Le Manuel Merck

Please confirm that you are a health care professional

honeypot link

Obésité

Par

Adrienne Youdim

, MD, David Geffen School of Medicine at UCLA

Dernière révision totale janv. 2020| Dernière modification du contenu janv. 2020
Cliquez ici pour l’éducation des patients
Ressources liées au sujet

L'obésité correspond à un excès de poids, elle est définie comme un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m2. Les complications comprennent les pathologies cardiovasculaires (en particulier chez le sujet présentant un excès de graisse abdominale), un diabète sucré, certains cancers, une lithiase biliaire, une stéatose hépatique, une cirrhose, une arthrose, des troubles de la reproduction chez l'homme et la femme, des troubles psychologiques et, pour le sujet dont l'IMC est ≥ 35, un décès prématuré. Le diagnostic est basé sur l'indice de masse corporelle. Le traitement comprend la modification du mode de vie (p. ex., du régime alimentaire, de l'activité physique et du comportement) et, pour certains patients, les médicaments ou la chirurgie bariatrique (perte de poids).

La prévalence est la plus élevée chez les Hispaniques (47,0%) et les Noirs non hispaniques (46,8%), comparativement aux Blancs (37,9%), et aux Asiatiques (12,7% [2 Références générales L'obésité correspond à un excès de poids, elle est définie comme un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m2. Les complications comprennent les pathologies cardiovasculaires (en particulier... en apprendre davantage ]). Les hommes noirs dans les groupes à revenu élevé sont plus susceptibles d'être obèses que ceux appartenant aux groupes à faible revenu. Cependant, les femmes des groupes à revenus plus élevés sont moins susceptibles d'être obèses, à l'exception des femmes noires. Dans leur cas, il n'y avait aucune différence de prévalence de l'obésité selon sur le revenu.

Tableau
icon

L'obésité et ses complications sont responsables aux États-Unis de plus de 300 000 décès prématurés chaque année, ce qui en fait la seconde cause de mortalité après le tabagisme.

Références générales

Étiologie de l'obésité

Les causes de l'obésité sont probablement multifactorielles et peuvent comprendre une prédisposition génétique. Au final, l'obésité est causée par un déséquilibre de longue date entre l'apport énergétique et l'utilisation d'énergie, notamment les dépenses d'énergie pour les besoins métaboliques de base et les dépenses d'énergie liées à l'activité physique. Cependant, de nombreux autres facteurs semblent augmenter la prédisposition à l'obésité, dont les perturbateurs endocriniens (p. ex., bisphénol A [BPA]), le microbiome intestinal, les cycles veille/sommeil et des facteurs environnementaux.

Facteurs génétiques

L'héritabilité de l'IMC est d'environ 66%. Les facteurs génétiques peuvent affecter différentes molécules et récepteurs des voies de signalisation notamment hypothalamiques et digestives, impliquées dans la prise alimentaire (voir encadré Contrôle des apports Contrôle des apports L'obésité correspond à un excès de poids, elle est définie comme un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m2. Les complications comprennent les pathologies cardiovasculaires (en particulier... en apprendre davantage ). Les facteurs génétiques peuvent être héréditaires ou résulter de pathologies in utero (appelés empreinte génétique [genetic imprinting]). Rarement, l'obésité est due à des taux anormaux de peptides qui régulent les apports alimentaires (p. ex., leptine) ou à des anomalies au niveau de leurs récepteurs (p. ex., récepteur de la mélanocortine-4).

Contrôle des apports

Des signaux pré- et post-absorptifs issus du tractus gastro-intestinal et des modifications de concentrations plasmatiques en nutriments interviennent à court et long terme par des mécanismes de rétroaction pour contrôler la consommation alimentaire:

  • Les hormones gastro-intestinales (p. ex., glucagon-like peptide 1 [GLP-1], cholécystokinine [CCK], peptide YY [PYY]) réduisent les apports alimentaires.

  • La ghréline, principalement sécrétée par l'estomac, augmente la prise alimentaire.

  • La leptine, sécrétée par les tissus adipeux, informe le cerveau de l'état des réserves de graisse. La leptine supprime l'appétit chez la personne de poids normal, mais plus la masse grasse est importante plus les taux de leptine sont élevés. Les taux de leptine peuvent diminuer en cas de perte de poids puis envoyer un signal de faim au cerveau.

