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COVID-19

(Maladie à coronavirus 2019 ; COVID)

Par

Brenda L. Tesini

, MD, University of Rochester School of Medicine and Dentistry

Dernière révision totale févr. 2022| Dernière modification du contenu févr. 2022
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Les faits en bref
Ressources liées au sujet

Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë qui peut être grave et qui est causée par le coronavirus appelé SARS-CoV-2.

  • Les symptômes du COVID-19 sont très variables.

  • Deux types de tests peuvent être utilisés pour diagnostiquer une infection par le COVID-19.

  • Des mesures doivent être prises pour prévenir toute infection, en particulier la vaccination, la distanciation sociale et le port de masques.

  • Le traitement du COVID-19 dépend de la gravité de l’infection et de la probabilité que la personne développe une forme sévère de la maladie.

Le COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l’année 2019 à Wuhan, en Chine, avant de se propager très largement dans le monde. Pour obtenir des informations à jour concernant le nombre de cas et de décès, veuillez consulter la page Centers for Disease Control and Prevention: 2019 Novel Coronavirus (Centres américains de contrôle et de prévention des maladies : nouveau coronavirus 2019), ainsi que le Tableau de bord sur le coronavirus (COVID-19) de l’Organisation mondiale de la Santé.

Transmission du COVID-19

Le COVID-19 se transmet principalement d’une personne à l’autre par les gouttelettes respiratoires produites lorsqu’une personne tousse, éternue, chante, fait du sport ou parle. Le virus se propage à la fois par l’intermédiaire de grosses gouttelettes respiratoires qui peuvent parcourir de courtes distances et d’aérosols de particules respiratoires qui peuvent rester en suspension dans l’air pendant plusieurs heures et parcourir des distances plus importantes (plus de 2 mètres) avant d’être inhalés. En général, plus l’interaction avec une personne infectée est rapprochée et longue, plus le risque de transmission du virus est élevé. Certains facteurs, tels que la distance avec une personne infectée, le temps passé auprès d’une personne infectée, le volume d’air de l’espace où se déroule l’interaction ainsi que la direction et la vitesse du flux aérien peuvent augmenter ce risque. Le COVID-19 peut également se transmettre en touchant une surface sur laquelle le virus est présent, puis en se touchant la bouche, le nez ou les yeux.

Le virus est généralement transmis par une personne présentant des symptômes de l’infection. Mais il peut être transmis avant l’apparition des symptômes (personnes présymptomatiques), et même par des personnes infectées qui ne développent aucun symptôme (personnes asymptomatiques).

Les situations à haut risque de transmission comprennent les établissements de vie collectifs (par exemple, les centres de soins, les établissements de soins de longue durée, les internats, les prisons, les navires) et les bâtiments surpeuplés et mal ventilés (tels que les offices religieux en salle, les salles de sport, les bars, les discothèques, les restaurants intérieurs et les abattoirs). Les résidents des centres de soins sont également exposés à un risque élevé de maladie grave en raison de leur âge et de leurs troubles médicaux sous-jacents.

Les variants Delta et Omicron du virus SARS-CoV-2, apparus récemment, se transmettent plus facilement que les variants précédents (voir CDC : Variant Delta : ce que nous savons à propos de la science). Le 30 novembre 2021, aux États-Unis, le variant Omicron a été qualifié de « variant préoccupant ». Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC, Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) ont collaboré avec les partenaires internationaux de santé publique pour en savoir plus sur le variant Omicron. (Voir aussi CDC : Variant Omicron : ce que vous devez savoir.)

Symptômes du COVID-19

Les symptômes varient d’une personne à l’autre atteinte du COVID-19. La plupart des personnes infectées par le COVID-19 présentent des symptômes légers, voire ne présentent aucun symptôme, mais certaines tombent gravement malades et décèdent. Les symptômes peuvent comprendre les suivants :

  • Fièvre

  • Toux

  • Maux de gorge

  • Congestion ou écoulement nasal

  • Essoufflement ou difficultés respiratoires

  • Frissons ou tremblements répétés accompagnés de frissons

  • Perte de l’odorat ou du goût nouvellement apparue

  • Fatigue

  • Douleurs musculaires

  • Maux de tête

  • Nausées ou vomissements

  • Diarrhée

Si une personne développe des symptômes, ils apparaissent généralement environ 2 à 14 jours après l’infection. Concernant le variant Omicron, les symptômes apparaissent généralement en seulement 2 à 4 jours.

