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Types de troubles viraux

Par Craig R. Pringle, BSc, PhD, University of Warwick

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Catégoriser les troubles viraux par les organes qu'ils atteignent le plus souvent (p. ex., les poumons, le tractus gastro-intestinal, la peau, le foie, le SNC, les muqueuses) peut être cliniquement utile, bien que certaines maladies virales (p. ex., oreillons) soient difficiles à classer. Les nombreux virus et troubles spécifiques qu'ils provoquent sont également exposés ailleurs dans Le Manuel.

Infection des voies respiratoires

les infections virales les plus fréquentes sont probablement les infections des voies respiratoires supérieures. Les infections respiratoires sont particulièrement susceptibles de provoquer des symptômes graves chez le nourrisson, les personnes âgées et les patients qui présentent des troubles cardiaques ou pulmonaires.

Les virus respiratoires comprennent les virus influenza épidémiques (A et B), les virus H5N1 et H7N9, les virus para-influenza 1 à 4, les adénovirus, le virus respiratoire syncytial A et B, le métapneumovirus humain et les rhinovirus (v. Certains virus respiratoires et Professional.heading on page Virus respiratoires). En 2012, un nouveau coronavirus, le Middle East respiratory syndrome coronavirus (MERS-CoV, Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Middle East Respiratory Syndrome, MERS)), apparu au Koweït; peut causer une maladie respiratoire aiguë sévère et parfois mortelle. Les virus respiratoires se transmettent généralement directement d'un individu à l'autre par contact avec les gouttelettes respiratoires infectées.

Certains virus respiratoires

Principaux syndromes

Prévalence et distribution

Traitement spécifique

Prévention spécifique*

Virus influenza épidémiques A, B, et C et virus aviaires

Influenza

Maladie respiratoire aiguë fébrile

Bronchite et pneumonie aiguë

Laryngite striduleuse

A et B: épidémique, parfois pandémique

C: endémique

Global

A et B: oseltamivir, zanamivir

A et B: vaccin, oseltamivir ou zanamivir

H5N1 et H7N9 aviaires: associés aux volailles

Oseltamivir

Éviter le contact avec les oiseaux

Virus para-influenza 1–4

Maladie respiratoire aiguë fébrile (enfants)

Bronchite et pneumonie aiguë

Laryngite striduleuse

1: épidémies locales

1, 2 et 3: largement répandue chez l'enfant

Aucun

Vaccin humain à l'étude

Adénovirus

Maladie respiratoire aiguë fébrile (enfants)

Maladie respiratoire aiguë (adultes)

Fièvre pharyngoconjonctivale aiguë

Kératoconjonctivite épidémique

Pneumonie virale

Conjonctivite aiguë folliculaire

Diarrhée

Cystite hémorragique

Global

Principalement chez l'enfant

Aucun

Vaccin contenant les types 4 et 7 pour les épidémies dans les populations militaires

Virus respiratoire syncytial et métapneumovirus humain

Maladies respiratoires inférieures (nourrissons)

Légers troubles respiratoires supérieures (adultes)

Largement répandue chez l'enfant

Ribavirine parfois utilisée chez les patients immunodéprimés

Le palivizumab IM mensuel (pour certains nourrissons à haut risque d'infection à VRS [virus respiratoire syncytial])

Rhinovirus

Rhume banal

Coryza aigu avec ou sans fièvre

Universel, notamment pendant la saison froide

Aucun

Aucun

*Certaines précautions non spécifiques (p. ex., éviter les patients infectés, les insectes et animaux vecteurs, appliquer des mesures standards d'hygiène) sont également recommandées.

Contrairement aux VRS-IgIV, le palivizumab ne perturbe pas la vaccination (p. ex., ROR, varicelle).

MMR = measles, mumps, and rubella (rougeole, oreillons, rubéole); VRS = virus respiratoire syncytial.

Infections gastro-intestinales

La gastro-entérite est habituellement provoquée par des virus ( Gastro-entérites) et transmise par la voie orofécale interhumaine. La classe d'âge principalement touchée dépend du virus:

  • Rotavirus: enfants

  • Norovirus: enfants plus âgés et adultes

  • Astrovirus: habituellement nourrissons et jeunes enfants

  • Adénovirus 40 et 41: nourrissons

  • Agents semblables au coronavirus: nourrissons

Des épidémies locales peuvent survenir chez l'enfant, durant les mois froids en particulier.

