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COVID-19

maladie à coronavirus 2019 ; COVID

Par

Brenda L. Tesini

, MD, University of Rochester School of Medicine and Dentistry

Dernière révision totale oct. 2021| Dernière modification du contenu oct. 2021
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Ressources liées au sujet

Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë qui peut être grave et qui est causée par un coronavirus nouvellement identifié, officiellement appelé SARS-CoV-2.

Le COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l’année 2019 à Wuhan, en Chine, avant de se propager très largement dans le monde. Pour obtenir des informations à jour concernant le nombre de cas et de décès, veuillez consulter la page Centers for Disease Control and Prevention: 2019 Novel Coronavirus (Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies : nouveau coronavirus 2019) et les rapports de situation sur le nouveau coronavirus (COVID-19) de l’Organisation mondiale de la Santé.

Le coronavirus qui a récemment été identifié comme étant la cause du COVID-19 s’appelle le SARS-CoV-2, car il est de la même famille que le coronavirus qui provoque le SRAS Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) Les coronavirus forment une grande famille de virus qui provoquent des maladies respiratoires allant du rhume à une pneumonie mortelle. Il existe de nombreux coronavirus différents. La plupart... en apprendre davantage , tout en étant légèrement différent.

Transmission du COVID-19

Le COVID-19 se transmet principalement d’une personne à l’autre par les gouttelettes respiratoires produites lorsqu’une personne tousse, éternue, chante, fait du sport ou parle. Le virus se propage à la fois par l’intermédiaire de grosses gouttelettes respiratoires qui peuvent parcourir de courtes distances et d’aérosols de particules respiratoires qui peuvent rester en suspension dans l’air pendant plusieurs heures et parcourir des distances plus importantes (plus de 2 mètres) avant d’être inhalés. En général, plus l’interaction avec une personne infectée est rapprochée et longue, plus le risque de transmission du virus est élevé. Certains facteurs, tels que la distance avec une personne infectée, le temps passé auprès d’une personne infectée, le volume d’air de l’espace où se déroule l’interaction ainsi que la direction et la vitesse du flux aérien peuvent augmenter ce risque. Le COVID-19 peut également se transmettre en touchant une surface sur laquelle le virus est présent, puis en se touchant la bouche, le nez ou les yeux.

Le virus est généralement transmis par une personne présentant des symptômes d’infection, mais il peut être transmis avant l’apparition des symptômes (personnes présymptomatiques), et même par des personnes infectées qui ne développent aucun symptôme (personnes asymptomatiques).

Le variant delta du virus SARS-CoV-2, apparu récemment, se propage plus facilement que les variants précédents.

Symptômes du COVID-19

La plupart des personnes infectées par le COVID-19 présentent des symptômes légers, voire ne présentent aucun symptôme, mais certaines tombent gravement malades et décèdent. Les symptômes peuvent comprendre les suivants :

  • Fièvre

  • Toux

  • Essoufflement ou difficultés respiratoires

  • Frissons ou tremblements répétés accompagnés de frissons

  • Fatigue

  • Douleurs musculaires

  • Maux de tête

  • Mal de gorge

  • Perte de l’odorat ou du goût nouvellement apparue

  • Congestion ou écoulement nasal

  • Nausées ou vomissements

  • Diarrhée

Les symptômes apparaissent généralement 2 à 14 jours environ après l’infection, le plus souvent dans un délai de 4 à 5 jours.

Le risque de maladie grave et de décès des personnes atteintes du COVID-19 augmente avec l’âge, chez les fumeurs et chez les personnes présentant d’autres troubles médicaux graves, comme un cancer, une maladie cardiaque, pulmonaire, rénale ou hépatique, une drépanocytose, un diabète, une obésité ou des troubles compromettant le système immunitaire. Le risque de maladie grave et de décès diminue chez les personnes vaccinées contre le COVID-19.

Outre une maladie respiratoire pouvant être grave et entraîner le décès, d’autres complications graves sont possibles, à savoir :

Une rare complication appelée syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants (MIS-C) pouvant être liée au COVID-19 a été rapportée chez les enfants. Les symptômes de ce syndrome peuvent être similaires à ceux d’une maladie rare appelée maladie de Kawasaki Maladie de Kawasaki La maladie de Kawasaki est caractérisée par une inflammation des vaisseaux sanguins dans tout le corps. Sa cause est inconnue, mais certains éléments font penser à une origine d’ordre infectieux... en apprendre davantage Maladie de Kawasaki et comprendre de la fièvre, des douleurs abdominales et une éruption cutanée. Une complication similaire a été rapportée chez les jeunes adultes et ceux d’âge moyen (syndrome inflammatoire multisystémique chez les adultes [MIS-A]).

