Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées pour les professionnels de santé.

Revue générale des infections virales respiratoires

Par Craig R. Pringle, BSc, PhD, University of Warwick

Cliquez ici pour
l’éducation des patients

1 iOS Android

( Bronchiolite, Professional.heading on page Laryngite striduleuse, et Professional.heading on page Revue générale des pneumonies.)

Les infections virales affectent fréquemment le tractus respiratoire supérieur ou inférieur. Bien que ces infections puissent être classées selon le virus responsable (p. ex., grippe), elles sont généralement classées cliniquement selon le syndrome (p. ex., rhume banal, bronchiolite, laryngite striduleuse). Bien que les agents pathogènes spécifiques entraînent des manifestations cliniques caractéristiques (p. ex., les rhinovirus causent habituellement un rhume banal ou le virus respiratoire syncytial [VRS] provoque habituellement une bronchiolite), chacun peut causer de nombreux syndromes viraux des voies respiratoires ( Causes de syndromes respiratoires viraux fréquents).

Causes de syndromes respiratoires viraux fréquents

Syndrome

Causes fréquentes

Causes moins fréquentes

Bronchiolite

Virus respiratoire syncytial (VRS)

Virus influenza

Virus para-influenza

Adénovirus

Rhinovirus

Rhume banal

Rhinovirus

Coronavirus

Virus influenza

Virus para-influenza

Entérovirus

Adénovirus

Métapneumovirus humain

Virus respiratoire syncytial (VRS)

Laryngite striduleuse

Virus para-influenza

Virus influenza

Virus respiratoire syncytial (VRS)

Syndrome pseudo-grippal

Virus influenza

Virus para-influenza

Adénovirus

Pneumonie

Virus influenza

Virus respiratoire syncytial (VRS)

Adénovirus

Virus para-influenza

Entérovirus

Rhinovirus

Métapneumovirus humain

Coronavirus

VRS = virus respiratoire syncytial.

La gravité de l’affection respiratoire virale varie de manière importante; les atteintes les plus sévères étant plus fréquentes chez les personnes âgées et les nourrissons. La morbidité peut être directement due à l'infection virale ou être indirecte, due à l'aggravation de maladies cardio-pulmonaires sous-jacentes ou à une surinfection bactérienne des poumons, des sinus paranasaux ou de l'oreille moyenne.

Diagnostic

La détection des virus pathogènes par PCR, culture cellulaire ou sérologie est généralement trop lente pour être utile en clinique, mais peut l'être pour la surveillance épidémiologique (c.-à-d. l'identification et la détermination de la cause d'une épidémie). Des tests diagnostiques plus rapides sont disponibles pour la grippe et le virus respiratoire syncytial, mais l’utilité de ces tests usuels n’est pas clairement établie; ils doivent être réservés aux situations dans lesquelles le diagnostic de l'agent pathogène spécifique a un impact sur la prise en charge clinique. Les décisions de prise en charge sont habituellement basées sur des données cliniques et sur l'épidémiologie.

Traitement

Le traitement des infections respiratoires virales est habituellement symptomatique. Les agents antibactériens sont inefficaces contre les pathogènes viraux et une prophylaxie contre les surinfections bactériennes secondaires n'est pas recommandée. Les antibiotiques ne doivent être administrés que lorsque des infections bactériennes secondaires se développent. En cas de pneumopathie chronique, on peut administrer des antibiotiques de manière moins restrictive.

L'aspirine ne doit pas être utilisée chez l'enfant âgé de 18 ans présentant une infection respiratoire à cause du risque de syndrome de Reye.

Chez certains patients, une toux persiste pendant des semaines après la guérison d’une infection des voies respiratoires supérieures; ces symptômes peuvent être diminués par la prise d'un bronchodilatateur ou de corticostéroïdes.

Dans certains cas, les antiviraux sont utiles. L'amantadine, la rimantadine, l'oseltamivir et le zanamivir sont efficaces contre la grippe. La ribavirine, un analogue de la guanosine qui inhibe la réplication de nombre de virus à ARN et à ADN, peut être envisagée chez le patient immunodéprimé présentant une infection des voies respiratoires basses due à un virus respiratoire syncytial. Le palivizumab, un anticorps monoclonal contre la protéine de fusion du virus respiratoire syncytial (VRS), est utilisé pour prévenir l'infection à VRS chez certains nourrissons à haut risque.

Ressources dans cet article