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Antigènes tumoraux

Par

Dmitry Gabrilovich

, MD, PhD, Department of Pathology and Laboratory Medicine, Perelman School of Medicine at the University of Pennsylvania

Dernière révision totale avr. 2019| Dernière modification du contenu avr. 2019
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De nombreuses cellules tumorales produisent des Ag, qui peuvent être libérés dans le sang ou rester à la surface de la cellule. Toute molécule en mesure d'être reconnue par le système immunitaire est considérée comme un antigène. Des Ag ont été identifiés dans la plupart des cancers humains, y compris dans le lymphome de Burkitt, le neuroblastome, le mélanome, l'ostéosarcome, le carcinome à cellules rénales, le cancer mammaire, le cancer de la prostate, les carcinomes pulmonaires et le cancer du côlon. Un rôle clé du système immunitaire est la détection de ces Ag afin de permettre un ciblage ultérieur pour l’éradication. Cependant, malgré leur structure étrangère à l'organisme, la réponse immunitaire aux Ag tumoraux varie et est souvent insuffisante pour prévenir la croissance tumorale (voir aussi Réponse de l'hôte contre les tumeurs).

Les Ag tumoraux ne sont que relativement spécifiques des cellules tumorales.

Les antigènes spécifiques de la tumeur (TSA) ne sont présents que sur les cellules tumorales.

Les Ag spécifiques des tumeurs et les Ag tumoraux sont généralement des portions de molécules intracellulaires exprimées à la surface cellulaire comme partie du complexe majeur d'histocompatibilité.

Les mécanismes suggérés d'origine pour des Ag tumoraux comprennent les suivants

  • Introduction de nouvelles informations génétiques virales (p. ex., protéines du papillomavirus humain E6 et E7 dans le cancer du col de l'utérus)

  • Modification des oncogènes ou des gènes suppresseurs de tumeurs par des agents cancérigènes, ce qui génère des néoantigènes (une protéine de séquence nouvelle ou l'accumulation de protéines qui ne sont pas normalement exprimées ou exprimées à des taux très faibles, p. ex., ras ou p53), en générant la protéine de séquence nouvelle directement ou en induisant l'accumulation de ces protéines.

  • Développement de mutations faux-sens dans divers gènes non directement associés aux gènes suppresseurs de tumeur ou aux oncogènes et qui provoquent l'apparition de néo-antigènes spécifiques à la tumeur à la surface des cellules

  • Le développement de niveaux anormalement élevés de protéines normalement présentes à de taux substantiellement inférieurs (p. ex., prostate-specific antigens [PSA], melanoma-associated antigens) ou qui ne sont exprimés que pendant le développement embryonnaire (Ag carcino-embryonnaires)

  • Démasquage d'Ag normalement enchâssés dans la membrane cellulaire du fait d'une homéostasie défectueuse de la membrane des cellules tumorales

  • Production d'Ag normalement séquestrés à l'intérieur de la cellule ou de ses organelles lorsque la cellule tumorale meurt

Certaines données récentes établissent un lien entre la réponse immunitaire chez les patients qui ont un cancer et les mutations des cellules tumorales (1, 2).

Références

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