Le risque de maladie grave et de décès des personnes atteintes du COVID-19 augmente avec l’âge, chez les fumeurs et chez les personnes présentant d’autres troubles médicaux graves, comme un cancer, une maladie cardiaque, pulmonaire, rénale ou hépatique, une drépanocytose, un diabète, une obésité ou des troubles compromettant le système immunitaire. Dans tous les groupes d’âge, le risque de maladie grave et de décès diminue chez les personnes vaccinées contre le COVID-19 Vaccination Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë qui peut être grave et qui est causée par le coronavirus appelé SARS-CoV-2. Les symptômes du COVID-19 sont très variables.... en apprendre davantage .

Outre une maladie respiratoire pouvant être grave et entraîner le décès, d’autres complications graves sont possibles, à savoir :

Une rare complication appelée syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants (MIS-C) pouvant être liée au COVID-19 a été rapportée chez les enfants. Les symptômes de ce syndrome peuvent être similaires à ceux d’une maladie rare appelée maladie de Kawasaki Maladie de Kawasaki La maladie de Kawasaki est caractérisée par une inflammation des vaisseaux sanguins dans tout le corps. Sa cause est inconnue, mais certains éléments font penser à une origine d’ordre... en apprendre davantage Maladie de Kawasaki et comprendre de la fièvre, des douleurs abdominales et une éruption cutanée. La vaccination aide à se protéger contre le MIS-C. Une complication similaire a été rapportée chez les jeunes adultes et ceux d’âge moyen (syndrome inflammatoire multisystémique chez les adultes [MIS-A]).

Chez la plupart des personnes, les symptômes disparaissent en une semaine environ. Cependant, chez quelques personnes, les symptômes durent plus longtemps, le plus souvent avec un essoufflement, une toux et une fatigue extrême, persistant parfois pendant des semaines. Chez 25 à 50 % des personnes atteintes du COVID-19, les symptômes durent pendant des mois. De nombreuses dénominations ont été utilisées en référence à cet état, dont : le COVID long, le syndrome post-COVID et les séquelles post-aiguës de l’infection par le SARS-CoV-2.

Même si l’on pense généralement que l’infection par les coronavirus garantit une certaine immunité contre les risques de réinfection, on ignore encore la durée et l’efficacité de l’immunité après le COVID-19. Les symptômes associés à une réinfection tendent à être similaires ou plus légers, par rapport à ceux de la première infection.

Diagnostic du COVID-19

  • Analyses pour identifier le virus

Les médecins suspectent le COVID-19 chez les personnes présentant des symptômes de l’infection. Un contact étroit récent avec une personne atteinte du COVID-19 augmente le risque d’infection. En cas de suspicion de COVID-19, la personne doit appeler son médecin avant de se passer un test de dépistage et avant de se rendre à son cabinet ou à l’hôpital, afin que des précautions appropriées puissent être prises.

Les personnes suivantes doivent faire l’objet d’un test de dépistage du COVID-19 (voir également CDC : Présentation des tests de dépistage du SARS-CoV-2) :

Les personnes ayant participé à des activités qui les exposent à un risque plus élevé de contracter le COVID-19, comme participer à de grands rassemblements ou fréquenter des lieux bondés à l’intérieur sans bien porter le masque régulièrement souhaiteront peut-être également se faire tester.

Deux types de tests peuvent être utilisés pour diagnostiquer une infection par le COVID-19 :

  • TAAN (tests d’amplification des acides nucléiques)

  • Tests antigéniques

Il existe plusieurs types de TAAN. Les tests RT-PCR (réaction en chaîne par polymérase avec transcription inverse en temps réel), souvent simplement appelés tests PCR, sont le type de TAAN ayant la plus grande sensibilité et la plus grande spécificité, ce qui signifie qu’ils sont plus précis et qu’ils constituent ainsi le premier test privilégié de dépistage du COVID-19. Des tests RT-PCR peuvent être réalisés sur des sécrétions respiratoires supérieures et inférieures (échantillons prélevés à partir d’écouvillons nasaux ou oraux, ou échantillons de salive) afin d’identifier le virus.