Les principaux symptômes sont les vomissements et la diarrhée.

Aucun traitement spécifique n'est recommandé, mais le traitement de support, en particulier la réhydratation, est important.

Un vaccin antirotavirus, efficace contre la plupart des souches pathogènes, fait partie du calendrier vaccinal recommandé chez les nourrissons ( Calendrier vaccinal recommandé de 0 à 6 ans). Le lavage des mains et les mesures d'hygiène peuvent éviter la propagation.

Infections exanthémateuses

Certains virus ne provoquent que des lésions cutanées (comme dans le molluscum contagiosum et les verrues, Maladies virales cutanées); d'autres provoquent également des manifestations systémiques ou des lésions ailleurs dans le corps (v. Certains virus exanthémateux). La transmission est habituellement interhumaine; l’alphavirus a un moustique vecteur.

Certains virus exanthémateux

Principaux syndromes

Prévalence et distribution

Traitement spécifique

Prévention spécifique*

Virus de la rougeole

Rougeole

Encéphalomyélite

Atteinte du SNC (rare)

Global

Incidence en baisse grâce au vaccin

Aucun

Vaccins

Virus de la rubéole

Rubéole

Anomalie congénitale due à une infection pendant la grossesse

Universelle

Aucun

Vaccins

Parvovirus humain B19

Érythème infectieux (5e maladie)

Exanthème, malaise, arthrite

Anasarque fœtoplacentaire (infection pendant la grossesse)

Anémie (chez les patients immunodéprimés ou chez les patients qui présentent une hémoglobinopathie)

Épidémies sporadiques

IgIV (en cas d'anémie grave)

Aucun

Virus herpes humain de type 6

Roséole infantile (exanthème subit)

Largement répandu

Affecte les jeunes enfants

Aucun

Aucun

Virus varicelle-zona

Varicelle

Avant la vaccination, presque universelle chez l'enfant et parfois chez l'adulte

Acyclovir, famciclovir, valacyclovir

Immunoglobulines, vaccin

Zona

Fréquente chez l'adulte, la maladie provient de la réactivation d'un virus latent

Acyclovir, famciclovir, valacyclovir

Vaccin

Variole

Variole

Maladie naturelle éradiquée

Cidofovir

Vaccin contre la variole jusqu'à 4 j après l'exposition

Vaccin

Cidofovir

Alphavirus (certains)

Chikungunya (une maladie fébrile aiguë suivie par une polyarthrite chronique)

Transmis par les moustiques Aedes

Afrique, Asie du Sud-Est, Inde, Europe

Aucun

Aucun

Maladie de Mayaro (similaire à la dengue)

Transmise par les moustiques

Amérique du Sud, Trinidad

Aucun

Aucun

Virus du molluscum contagiosum

Papules du molluscum contagiosum

Génital (adultes)

Peau exposée (enfants)

Plus sévère (les patients porteurs du SIDA)

Cryothérapie, curetage

Aucun

*Certaines précautions non spécifiques (p. ex., éviter les patients infectés, les insectes et animaux vecteurs, appliquer des mesures standards d'hygiène) sont également recommandées.

Basé sur des études animales.

IgIV = immunoglobulines IV.

Infections hépatiques

au moins 5 virus spécifiques (virus de l’hépatite A, B, C, D et E) peuvent provoquer une hépatite; chacun provoque un type d’hépatite spécifique (v. Hépatite virale et Hépatite). Le virus de l'hépatite D ne peut être infectant qu'en présence du virus de l'hépatite B. Transmission s'effectue est interhumaine par contact avec du sang infecté ou des sécrétions corporelles ou par la voie orofécale pour l'hépatite A et E.

D'autres virus peuvent affecter le foie faisant partie du processus de la maladie. Le cytomégalovirus, le virus Epstein-Barr et le virus de la fièvre jaune sont des exemples courants. Les échovirus, les virus coxsackie, herpes simplex, de la rougeole, de la rubéole et la varicelle sont des exemples moins courants.