Chez la plupart des personnes, les symptômes disparaissent en une semaine environ. Cependant, chez quelques personnes, les symptômes durent plus longtemps, le plus souvent avec un essoufflement, une toux et une fatigue extrême, persistant parfois pendant des semaines ou des mois. Chez ces personnes, les tests de détection virale n’indiquent généralement pas la présence d’un virus actif, et elles ne sont généralement pas considérées comme contagieuses.

On sait que l’immunité présente après l’infection par d’autres coronavirus est temporaire. La pandémie de COVID-19 n’a pas encore duré assez longtemps pour permettre aux chercheurs d’être certains de la durée potentielle de l’immunité après une infection à COVID-19. Cependant, on a récemment rapporté un très petit nombre de cas de personnes s’étant rétablies du COVID-19 et étant tombées de nouveau malades suite à l’infection par une différente souche du SARS-CoV-2. Cette réinfection semble jusqu’à présent extrêmement rare compte tenu des dizaines de millions de personnes qui ont eu le COVID-19, mais les chercheurs ne savent pas comment cela évoluera au fil du temps.

Diagnostic du COVID-19

  • Analyses pour identifier le virus

Les médecins suspectent le COVID-19 chez les personnes présentant des symptômes de l’infection. Un contact étroit récent avec une personne atteinte du COVID-19 augmente le risque d’infection. En cas de suspicion de COVID-19, la personne doit appeler son médecin avant de se passer un test de dépistage et avant de se rendre à son cabinet ou à l’hôpital, afin que des précautions appropriées puissent être prises.

Des tests viraux, tels qu’un test d’amplification en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR), peuvent être réalisés sur des sécrétions respiratoires supérieures et inférieures (échantillons prélevés à partir d’écouvillons nasaux ou oraux, ou échantillons de salive) afin d’identifier le virus. Des tests détectant les antigènes spécifiques du SARS-CoV-2 peuvent également être réalisés, mais ils sont généralement moins précis que les tests PCR. (Voir également CDC : Présentation des tests de dépistage du SARS-CoV-2 [COVID-19].)

Une personne doit passer un test de dépistage du COVID-19 si :

  • Elle présente des symptômes de COVID-19

  • Elle a été en contact étroit (à moins de 2 mètres d’une personne infectée pendant au moins 15 minutes au cours d’une période de 24 heures) avec une personne qui a une infection à COVID-19 confirmée

  • Son prestataire de soins de santé ou le service de santé local ou national lui demandent de réaliser un test de dépistage, ou l’orientent vers un test de dépistage, ou bien dans le cadre d’un dépistage systématique réalisé sur le lieu de travail ou ailleurs, en particulier lorsque le taux de transmission communautaire est élevé

REMARQUE : Les tests de détection des anticorps (également appelés tests sérologiques) permettent de déterminer si la personne passant le test de dépistage a été précédemment infectée, ce qui est important pour le suivi des cas et l’étude du virus. Les tests de détection des anticorps ne sont pas utilisés pour diagnostiquer les infections en cours.

Prévention du COVID-19

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  • 2 semaines après la seconde dose d’une série de 2 doses, comme avecle vaccin contre le COVID-19 Pfizer-BioNTech (ARNm) ou le vaccin contre le COVID-19 Moderna (ARNm), ou bien

  • 2 semaines après un vaccin à dose unique, comme le vaccin contre le COVID-19 Johnson & Johnson (vecteur adénoviral), également appelé vaccin Janssen

Les personnes doivent éviter toute exposition au virus, ce qui peut être difficile car certaines personnes infectées ne savent pas qu’elles sont porteuses du virus. Pour les personnes qui ne sont pas complètement vaccinées, il est important de pratiquer la « distanciation sociale » (maintenir une distance de 2 mètres avec les personnes qui ne vivent pas dans le même foyer) et de porter un masque chirurgical ou en tissu qui couvre la bouche et le nez en présence de personnes qui ne vivent pas dans le même foyer.