Les tests antigéniques peuvent être réalisés à domicile ou dans un établissement de soins, mais ils sont généralement moins précis que les TAAN, y compris les tests RT-PCR. Par conséquent, il peut être nécessaire de confirmer certains résultats de test antigénique (par exemple, un test négatif chez une personne présentant des symptômes) avec un test RT-PCR ou un autre TAAN. Dans de nombreux kits de test antigénique, il est également recommandé de répéter le test sur plusieurs jours pour augmenter la probabilité de détecter une infection. De plus, certains tests peuvent ne pas détecter le variant Omicron (voir FDA : Mutations virales du SARS-CoV-2 : impact sur les tests de dépistage du COVID-19).

Un autre type de test est appelé test de détection des anticorps. Les tests de détection des anticorps (également appelés tests sérologiques) ne sont pas utilisés pour diagnostiquer les infections en cours. Les tests de détection des anticorps permettent de déterminer si la personne passant le test de dépistage a été précédemment infectée, ce qui est important pour le suivi des cas et l’étude du virus.

Prévention du COVID-19

La meilleure manière de prévenir l’infection est d’être complètement vacciné(e) Vaccination Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë qui peut être grave et qui est causée par le coronavirus appelé SARS-CoV-2. Les symptômes du COVID-19 sont très variables.... en apprendre davantage . En plus d’être vaccinées, les personnes doivent éviter d’être exposées au virus en prenant les mesures recommandées par les CDC.

Port du masque et autres mesures de routine

Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) fournissent les recommandations suivantes concernant le port d’un masque bien ajusté, couvrant la bouche et le nez (voir CDC : Utilisation de masques pour ralentir la propagation du COVID-19) :

  • Toute personne de 2 ans ou plus qui n’est pas complètement vaccinée doit porter un masque dans les lieux publics en intérieur.

  • Tout le monde, quel que soit son statut vaccinal, doit porter un masque lorsqu’il fréquente des lieux publics en intérieur dans les régions où le nombre de cas de COVID-19 est élevé.

  • Dans les régions où le nombre de cas de COVID-19 est élevé, toutes les personnes âgées de 2 ans ou plus, quel que soit leur statut vaccinal, doivent porter un masque dans les lieux bondés en extérieur et pour pratiquer des activités en extérieur lorsqu’elles sont en contact direct avec d’autres personnes qui ne sont pas complètement vaccinées.

  • Les personnes atteintes d’une maladie ou prenant des médicaments qui affaiblissent leur système immunitaire peuvent ne pas être totalement protégées, même si elles sont complètement vaccinées. Elles doivent continuer de prendre toutes les précautions recommandées pour les personnes non vaccinées, y compris bien porter le masque lorsqu’elles côtoient d’autres personnes, jusqu’à ce que leur professionnel de santé leur indique le contraire.

  • Tout le monde doit porter un masque en cas de maladie et en présence d’autres personnes.

  • Tout le monde doit porter un masque lors des soins à une personne malade.

Différents types de masques offrent différents niveaux de protection, notamment (dans l’ordre croissant de protection) : les masques en tissu multicouches ; les masques chirurgicaux multicouches ; les masques KF94, KN95 ou K95. Les personnes peuvent également être tenues de porter un masque en vertu des lois, des réglementations ou des normes locales, ou des directives commerciales ou professionnelles, et cela peut varier selon le statut vaccinal (voir CDC : Types de masques et de masques de protection respiratoire).

En plus de porter un masque, les personnes non complètement vaccinées doivent respecter la « distanciation sociale » (observer une distance de 2 mètres entre les personnes qui ne vivent pas dans le même foyer).