Hépatite virale

Principaux syndromes

Prévalence et distribution

Traitement spécifique

Prévention spécifique*

Hépatite A (aiguë)

Répandu, souvent épidémique

Aucun

γ-Globuline, vaccin

Hépatite B (aiguës et chroniques)

Largement répandu

Interféron, autres antiviraux, dont les analogues nucléosidiques (p. ex., entécavir) et analogues nucléotidiques (p. ex., ténofovir)

Dépistage de l'Ag de surface de l'hépatite B

Vaccin, ou γ-globulines ou globulines hyperimmunes

Hépatite C (aiguës et chroniques)

Répandu

Interféron, ribavirine

Dépistage de l'hépatite C

Hépatite D (delta)

Les zones où les maladies sont endémiques dans plusieurs pays

Les toxicomanes par voie parentérale ont un risque relativement élevé

Peut infecter seulement en présence de l'hépatite B

Interféron

Aucun

Hépatite E

Épidémies

Pays en développement

Sévère pendant la grossesse

Aucun

Vaccin (non disponible aux USA)

*Certaines précautions non spécifiques (p. ex., éviter le contact avec les liquides corporels des patients infectés, précautions d'asepsie, mesures standards d'hygiène) sont également recommandées.

Infections neurologiques

la plupart des cas d’encéphalite sont provoqués par les virus (v. Certains virus à tropisme neurologique et Infections cérébrales). Ces virus sont nombreux à être transmis aux humains par les arthropodes hématophages, essentiellement les moustiques et les tiques ( Arboviridae, Arenaviridae, et Filoviridae); ces virus sont appelés arbovirus (arthropodes virus). Pour ces infections, la prévention consiste à éviter les piqûres des moustiques et les morsures de tiques.

Certains virus à tropisme neurologique

Principaux syndromes

Prévalence et distribution

Traitement spécifique

Prévention spécifique*

Poliovirus

Poliomyélite (paralysie aiguë flasque)

Méningite aseptique

Global

Incidence à présent peu élevée du fait de l'existence d'un vaccin

Aucun

Vaccins: vivant (oral), tué (injectable)

Alphavirus (certains), transmis par les moustiques

Encéphalite équine occidentale

Amérique du Sud et du Nord

Aucun

Aucun

Encéphalite équine orientale

Amérique du Sud et du Nord

Aucun

Vaccin disponible pour ne protéger que les équidés

Encéphalite équine vénézuélienne

États du Golfe du Mexique jusqu'en Amérique du Sud

Aucun

Vaccin disponible chez les équidés

Un vaccin à l'étude a été utilisé pour vacciner des employés des laboratoires à risque

Flavivirus (certains), transmis par les moustiques

Encéphalite japonaise

Asie du Sud-Est, Japon, Corée, Chine, Inde, Philippines, Est de l'ex-Union soviétique

Aucun

Vaccin

Encéphalite de la Murray Valley

Australie, Nouvelle-Guinée

Aucun

Aucun

Encéphalite de St Louis

Amérique du Sud et du Nord

Aucun

Aucun

Encéphalite à virus West Nile (virus du Nil occidental)

Afrique, Moyen-Orient, Sud de la France, ex-Union soviétique, Inde, lndonésie, USA

Aucun

Contrôle du sang et des produits sanguins par le dépistage des virus

Flavivirus (certains), transportés par les tiques

Encéphalite Powassan

Canada, Nord-Est des USA

Aucun

Aucun

Encéphalite transmise par les tiques

Europe centrale et orientale, Balkans, ex-Union Soviétique

Épidémies qui coïncident avec des périodes de l'activité des tiques

Aucun

Vaccin disponible en Europe et la Russie

Bunyavirus (certains), transmis par les moustiques

Encéphalite de Californie et types proches (p. ex., encéphalite La Crosse)

Probablement dans le monde entier

Fréquente dans le Midwest des USA

Infection symptomatique principalement chez l'enfant

Aucun

Aucun

Arénavirus (certains)

Chorioméningite lymphocytaire

USA, Europe, peut-être ailleurs

Réservoir principal: souris domestique

Principalement chez l'adulte en automne et en hiver

Aucun

Aucun

Virus de la rage

Rage

Dans le monde entier

Aucun

Vaccin

Immunoglobulines antirabiques après exposition

*Certaines précautions non spécifiques (p. ex., éviter les aliments et l'eau contaminés, les insectes et les animaux vecteurs, appliquer des mesures standards d'hygiène) sont également recommandées.

