplois du temps irréguliers, des inquiétudes relatives à l’image du corps ou des troubles des conduites alimentaires peuvent affecter le schéma thérapeutique prescrit, notamment le plan alimentaire et le contrôle de la glycémie.

  • Les expériences avec l’alcool, les cigarettes et les drogues illicites : Les adolescents qui font des expériences avec ces substances sont susceptibles de négliger leur schéma thérapeutique et peuvent être exposés à un risque accru de complications du diabète (telles qu’une hypoglycémie et une acidocétose diabétique).

  • Les conflits avec les parents et d’autres figures d’autorité : ces conflits peuvent rendre les adolescents moins disposés à suivre leur régime alimentaire.

Certains adolescents ont donc besoin qu’un parent ou un autre adulte reconnaisse ces problèmes et leur donne l’opportunité de parler des problèmes avec un professionnel de santé. Un professionnel de santé peut faire en sorte de s’assurer que les adolescents demeurent attentifs au contrôle de leur glycémie, comme il se doit. Les parents et les professionnels de santé doivent accompagner les adolescents, afin de les aider à surveiller et à traiter leur glycémie.

Les adolescents bénéficient d’une prise en charge adaptée si le médecin et la famille tiennent compte de leurs souhaits en matière d’horaires, d’activités et d’alimentation, et adoptent une approche flexible de la résolution de problèmes en collaborant avec l’adolescent plutôt qu’en lui imposant des solutions.

Soutien

Les enfants diabétiques et leurs proches sont souvent affectés par des problèmes de santé mentale. La prise de conscience qu’ils souffrent d’une affection chronique peut rendre certains enfants tristes, contrariés et, parfois même les conduire à nier leur maladie. Les parents peuvent rechercher un médecin, un psychologue ou un conseiller capable de confronter ces émotions et d’aider l’enfant à respecter le régime alimentaire, l’activité physique, les tests de glycémie et les médicaments requis. Les troubles mentaux non traités peuvent entraîner des difficultés à contrôler la glycémie.

Les colonies de vacances pour enfants diabétiques leur permettent de partager leurs expériences tout en apprenant à devenir personnellement plus responsables de leur maladie, dans un cadre physiquement actif.

Dans le cadre du traitement du diabète, le médecin généraliste de l’enfant fait appel à d’autres spécialistes, tels qu’un(e) spécialiste en endocrinologie pédiatrique, un(e) diététicien(ne), un éducateur ou une éducatrice spécialisé(e) dans le diabète, un(e) assistant(e) social(e) ou un(e) psychologue. Des groupes de soutien familial peuvent également constituer une aide. Le médecin peut aussi fournir aux parents des informations à transmettre à l’école, de sorte que le personnel scolaire sache ce qu’il doit faire.

Informations supplémentaires

Les ressources suivantes, en anglais, peuvent être utiles. Veuillez noter que Le Manuel n’est pas responsable du contenu des ressources.

  1. American Diabetes Association (Association américaine contre le diabète) : Informations complètes sur le diabète, notamment des ressources pour vivre avec le diabète

  2. Breakthrough TD1 (anciennement JDRF pour Juvenile Diabetes Research Foundation [Fondation pour la recherche sur le diabète juvénile]) : Informations générales sur le diabète de type 1

  3. International Society for Pediatric and Adolescent Diabetes (Société internationale du diabète chez l’enfant et l’adolescent) : Ressources pour les personnes diabétiques

  4. National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (Institut national américain du diabète et des maladies digestives et rénales) : Informations générales sur le diabète, notamment sur les dernières recherches et les programmes de sensibilisation communautaires

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