En outre, les CDC recommandent de prendre les mesures de routine suivantes pour tenter de prévenir la propagation des virus respiratoires :

  • Se laver les mains souvent avec de l’eau et du savon pendant au moins 20 secondes, surtout après avoir été aux toilettes, avant de manger et après s’être mouché(e), avoir toussé ou avoir éternué

  • Utiliser une solution hydroalcoolique contenant au moins 60 % d’alcool si du savon et de l’eau ne sont pas facilement accessibles

  • Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche sans s’être lavé les mains

  • Éviter tout contact étroit avec des personnes malades

  • Rester chez soi en cas de maladie

  • Tousser ou éternuer dans un mouchoir en papier, puis le jeter à la poubelle

  • Nettoyer et désinfecter les objets et surfaces touchés fréquemment à l’aide d’un nettoyant ménager en spray standard ou de lingettes

  • Surveiller son état de santé pour détecter tous symptômes potentiels et prendre sa température si des symptômes apparaissent

Mise en quarantaine et isolement

Pour aider à prévenir la propagation du COVID-19, les centres américains de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) recommandent des mesures de mise en quarantaine et d’isolement. (Voir aussi CDC : Mise en quarantaine et isolement.)

La mise en quarantaine vise à isoler les personnes ayant été en « contact direct » avec une personne contagieuse pour qu’elles n’infectent pas d’autres personnes.

  • Être en contact direct implique d’avoir été à moins de 2 mètres d’une personne atteinte du COVID-19 pendant une durée globale d’au moins 15 minutes sur une période de 24 heures. Une personne infectée peut commencer à propager l’infection 2 jours avant l’apparition des symptômes ou l’obtention d’un test positif au COVID-19.

  • Concernant les élèves de la maternelle à la terminale devant porter le masque correctement et régulièrement à l’intérieur comme à l’extérieur, on parle de contact direct lorsqu’un élève se trouve à moins de 1 mètre d’un élève ou d’une personne infectée (voir CDC : Contact direct).

La quarantaine commence le jour du contact direct, qui est considéré comme le jour 0 (le décompte des jours de quarantaine commence le jour 1). Les personnes dont les vaccins contre le COVID-19 ne sont pas à jour doivent se mettre en quarantaine jusqu’au jour 5 et porter un masque bien ajusté jusqu’au jour 10. Si la mise en quarantaine n’est pas possible, la personne doit porter un masque bien ajusté à tout moment lorsqu’elle est en présence d’autres personnes jusqu’au jour 10.

Les personnes suivantes ayant été en contact direct avec une personne infectée n’ont pas besoin de se mettre en quarantaine, mais doivent porter un masque bien ajusté jusqu’au jour 10 :

  • Les personnes dont les vaccins contre le COVID-19 sont à jour

  • Les personnes infectées par le COVID-19 (dont l’infection a été confirmée par un test positif) dans les 90 jours précédant l’exposition

Les personnes exposées doivent faire l’objet d’un test de dépistage du COVID-19 5 à 7 jours après avoir été en contact direct avec une ou plusieurs personnes, qu’elles présentent ou non des symptômes, et qu’elles soient ou non vaccinées. Si la personne exposée présente des symptômes pouvant être liés au COVID-19, elle doit immédiatement s’isoler jusqu’à l’obtention d’un test négatif au COVID-19.

L’isolement vise à séparer les personnes constituant un cas confirmé ou suspecté de COVID-19 de celles n’étant pas atteintes du COVID-19. Les CDC recommandent l’isolement des personnes présentant des symptômes du COVID-19 et/ou un test positif au COVID-19. Les personnes qui sont isolées doivent rester chez elles et séparées des autres, ou porter un masque bien ajusté lorsqu’elles doivent côtoyer les autres personnes du foyer.

L’isolement doit commencer le jour de l’apparition des symptômes ou de l’obtention d’un test positif au COVID-19, considéré comme le jour 0 (le décompte des jours d’isolement commence le jour 1), et dure au moins jusqu’au jour 5.

  • Les personnes peuvent interrompre leur isolement le jour 6 si elles ne présentent pas de fièvre depuis au moins 24 heures, sans prendre de médicaments atténuant la fièvre, et si les symptômes s’améliorent. Elles doivent porter un masque bien ajusté jusqu’au jour 10 lorsqu’elles côtoient d’autres personnes.

  • Si une personne a accès à un test de dépistage du COVID-19, le test peut être réalisé le jour 5 de la période d’isolement ou après. Si le résultat du test est positif, l’isolement doit se poursuivre jusqu’au jour 10. Si le résultat du test est négatif, l’isolement peut cesser, mais la personne doit porter un masque bien ajusté lorsqu’elle côtoie d’autres personnes chez elle ou ailleurs jusqu’au jour 10.