L'hypothalamus intègre différents signaux impliqués dans la régulation de l'équilibre énergétique et active alors des voies qui augmentent ou diminuent les apports et les dépenses énergétiques:

  • Le neuropeptide Y (NPY), l'agouti-related peptide (ARP), alpha-melanocyte-stimulating hormone (hormone stimulatrice des mélanocytes) (alpha-MSH), le cocain and amphetamine-related peptide (CART), l'orexine, et la melanin concentrating hormone (MCH) stimulent la prise alimentaire.

  • La corticotropic hormone (CRH) et l'urocortine l'inhibent.

Le système limbique (amygdale, hippocampe et cortex préfrontal) assure la médiation de la voie hédoniste pour la prise alimentaire, y compris les fringales, les habitudes et la récompense. Le désir de manger peut dépasser les voies homéostatiques, car il a été démontré que les émotions et le stress affectaient les peptides régulateurs tels que la ghréline. Ces effets sont médiés par la dopamine.

Des facteurs génétiques régulent également la dépense énergétique, dont le métabolisme basal, la thermogenèse induite par l'alimentation et celle associée à l'activité involontaire. Les facteurs génétiques pourraient jouer un rôle plus important sur la répartition des graisses, en particulier de la graisse abdominale (qui augmente le risque de syndrome métabolique Syndrome métabolique Le syndrome métabolique est caractérisé par un tour de taille important (en raison d'un excès de graisse abdominale), une hypertension, une glycémie à jeun anormale ou une résistance à l'insuline... en apprendre davantage ), que sur le niveau de la masse graisseuse totale.

Facteurs environnementaux

On prend du poids lorsque l'apport calorique dépasse les besoins énergétiques. Les déterminants importants des apports énergétiques sont

  • La taille des portions

  • La densité d'énergie de la nourriture

Les aliments riches en calories (p. ex., les aliments transformés), les régimes riches en glucides raffinés et la consommation de sodas, de jus de fruits et d'alcool favorisent la prise de poids. Les régimes riches en fruits et légumes frais, en fibres, en glucides complexes et en protéines maigres, avec de l'eau comme principal liquide consommé, minimisent la prise de poids.

Une vie sédentaire favorise la prise de poids.

Autres facteurs régulateurs

L'obésité maternelle prénatale, le tabagisme maternel et un retard de croissance intra-utérin peuvent perturber la régulation du poids et contribuent à la prise de poids pendant l'enfance et plus tard. Une persistance de l'obésité au-delà de la petite enfance rend la perte de poids ultérieure plus difficile.

La composition du microbiome intestinal semble également être un facteur important; l'utilisation précoce d'antibiotiques et d'autres facteurs qui modifient la composition du microbiome intestinal peuvent favoriser une prise de poids et une obésité plus tard dans la vie (1 Références pour l'étiologie L'obésité correspond à un excès de poids, elle est définie comme un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m2. Les complications comprennent les pathologies cardiovasculaires (en particulier... en apprendre davantage ).

L'exposition précoce aux obésogènes, un type de produit chimique perturbant le système endocrinien (p. ex., fumée de cigarette, bisphénol A, pollution de l'air, retardateurs de flamme, phtalates, biphényles polychlorés, etc.) peut modifier les points de consigne métaboliques par l'épigénétique ou l'activation nucléaire, augmentant ainsi le risque de développement de l'obésité (2 Autres facteurs régulateurs L'obésité correspond à un excès de poids, elle est définie comme un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m2. Les complications comprennent les pathologies cardiovasculaires (en particulier... en apprendre davantage ).

Les événements indésirables de l'enfance ou les abus au cours de la petite enfance augmentent le risque de plusieurs troubles, dont l'obésité. L'étude des Centers for Disease Control and Prevention sur les événements indésirables sur l'enfance a démontré que les antécédents de maltraitance verbale, physique ou sexuelle dans l'enfance prédisaient une augmentation de 8% du risque d'indice de masse corporelle ≥ 30 et de 17,3% d'indice de masse corporelle ≥ 40. Certains types d'abus présentaient le risque le plus élevé. Par exemple, l'abus verbal fréquent a été mis en relation avec la plus grande augmentation du risque (88%) pour un indice de masse corporelle > 40. Le fait d'être souvent frappé et blessé augmente le risque d'indice de masse corporelle > 30 de 71% (3 Références pour l'étiologie L'obésité correspond à un excès de poids, elle est définie comme un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m2. Les complications comprennent les pathologies cardiovasculaires (en particulier... en apprendre davantage ). Les mécanismes cités pour l'association entre l'abus et l'obésité comprennent des phénomènes neurobiologiques et épigénétiques (4 Références pour l'étiologie L'obésité correspond à un excès de poids, elle est définie comme un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 kg/m2. Les complications comprennent les pathologies cardiovasculaires (en particulier... en apprendre davantage ).