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) ont émis les recommandations suivantes aux États-Unis :

  • Les personnes complètement vaccinées peuvent reprendre la plupart de leurs activités sans porter de masque ou pratiquer la distanciation physique, sauf si cela est obligatoire conformément aux lois, réglementations et règles locales et aux directives en vigueur dans les commerces et sur le lieu de travail. Afin d’optimiser la protection contre le variant delta et de prévenir toute transmission de ce virus à autrui, les personnes complètement vaccinées doivent porter un masque à l’intérieur dans les lieux publics si elles se trouvent dans une région où la transmission est substantielle ou élevée. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli ou qui présentent un risque accru de maladie grave en raison de leur âge ou d’une affection sous-jacente doivent prendre des précautions supplémentaires et porter un masque en présence d’autres personnes. Il est également important de porter un masque lorsqu’une personne au sein du foyer présente un système immunitaire affaibli, présente un risque accru de maladie grave ou n’est pas vaccinée. Les personnes qui présentent un risque accru de maladie grave ou qui ont au sein de leur foyer une personne qui présente un risque accru peuvent choisir de porter un masque, quel que soit le niveau de transmission.

  • Les personnes non vaccinées doivent porter un masque si elles sont en bonne santé (ne présentent pas de symptômes) dans les lieux publics ou en présence de personnes ne vivant pas dans le même foyer, particulièrement dans des situations où les autres mesures de distanciation sociale sont difficiles à maintenir (le masque ne doit pas remplacer la distanciation sociale).

  • Tout le monde doit porter un masque en cas de maladie et en présence d’autres personnes (voir CDC : Types de masques et de masques respirateurs).

  • Tout le monde doit porter un masque lors des soins à une personne malade.

En outre, les CDC recommandent de prendre les mesures de routine suivantes pour tenter de prévenir la propagation des virus respiratoires :

  • Se laver les mains souvent avec de l’eau et du savon pendant au moins 20 secondes, surtout après avoir été aux toilettes, avant de manger et après s’être mouché(e), avoir toussé ou avoir éternué

  • Utiliser une solution hydroalcoolique contenant au moins 60 % d’alcool si du savon et de l’eau ne sont pas facilement accessibles

  • Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche sans s’être lavé les mains

  • Éviter tout contact étroit avec des personnes malades

  • Rester chez soi en cas de maladie

  • Tousser ou éternuer dans un mouchoir en papier, puis le jeter à la poubelle

  • Nettoyer et désinfecter les objets et surfaces touchés fréquemment à l’aide d’un nettoyant ménager en spray standard ou de lingettes

  • Surveiller son état de santé pour détecter tous symptômes potentiels et prendre sa température si des symptômes apparaissent

Mise en quarantaine et isolement

Pour aider à prévenir la transmission, les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) recommandent des mesures de mise en quarantaine et d’isolement.

La mise en quarantaine concerne les personnes ayant été exposées ou ayant pu être exposées au virus. Elle a pour but de séparer les « cas contacts » et de restreindre leurs déplacements afin de voir s’ils tombent malades pendant la période d’incubation de 14 jours. Les personnes suivantes doivent se mettre en quarantaine pendant 14 jours après leur dernière exposition au virus :

  • Cas contacts ne présentant pas de symptômes et ayant eu un résultat de test de dépistage négatif

  • Cas contacts ne présentant pas de symptômes et n’ayant pas passé de test de dépistage

Les personnes complètement vaccinées contre la maladie qui ne présentent aucun symptôme n’ont pas besoin de se mettre en quarantaine après un contact étroit avec une personne atteinte du COVID-19. Cependant, les personnes complètement vaccinées doivent faire l’objet d’un test de dépistage 3 à 5 jours après l’exposition au virus (même si elles ne présentent aucun symptôme) et porter un masque à l’intérieur dans les lieux publics pendant les 14 jours suivant l’exposition ou jusqu’à ce que le résultat du test de dépistage soit négatif.

Si un cas contact obtient un résultat positif au test de dépistage, il doit alors s’isoler pendant au moins 10 jours. Le strict respect de ces mesures s’est avéré efficace pour contrôler la propagation de l’infection dans certaines régions.