Fièvres hémorragiques

certains virus provoquent de la fièvre et une tendance aux saignements (v. Certains virus responsables de fièvre hémorragique et Arboviridae, Arenaviridae, et Filoviridae). La transmission peut impliquer des moustiques, tiques ou un contact avec des animaux infectés (p. ex., des rongeurs, des singes, des chauves-souris) et des personnes. La prévention consiste à éviter les moyens de transmission.

Certains virus responsables de fièvre hémorragique

Principaux syndromes

Distribution

Traitement spécifique

Prévention spécifique*

Flavivirus (certains)

Fièvre hémorragique d'Omsk

Ex-Union Soviétique (Sibérie)

Aucun

Aucun

Maladie de la forêt de Kyasanur

Inde

Aucun

Aucun

Fièvre jaune

Afrique, Amérique Centrale et du Sud,

Aucun

Vaccin pour les voyageurs se rendant dans des régions où les maladies sont endémiques et pour les populations aux prises avec une épidémie

Dengue

Régions tropicales et subtropicales, partout dans le monde

Aucun

Aucun

Bunyavirus (certains)

Fièvre hémorragique avec syndrome rénal dû aux virus Hantaan, Puumala, Dobrava (Belgrade) ou Séoul

Asie du Nord, Europe, Sud-Ouest des USA

Ribavirine

Aucun

Filovirus

maladie à marburgvirus du Lac Victoria

Afrique

Aucun

Aucun

maladie du virus Ebola du Soudan

Afrique, Sumatra

Aucun

Aucun

maladie du virus Ebola Bundibugyo

Ouganda

Non

Non

maladie du virus Ebola du Zaire

Zaïre

Non

Non

Maladie du virus Ebola de Reston

Philippines

Non

Non

Arénavirus (certains)

Fièvre de Lassa

Fièvre hémorragique bolivienne (due au virus Machupo)

Fièvre hémorragique argentine (due au virus Junin)

Fièvre hémorragique vénézuélienne (due au virus Guanarito)

Fièvre hémorragique brésilienne (due au virus Sabia)

Amérique du Sud, Afrique (il n'y a que la fièvre de Lassa)

Ribavirine

Plasma de convalescent pour tous, sauf la fièvre de Lassa

Vaccin pour la fièvre hémorragique argentine à l'étude

maladie virale Lujo

Zambie

Non

Non

Nairovirus

Fièvre hémorragique Crimée-Congo

Ex-Union Soviétique, Ouest du Pakistan, Afrique, Asie, Moyen-Orient, Europe de l'Est

Ribavirine

Éventuellement plasma de convalescent

Vaccin disponible en Europe de l'Est

*Certaines précautions non spécifiques (p. ex., éviter les moyens de transmission, appliquer des mesures standards d'hygiène) sont également recommandées.

Infections cutanées ou des muqueuses

certains virus provoquent des lésions cutanées ou des muqueuses qui se répètent et peuvent devenir chroniques (v. Certains virus qui causent des lésions cutanées récurrentes ou chroniques ou des lésions des muqueuses). Les infections cutanéo-muqueuses sont le type le plus fréquent d'infection à virus herpes simplex ( Infections par le virus herpes simplex (HSV)). Le papillomavirus humain induit les verrues ( Verrues) ; certains sous-types provoquent des cancers anogénitaux et oropharyngés ( Verrues génitales) et Cancer du col de l'utérus). La transmission est interhumaine.

Certains virus qui causent des lésions cutanées récurrentes ou chroniques ou des lésions des muqueuses

Principaux syndromes

Prévalence

Traitement spécifique

Prévention spécifique*

Virus herpes simplex

Herpès labial

Gingivostomatite herpétique

Dermatite

Kératoconjonctivite

Encéphalite

Vulvovaginite

Maladie néonatale disséminée

Labiale: récurrente, presque universelle

Gingivostomatite: fréquente chez le nourrisson et les enfants

Acyclovir, famciclovir, valacyclovir, penciclovir

Infection néonatale: traitement de l'infection maternelle; le traitement symptomatique débute à 36 semaines de gestation si les patients présentent des antécédents d'HSV récurrentes; accouchement par césarienne en cas de lésions ou si de symptômes avant-coureurs présents au moment de l'accouchement

Papillomavirus humain

Verrues (verrucae)

Verrues génitales

Cancer cervical, anogénital et de l'oropharynx

Universelles

Fréquentes, souvent récurrentes

Cryothérapie, interféron (peut-être pour la forme génitale), podophylline (génitaux), imiquimod

Vaccin contre les 4 sous-types d'HPV le plus souvent associés à des cancers et à des verrues génitales

Préservatifs

*Certaines précautions non spécifiques (p. ex., des mesures standards d'hygiène, des pratiques sexuelles protégées) sont également recommandées.