  • Les personnes gravement malades doivent s’isoler au moins jusqu’au jour 10.

Vaccination

La vaccination reste la stratégie la plus efficace pour prévenir les formes graves et les décès dus au COVID-19 avec les variants récents et qui circulent actuellement, Delta et Omicron. Le taux d’hospitalisation aux États-Unis à l’automne 2021 était 8 à 10 fois plus élevé chez les personnes non vaccinées que chez les personnes vaccinées. Les personnes non vaccinées étaient également 20 fois plus susceptibles de décéder du COVID-19 que les personnes vaccinées, sur cette même période.

Il est très important de suivre les recommandations de vaccination pour sa propre santé, la santé de sa famille et la santé de tous les membres de la communauté. Plusieurs vaccins contre le COVID-19 sont actuellement utilisés dans le monde (voir Suivi des vaccins contre le COVID-19). Aux États-Unis, pour les personnes non immunodéprimées, les vaccins sont administrés selon le calendrier suivant (voir CDC : Points clés à savoir sur les vaccins contre le COVID-19) :

  • Primovaccination : 1 injection OU 2 injections à 3 ou 4 semaines d’intervalle, selon le vaccin

  • Dose de rappel : injection supplémentaire au moins 2 à 5 mois après la primovaccination, selon le vaccin

Aux États-Unis, deux vaccins à ARNm ont reçu une autorisation d’utilisation complète et un vaccin à vecteur adénoviral a reçu une autorisation d’utilisation d’urgence (Emergency Use Authorization, EUA) de la part de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA).

Vaccins à ARNm

  • BNT162b2, le vaccin contre le COVID-19 (ARNm) commercialisé sous le nom commercial de Comirnaty et fabriqué par Pfizer-BioNTech, a été approuvé par la FDA pour les personnes âgées de 16 ans et plus. Il est disponible dans le cadre d’une autorisation d’utilisation d’urgence à des fins d’utilisation chez les personnes âgées de 5 à 15 ans. La primovaccination pour ce vaccin est de 2 injections à 3 semaines d’intervalle. (Voir aussi FDA : Fiche d’information destinée aux professionnels de santé [Pfizer-BioNTech].)

  • mRNA-1273, le vaccin contre le COVID-19 (ARNm) fabriqué par Moderna, a été approuvé par la FDA pour les personnes âgées de 18 ans et plus. La primovaccination pour ce vaccin est de 2 injections à 4 semaines d’intervalle. (Voir aussi FDA : Fiche d’information destinée aux professionnels de santé [Moderna].)

Vaccin à vecteur adénoviral

  • Ad26.COV2.S, le vaccin contre le COVID-19 (vecteur adénoviral) fabriqué par Janssen/Johnson & Johnson, est disponible dans le cadre d’une autorisation d’utilisation d’urgence à des fins d’utilisation chez les personnes âgées de 18 ans et plus. La primovaccination pour ce vaccin consiste en une injection unique. (Voir aussi FDA : Fiche d’information destinée aux professionnels de santé [Janssen].)

Dans la plupart des cas, les vaccins à ARNm (de Pfizer-BioNTech et Moderna) sont préférés au vaccin à vecteur (de Janssen/Johnson & Johnson) pour les doses de primovaccination et de rappel en raison du risque faible d’effets secondaires graves du vaccin à vecteur (voir CDC : Présentation et sécurité d’emploi du vaccin Janssen/Johnson & Johnson contre le COVID-19).

Une dose primaire supplémentaire est recommandée pour les personnes dont le système immunitaire est modérément à sévèrement affaibli. Les personnes doivent discuter avec leur médecin de leur état de santé et de l’éventualité qu’une dose primaire supplémentaire leur convienne (voir également CDC : Recommandations en faveur de la vaccination contre le COVID-19 pour les personnes modérément ou sévèrement immunodéprimées). Les recommandations suivantes ont été publiées :

  • Les personnes modérément à sévèrement immunodéprimées âgées de 18 ans et plus qui ont terminé la série primaire du vaccin mRNA-1273 (de Moderna) doivent planifier de recevoir une dose primaire supplémentaire au moins 28 jours après avoir reçu leur deuxième injection, puis une dose de rappel Vaccination au moins 3 mois après.