Un cas contact est une personne qui :

  • A été à moins de 2 mètres d’une personne infectée (avec ou sans masque) pendant une durée totale cumulée d’au moins 15 minutes au cours d’une période de 24 heures à compter de 48 heures avant l’apparition des symptômes chez cette personne ou la réalisation d’un test de dépistage (si elle ne présentait pas de symptômes)

Un cas contact peut également être une personne qui :

  • A prodigué des soins à la maison à une personne atteinte de COVID-19

  • A été en contact physique direct avec la personne malade (en la prenant dans les bras ou en l’embrassant)

  • A partagé des couverts ou un verre/une tasse

  • S’est trouvée à portée des gouttelettes respiratoires de la personne malade (par exemple pendant un éternuement ou une toux)

L’isolement a pour but de séparer les personnes contagieuses de celles qui sont sensibles. Les personnes suivantes doivent s’isoler :

  • Personnes malades présentant des symptômes de COVID-19 n’ayant pas passé de test de dépistage

  • Toutes les personnes ayant eu un résultat positif au test de dépistage du SARS-CoV-2 (qu’elles présentent ou non des symptômes)

L’isolement peut généralement prendre fin 10 jours après le début des symptômes, tant que la personne ne présente pas de fièvre pendant au moins 24 heures, sans prise de médicaments réduisant la fièvre, et que les symptômes s’améliorent. Pour les personnes n’ayant pas présenté de symptômes, l’isolement peut prendre fin 10 jours après la date du premier test de dépistage positif.

Vaccination

Plusieurs vaccins contre le COVID-19 sont actuellement utilisés dans le monde. Aux États-Unis, trois vaccins ont reçu une autorisation d’utilisation complète ou d’urgence (Emergency Use Authorization, EUA) de la part de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) :

  • Le vaccin contre le COVID-19 Pfizer-BioNTech (ARNm) a reçu une autorisation complète de la part de la FDA le 24 août 2021 pour une utilisation chez les personnes âgées de 16 ans et plus, et il est disponible sous EUA pour une utilisation chez les personnes âgées de 12 à 16 ans. Il est administré sous forme d’une série de 2 injections à 3 semaines d’intervalle (voir aussi Fiche d’information de la FDA concernant le vaccin Pfizer-BioNTech).

  • Le vaccin contre le COVID-19 Moderna (ARNm) a reçu une EUA le 18 décembre 2020 pour une utilisation chez les personnes âgées de 18 ans et plus, et nécessite également 2 injections, mais à 4 semaines d’intervalle (voir également la Fiche d’information de la FDA concernant le vaccin Moderna).

  • Le vaccin contre le COVID-19 Johnson & Johnson (vecteur adénoviral), également appelé vaccin Janssen, a reçu une EUA le 27 février 2021 pour une utilisation chez les personnes âgées de 18 ans et plus, et ne nécessite qu’une seule injection (voir également la Fiche d’information de la FDA pour les personnes recevant le vaccin et les soignants : Janssen).

En août 2021, la FDA a modifié les autorisations des vaccins Pfizer et Moderna afin de permettre l’administration d’une dose supplémentaire aux personnes dont le système immunitaire est modérément à sévèrement affaibli, comme celles ayant fait l’objet d’une greffe d’organe solide. Cette dose supplémentaire doit être administrée au moins 28 jours après la première série de 2 doses.

Doses de rappel

Une troisième dose (dose de rappel) est disponible pour les personnes suivantes qui ont reçu les vaccins Pfizer et Moderna, et qui ont terminé la première série de 2 doses au moins 6 mois auparavant :

  • Adultes âgés, à partir de 65 ans

  • Personnes de 18 ans et plus atteintes d’une affection sous-jacente

  • Personnes de 18 ans et plus résidant dans des établissements de soins à long terme

  • Après avoir pris en compte les risques et les bénéfices spécifiques, les personnes de 18 ans et plus qui travaillent ou résident dans des environnements à risque élevé, comme les établissements de soins de santé, les écoles, les établissements pénitentiaires et les foyers de sans-abri

Des explications plus détaillées concernant ces groupes sont disponibles sur le site Internet des CDC. Les recommandations concernant l’administration d’une dose supplémentaire à d’autres groupes ne sont pas encore finalisées.

Une seconde dose (dose de rappel) est recommandée pour les personnes suivantes qui ont reçu le vaccin Johnson & Johnson :

  • Personnes âgées de 18 ans ou plus qui ont reçu la première dose de vaccin au moins 2 mois auparavant

Les personnes éligibles peuvent choisir de recevoir une dose de rappel de n’importe quel vaccin disponible contre le COVID-19 (Pfizer, Moderna ou Johnson & Johnson), quel que soit le vaccin initialement administré.

