Introuvable
Emplacements

Trouvez des informations sur des sujets médicaux, des symptômes, des médicaments, des procédures, des nouvelles et bien plus encore, rédigées pour les professionnels de santé.

Fracture de côtes

Par Thomas G. Weiser, MD, MPH, Assistant Professor, Department of Surgery, Section of Trauma & Critical Care, Stanford University School of Medicine

Cliquez ici pour
l’éducation des patients

Un traumatisme fermé du thorax peut provoquer une ou plusieurs fractures des côtes.

Les fractures de côtes sont habituellement liées à une lésion directe de la paroi thoracique, souvent consécutive à un choc violent (p. ex., par décélération très rapide ou par coup de batte de base-ball ou par chute); cependant, parfois, chez les personnes âgées, un traumatisme léger ou modéré (p. ex., une chute sans gravité) peut suffire. Si ≥ 2 côtes adjacentes se fracturent au niveau de 2 sites distincts, les ruptures de chaque côte provoquent la formation d'un volet costal ( Volet costal).

Pièges à éviter

  • Un traumatisme mineur (p. ex., suite à une chute) chez la personne âgée peut causer des fractures de côtes et avoir des conséquences fatales.

Des lésions du thorax associées peuvent être présentes, notamment

  • Une lésion de l'aorte, de la sous-clavière ou un traumatisme cardiaque (rare mais pouvant se voir lors des brusques décélérations, en particulier en cas de fracture de la 1ère ou de la 2e côte)

  • Des lésions abdominales ou spléniques (associées à une fracture de côte de K7 à K12)

  • Lacération ou contusion pulmonaire

  • Pneumothorax

  • Hémothorax

  • Lésions trachéobronchiques (rares)

Complications

La plupart des complications résulte de blessures concomitantes. Les fractures de côtes isolées sont douloureuses, mais causent rarement des complications. Cependant, une difficulté inspiratoire (inspiration incomplète à cause de la douleur) peut être à l'origine d'une atélectasie ou d'une pneumonie, en particulier chez les personnes âgées ou ceux qui ont des fractures multiples. En conséquence, les patients âgés ont des taux de mortalité élevés (jusqu'à 20%) en raison de fractures des côtes. Les patients jeunes, en bonne santé et ceux qui présentent 1 ou 2 fractures des côtes développent rarement ces complications.

Symptomatologie

La douleur est intense, est aggravée par les mouvements du tronc (dont la toux ou la respiration profonde) et dure plusieurs semaines. Les côtes touchées sont assez douloureuses; parfois, le clinicien peut détecter un crépitement au-dessus de la côte affectée lorsque le segment fracturé se déplace sous l'effet de la palpation.

Diagnostic

  • Habituellement rx pulmonaire

La palpation de la paroi thoracique peut identifier certaines fractures. Certains médecins estiment qu'une évaluation clinique est suffisante dans le cas de patients en bonne santé qui présentent un traumatisme mineur. Cependant, chez le patient présentant un traumatisme fermé important, une rx thorax est typiquement réalisée pour rechercher des lésions associées (p. ex., pneumothorax, contusion pulmonaire). De nombreuses fractures des côtes ne sont pas visibles sur la rx thorax; une imagerie spécifique des côtes peut être effectuée, mais l’identification de toutes les fractures de côtes par les rx n'est pas toujours nécessaire. Les autres examens sont effectués en fonction des lésions associées suspectées cliniquement.

Traitement

  • Analgésie

  • Toilette pulmonaire

Le traitement nécessite généralement des antalgiques opiacés, bien qu'ils puissent altérer la respiration et aggraver l'atélectasie. Certains médecins prescrivent des AINS simultanément.

Afin de minimiser les complications respiratoires, le patient doit effectuer volontairement et fréquemment des respirations profondes (p. ex., toutes les heures pendant les heures de réveil) ou tousser. Le maintien (comme avec une attelle) de la zone lésée en la soutenant avec la paume de la main ou un oreiller peut permettre de réduire la douleur pendant la respiration profonde ou la toux. Le patient est hospitalisé s'il présente ≥ 3 côtes fracturées ou une insuffisance cardio-pulmonaire sous-jacente. L'immobilisation (p. ex., par strapping ou taping) doit généralement être évitée; ceci gêne la respiration et peut faciliter l’apparition d'une atélectasie ou une pneumonie. Si les patients ne peuvent pas tousser ou respirer profondément en dépit des analgésiques oraux ou IV, l'administration de médicaments épiduraux ou les blocs des nerfs intercostaux peuvent être envisagés.

Points clés

  • La morbidité est due à une lésion pulmonaire sous-jacente, splénique, ou vasculaire ou au développement d'une pneumonie due à la contention, plutôt qu'aux fractures de côtes.

  • L'identification rx de toutes les fractures de côtes est généralement inutile.

  • La douleur peut être sévère et durer des semaines, nécessitant habituellement des analgésiques opiacés.

  • Le strapping ou le taping doivent généralement être évités car ils gênent la respiration et peuvent faciliter l’apparition d'une atélectasie ou une pneumonie.

Ressources dans cet article