  • Les personnes modérément à sévèrement immunodéprimées âgées de 5 ans et plus qui ont terminé la série primaire du vaccin BNT162b2 (de Pfizer-BioNTech) doivent planifier de recevoir une dose primaire supplémentaire au moins 28 jours après avoir reçu leur deuxième injection. Les personnes âgées de 12 ans et plus doivent également recevoir une dose de rappel Vaccination au moins 3 mois après.

  • Les personnes modérément à sévèrement immunodéprimées âgées de 18 ans et plus qui ont reçu le vaccin Ad26.COV2.S (de Janssen/Johnson & Johnson) doivent recevoir une deuxième injection (dose supplémentaire) d’un vaccin à ARNm contre le COVID-19 au moins 28 jours après avoir reçu la dose de vaccin Ad26.COV2.S, puis une dose de rappel au moins 2 mois après. (Les personnes ayant reçu une première dose du vaccin Ad26.COV2.S et ayant déjà reçu une dose de rappel sans avoir reçu la seconde injection primaire de vaccin à ARNm doivent recevoir une troisième dose de vaccin à ARNm au moins 2 mois après la dose de rappel.)

Doses de rappel

Il s’avère que la protection contre l’infection s’estompe avec le temps, une fois la primovaccination terminée. Afin d’optimiser la protection contre l’infection, les formes graves et le décès, des doses de rappel sont recommandées 2 à 5 mois après la fin de la primovaccination. Les personnes ayant reçu une dose de rappel alors qu’elles étaient éligibles sont considérées comme étant « à jour » dans leurs vaccins.

Les personnes âgées de 12 ans et plus sont éligibles pour recevoir une dose de rappel. (Voir CDC : Doses de rappels du vaccin contre le COVID-19.)

  • Les doses de rappel sont recommandées pour toutes les personnes âgées de 12 ans et plus ayant reçu le vaccin BNT162b2 et dont la primovaccination s’est terminée au moins 5 mois plus tôt (ou 3 mois plus tôt, si elles sont immunodéprimées).

  • Les doses de rappel sont recommandées pour toutes les personnes ayant reçu le vaccin mRNA-1273, qui sont âgées de 18 ans et plus, et qui ont terminé la série primaire de 2 doses (ou leur troisième dose de la série primaire, si elles sont immunodéprimées) au moins 5 mois plus tôt (ou 3 mois plus tôt, si elles sont immunodéprimées).

  • Les doses de rappel sont recommandées pour les personnes ayant reçu le vaccin Ad26.COV2.S, âgées de 18 ans et plus et qui ont reçu leur première dose de vaccin au moins 2 mois plus tôt. (Les personnes immunodéprimées ayant reçu une deuxième injection d’un vaccin à ARNm contre le COVID-19 après avoir reçu une injection de vaccin Ad26.COV2.S doivent recevoir une dose de rappel au moins 2 mois après la deuxième injection.)

  • Les personnes éligibles peuvent choisir de recevoir une dose de rappel de n’importe quel vaccin disponible contre le COVID-19 (BNT162b2, mRNA-1273 ou Ad26.COV2.S), quel que soit le vaccin initialement administré. Dans la plupart des cas, les vaccins à ARNm (de Pfizer-BioNTech et Moderna) sont préférés au vaccin à vecteur (de Janssen/Johnson & Johnson) en raison du risque faible d’effets secondaires graves avec le vaccin à vecteur. (Contrairement aux personnes âgées de 18 ans et plus qui peuvent choisir n’importe quel vaccin contre le COVID-19 disponible comme dose de rappel, seule une dose de rappel du vaccin BNT162b2 fabriqué par Pfizer-BioNTech est actuellement autorisée chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans.)

Traitement du COVID-19

  • Médicaments pour soulager la fièvre et les douleurs musculaires

  • Parfois, remdésivir et/ou dexaméthasone

  • Parfois, médicaments antiviraux pour les infections légères à modérées

  • Parfois, anticorps monoclonaux

Le traitement du COVID-19 dépend de la gravité de l’infection et de la probabilité que la personne développe une forme sévère de la maladie.