Au cours des essais cliniques, les trois vaccins ont tous permis de prévenir les complications graves du COVID-19, y compris les hospitalisations et les décès. Dans le cadre d’un essai clinique, le vaccin Pfizer a permis de prévenir le COVID-19 chez 95 % des personnes après l’administration de 2 doses à 3 semaines d’intervalle. Dans le cadre d’un essai distinct, le vaccin Moderna a permis de prévenir le COVID-19 chez 94,1 % des personnes. Le vaccin Johnson & Johnson a permis de prévenir le COVID-19 chez environ 67 % des personnes en tout et a permis de prévenir les formes graves/critiques du COVID-19 chez 85 % des personnes après l’administration d’une dose. Il est important de noter que ces essais ne peuvent pas être comparés directement, car ils ont été réalisés sur différents groupes de patients à différents stades de la pandémie. On ignore actuellement la durée de la protection fournie par les vaccins. Les personnes dont le système immunitaire Présentation du système immunitaire Le système immunitaire a pour mission de protéger l’organisme contre des envahisseurs étrangers ou dangereux. Ces envahisseurs peuvent être : Micro-organismes (généralement appelés germes, tels... en apprendre davantage est affaibli, y compris celles qui prennent des médicaments immunosuppresseurs Déficits immunitaires secondaires Les déficits immunitaires sont caractérisés par un dysfonctionnement du système immunitaire, engendrant des infections qui se développent et récidivent plus fréquemment, qui sont plus sévères... en apprendre davantage , pourraient présenter une réponse moins forte au vaccin. On ignore actuellement quelle sera l’efficacité des vaccins en termes de prévention de la propagation du virus responsable du COVID-19, les personnes vaccinées doivent donc continuer à prendre des mesures de prévention générales, telles que le port du masque, la distanciation sociale et le lavage fréquent des mains.

L’efficacité du vaccin Pfizer contre le variant delta a été évaluée dans le cadre d’une étude de grande envergure. Après 2 doses, l’efficacité du vaccin Pfizer était de 93,7 % chez les patients atteints du variant alpha et de 88,0 % chez ceux atteints du variant delta. Une dose unique du vaccin était nettement moins efficace contre ces deux variants, en particulier contre le variant delta.

Le vaccin Pfizer et le vaccin Moderna ne doivent pas être administrés aux personnes qui ont présenté une réaction allergique sévère à une dose précédente de ces vaccins ou à l’un des composants de ce vaccin (notamment le polyéthylène glycol [PEG]). Le vaccin Johnson & Johnson ne doit pas être administré aux personnes ayant des antécédents de réaction allergique sévère à l’un de ses ingrédients.

Les effets secondaires des trois vaccins sont similaires et comprennent les suivants :

  • Douleur, gonflement et rougeur au site d’injection

  • Fatigue

  • Maux de tête

  • Douleurs musculaires

  • Frissons

  • Douleurs articulaires

  • Fièvre

  • Nausées

  • Sensation de malaise

  • Gonflement des ganglions lymphatiques

Les effets secondaires durent généralement plusieurs jours. En ce qui concerne les vaccins contre le COVID-19 Pfizer et Moderna, les effets secondaires sont plus fréquents après la deuxième dose qu’après la première dose.

Il existe un faible risque de réaction allergique sévère. Elle survient généralement dans un délai de quelques minutes à 1 heure après avoir reçu une dose du vaccin, et elle nécessite un traitement d’urgence (appelez une ambulance ou rendez-vous à l’hôpital le plus proche). Les personnes ayant présenté des réactions allergiques sévères à d’autres vaccins ou à des médicaments injectables doivent discuter du risque de réaction allergique avec leur médecin et doivent rester en observation après avoir reçu le vaccin. Les signes d’une réaction allergique sévère comprennent

  • Difficultés à respirer

  • Gonflement du visage et de la gorge

  • Rythme cardiaque rapide

  • Éruption cutanée sévère sur tout le corps

  • Étourdissements et faiblesse

Des cas de myocardite Myocardite La myocardite est une inflammation du tissu musculaire du cœur (myocarde) entraînant la mort tissulaire. La myocardite peut être provoquée par de nombreuses affections, notamment une infection... en apprendre davantage et de péricardite Péricardite aiguë La péricardite aiguë est une inflammation subite du péricarde (sac souple à deux feuillets qui enveloppe le cœur), souvent douloureuse, qui provoque un épanchement de liquide et de composants... en apprendre davantage Péricardite aiguë ont été rapportés après la deuxième dose des vaccins Pfizer et Moderna, ce qui suggère que le risque de ces événements est accru après la vaccination. Les personnes ayant été vaccinées doivent consulter immédiatement un médecin si elles présentent une douleur thoracique, un essoufflement ou une sensation d’accélération du rythme cardiaque, de palpitations ou de martèlement après la vaccination.