Maladies systémiques

les entérovirus, qui comprennent les virus coxsackie et écho ( Entérovirus), peuvent provoquer des syndromes multisystémiques divers, comme c’est le cas avec le cytomégalovirus (v. Quelques virus entraînant des maladies multisystémiques et Infection à cytomégalovirus (CMV)). La transmission se fait par voie orofécale.

Quelques virus entraînant des maladies multisystémiques

Principaux syndromes

Distribution et prévalence

Traitement spécifique

Prévention spécifique*

Virus coxsackie

Herpangine

Pleurodynie épidémique

Méningite aseptique

Méningo-encéphalite

Sepsis néonatal

Myocardite

Péricardite

Maladie respiratoire aiguë fébrile (enfants)

Paralysie

Fièvre et exanthème

Varie selon les types

La plupart des personnes infectées

Elle augmente pendant les mois chauds sous les climats tempérés et a lieu toute l'année sous les tropiques et chez l'enfant

Transmission interhumaine habituellement orofécale

Aucun

Aucun

Échovirus et entérovirus à numéro élevé

Méningite aseptique

Fièvre et exanthème

Méningo-encéphalite

Sepsis néonatal

Paralysie

Myocardite

Péricardite

Comme pour les virus coxsackie

Aucun

Aucun

Cytomégalovirus

Anomalies congénitales (maladie des inclusions cytomégaliques congénitale)

Hépatite (mononucléose à cytomégalovirus)

Chez les patients immunodéprimés (y compris ceux atteints du SIDA): rétinite, troubles gastro-intestinaux, troubles du SNC, pneumonie

Répandue

Congénitale

Fréquente chez les patients immunodéprimés

Ganciclovir, foscarnet, cidofovir, parfois immunoglobulines (p. ex., chez un receveur d'organe en cas de pneumonie)

Ganciclovir, foscarnet

*Précautions non spécifiques (p. ex., assainissement adéquat, lavage des mains) sont également recommandés.

Les échovirus de types 10, 21, 22 et 28 ont été reclassés; ces chiffres ne sont plus utilisés. Les entérovirus décrits plus récemment sont désignés comme les types 68 à 72.

Maladie fébrile non spécifique

certains virus sont responsables de symptômes non spécifiques, y compris fièvre, malaise, céphalée et myalgies (v. Certains virus qui causent des maladies fébriles aiguës non spécifiques et Arboviroses, Arénaviroses et Filoviroses). La transmission est habituellement effectuée par un insecte vecteur ou arthropode.

Fièvre de la vallée du Rift évolue rarement vers des troubles oculaires, une méningo-encéphalite ou une forme hémorragique (qui a une mortalité de 50%).

Certains virus qui causent des maladies fébriles aiguës non spécifiques

Principaux syndromes

Distribution

Traitement spécifique*

Prévention spécifique

Le virus de la fièvre à tiques du Colorado (coltivirus)

La fièvre à tiques du colorado, avec une leucopénie et une thrombopénie

Ouest des USA, Canada

Aucun

Aucun

Phlebovirus (certains)

Fièvre à phlébotomes

Bassin méditerranéen, Balkans, Moyen-Orient, Pakistan, Inde, Chine, Afrique de l'Est, Panama, Brésil

Aucun

Aucun

Fièvre de la vallée du Rift

Afrique orientale, Égypte

Aucun

Vaccin pour le bétail

Vaccin humain à l'étude

Fièvre très élevée avec syndrome de thrombopénie

Chine, Corée, Japon

Non

Non

*Le traitement est habituellement de support.

Certaines précautions non spécifiques (p. ex., éviter les moyens de transmission, appliquer les mesures standards d'hygiène, dépistage de la moelle osseuse utilisée lors d'une greffe) sont également recommandées.

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