En cas de maladie bénigne, le repos à domicile suffit en général. Du paracétamol ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l’ibuprofène, peuvent être pris pour soulager la fièvre et les douleurs musculaires. Malgré d’initiales préoccupations anecdotiques, il n’existe aucune preuve scientifique que l’utilisation d’AINS aggrave le COVID-19. De même, il n’existe aucune preuve scientifique que les personnes atteintes du COVID-19 doivent arrêter de prendre les médicaments antihypertenseurs appelés inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA) ou antagonistes des récepteurs de l’angiotensine (ARA).

Certains médicaments et d’autres traitements sont recommandés pour les personnes atteintes d’une maladie grave liée au COVID-19 ou pour les personnes à haut risque d’évolution vers une maladie grave. Il s’agit d’un sujet en évolution rapide (voir Recommandations thérapeutiques contre le COVID-19 des National Institutes of Health (NIH, Instituts nationaux américains de la santé) et Recommandations de l’Infectious Diseases Society of America (IDSA, Société américaine des maladies infectieuses) sur le traitement et la prise en charge des patients atteints du COVID-19).

Le remdésivir (médicament antiviral) est utilisé pour le traitement de certaines personnes hospitalisées atteintes du COVID-19. Le remdésivir est administré par voie intraveineuse. La durée de traitement recommandée est de 5 jours. L’association remdésivir et dexaméthasone, un corticoïde, est fréquemment utilisée chez les personnes hospitalisées qui ont besoin d’une oxygénothérapie.

L’association nirmatrelvir et ritonavir est un médicament antiviral pris par voie orale. Elle peut être utilisée pour traiter une infection légère à modérée par le COVID-19 chez certains adultes et adolescents qui présentent un risque élevé d’évolution vers une forme grave du COVID-19, y compris une hospitalisation ou le décès. Son utilisation n’est pas autorisée pendant plus de 5 jours consécutifs.

Le molnupiravir est un médicament antiviral pris par voie orale. Il peut être utilisé pour traiter une infection légère à modérée par le COVID-19 chez des adultes non hospitalisés qui présentent un risque élevé d’évolution vers une forme grave du COVID-19, y compris une hospitalisation ou un décès, et pour qui d’autres alternatives de traitement du COVID-19 ne sont ni disponibles ni appropriées. Le molnupiravir est administré par voie orale et son utilisation n’est pas autorisée pendant plus de 5 jours consécutifs. Son utilisation n’est pas recommandée pendant la grossesse.

Trois anticorps monoclonaux peuvent être utilisés pour le traitement des formes légères à modérées du COVID-19 chez les patients adultes et pédiatriques (âgés de 12 ans et plus, et pesant au moins 40 kg) atteints du COVID-19 et qui présentent un risque élevé d’évolution vers une maladie grave. Cela concerne également les personnes âgées de 65 ans ou plus, ou qui présentent certaines affections chroniques. Un seul des trois anticorps monoclonaux est efficace contre le variant Omicron. Les anticorps monoclonaux sont administrés par voie intraveineuse ou par injection d’une dose unique.

Les traitements suivants ne sont PAS recommandés pour le traitement ou la prévention du COVID-19 :

  • Plasma sanguin des patients guéris

  • Immunoglobulines non spécifiques (IGIV) et traitement par cellules souches mésenchymateuses

  • Traitements immunomodulateurs supplémentaires, dont les interférons, les inhibiteurs de kinases et les inhibiteurs de l’interleukine

  • Azithromycine et antirétroviraux

  • Lopinavir/ritonavir (rétroviral contre le VIH)

  • Chloroquine et hydroxychloroquine (antipaludiques)

  • Ivermectine (médicament antiparasitaire) : la FDA et d’autres organismes ont publié des mises en garde concernant la toxicité de l’utilisation inappropriée de préparations à base d’ivermectine destinées à l’usage des animaux de grande taille (voir FDA : Pourquoi ne pas utiliser l’ivermectine pour traiter ou prévenir le COVID-19).

Informations supplémentaires

Médicaments mentionnés dans cet article

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