Il existe un faible risque de développer des caillots sanguins dans les vaisseaux sanguins du cerveau, de l’abdomen et des jambes, ainsi qu’un faible taux de plaquettes (cellules sanguines qui aident l’organisme à arrêter les saignements) pour les personnes ayant reçu le vaccin Johnson & Johnson. Chez ces personnes, les symptômes ont commencé environ 1 à 2 semaines après la vaccination. La plupart des personnes ayant développé ces caillots sanguins et un faible taux de plaquettes étaient des femmes âgées de 18 à 49 ans. Le risque de développer cet effet secondaire est faible. Les personnes présentant un des symptômes suivants après avoir reçu le vaccin Johnson & Johnson doivent immédiatement consulter un médecin :

  • Essoufflement

  • Douleur thoracique

  • Gonflement des jambes

  • Douleur abdominale persistante

  • Maux de tête sévères ou persistants ou vision floue

  • Tendance aux ecchymoses ou petites taches de sang sous la peau ailleurs qu’au site de l’injection

Traitement du COVID-19

  • Médicaments pour soulager la fièvre et les douleurs musculaires

  • Parfois, remdésivir et/ou dexaméthasone

  • Parfois, anticorps monoclonaux

La plupart des personnes atteintes du COVID-19 ne nécessitent aucun traitement.

Les directives émises par les Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH) recommandent l’utilisation du remdésivir (un médicament antiviral) et de la dexaméthasone (un anti-inflammatoire) chez certaines personnes présentant une forme grave de la maladie. Le remdésivir est le seul traitement approuvé par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) pour le COVID-19, et il est approuvé uniquement pour une utilisation chez les patients hospitalisés atteints du COVID-19. De nombreux médicaments sont en cours d’évaluation dans des essais cliniques, mais on ne dispose pas d’informations suffisantes sur leur mécanisme d’action pour recommander leur utilisation en dehors de ces essais cliniques. De multiples essais cliniques portant sur un antirétroviral contre le VIH appelé lopinavir/ritonavir et des antipaludiques appelés chloroquine et hydroxychloroquine ont montré que ces médicaments n’avaient aucun effet bénéfique. Il n’existe pas non plus d’essais cliniques randomisés documentant l’utilité du médicament antiparasitaire appelé ivermectine pour la prévention ou le traitement du COVID-19.

Trois anticorps monoclonaux ont reçu une EUA de la part de la FDA pour le traitement des formes légères à modérées du COVID-19 chez les patients adultes et pédiatriques (âgés de 12 ans et plus et pesant au moins 40 kg) atteints du COVID-19 et chez les personnes qui présentent un risque élevé de progression vers une maladie grave (cela inclut les personnes âgées de 65 ans ou plus ou qui présentent certaines affections chroniques).

Le sang des personnes s’étant rétablies du COVID-19 contient des anticorps dirigés contre le virus SARS-CoV-2. Une étude récente a observé que le plasma sanguin provenant de patients s’étant rétablis pouvait aider certains patients présentant des symptômes légers à se rétablir. Les anticorps de synthèse (anticorps monoclonaux) au virus SARS-CoV-2 ont reçu une autorisation d’utilisation d’urgence de la FDA pour le traitement de certains patients atteints de formes légères à modérées du COVID-19. Les données issues d’essais cliniques concernant ces deux nouveaux traitements, qui sont administrés uniquement par perfusion intraveineuse, sont insuffisantes pour préconiser ou déconseiller leur utilisation, et ils ne doivent pas être considérés comme des traitements standards.

Du paracétamol ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l’ibuprofène, peuvent être pris pour soulager la fièvre et les douleurs musculaires. Malgré d’initiales préoccupations anecdotiques, il n’existe aucune preuve scientifique que l’utilisation d’AINS aggrave le COVID-19. De même, il n’existe aucune preuve scientifique que les personnes atteintes du COVID-19 doivent arrêter de prendre les médicaments antihypertenseurs appelés inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA) ou antagonistes des récepteurs de l’angiotensine (ARA).

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