Environ 15% des femmes prennent définitivement ≥ 10 kg à chaque grossesse.

Le manque de sommeil (généralement < 6 à 8 h/nuit) peut entraîner une prise de poids en changeant les taux d'hormones de satiété qui favorisent la faim.

Certains médicaments, dont les corticostéroïdes, le lithium, les antidépresseurs traditionnels (tricycliques, tétracycliques, inhibiteurs de la monoamine oxydase [IMAO]), les benzodiazépines, anticonvulsivants, thiazolidinediones (p. ex., rosiglitazone, pioglitazone), bêta-bloqueurs, et les médicaments antipsychotiques, peuvent induire une prise de poids.

Plus rarement, la prise de poids peut être provoquée par l'une des maladies suivantes:

Troubles du comportement alimentaire

L'obésité est associée à 2 principaux troubles du comportement alimentaire:

  • L'hyperphagie boulimique Hyperphagie boulimique L'hyperphagie boulimique consiste en la consommation récurrente de grandes quantités d'aliments, accompagnée d'une sensation de perte de contrôle. Il n'est pas suivi d'un comportement compensateur... en apprendre davantage correspond à la consommation impulsive de grandes quantités d'aliments avec un sentiment subjectif de perte de contrôle pendant l'épisode et à une culpabilité au décours de l'épisode. Ce trouble ne comporte pas de comportements compensatoires, tels que les vomissements. L'hyperphagie boulimique se produit chez environ 3,5% des femmes et 2% des hommes au cours de leur vie et chez environ 10 à 20% des sujets qui participent à des programmes de perte de poids. L'obésité associée à ces désordres peut être importante souvent caractérisée par des fluctuations pondérales et des difficultés psychologiques.

  • Le syndrome de polyphagie nocturne comprend une anorexie matinale, une hyperphagie le soir et une insomnie, avec le fait de manger au milieu de la nuit. Dans cette situation, plus de 25 à 50% de la prise alimentaire quotidienne ont lieu après le repas du soir. Environ 10% des personnes qui consultent pour traitement d'une obésité sévère présentent ce trouble aux États-Unis. Dans quelques cas, ce trouble alimentaire peut être favorisé par la prise d'hypnotiques tels que le zolpidem.

D'autres troubles du comportement alimentaires, proches mais moins marqués contribuent probablement à une prise de poids chez un plus grand nombre de sujets. Par exemple, s'alimenter après le repas du soir contribue à une prise de poids excessive chez nombre de personnes qui n'ont pas de syndrome d'alimentation nocturne.

Références pour l'étiologie

  • 1. Ajslev TA, Andersen CS, Gamborg M, et al: Childhood overweight after establishment of the gut microbiota: The role of delivery mode, pre-pregnancy weight and early administration of antibiotics. Int J Obes 35 (4): 522–529, 2011. doi: 10.1038/ijo.2011.27.

  • 2. Heindel JJ, Newbold R, Schug TT: Endocrine disruptors and obesity. Nat Rev Endocrinol 11 (11):653–661, 2015. doi: 10.1038/nrendo.2015.163.

  • 3. Williamson DF, Thompson TJ, Anda RF, et al: Body weight and obesity in adults and self-reported abuse in childhood. Int J Obes Relat Metab Disord 26(8):1075-82, 2002. doi: 10.1038/sj.ijo.0802038.

  • 4. Anda RF, Felitti VJ, Bremner JD, et al: The enduring effects of abuse and related adverse experiences in childhood. A convergence of evidence from neurobiology and epidemiology. Eur Arch Psychiatry Clin Neurosci 256(3):174-86, 2006. doi: 10.1007/s00406-005-0624-4.

Complications de l'obésité

Les complications de l'obésité incluent:

Une résistance à l'insuline Diabète de type 2 Le diabète sucré est la conséquence d'une diminution de la sécrétion d'insuline, associée à des degrés variables à une résistance des tissus périphériques à l'insuline aboutissant à une hyperglycémie... en apprendre davantage , une dyslipidémie Dyslipidémie Une dyslipidémie se définit par une élévation du cholestérol plasmatique, des triglycérides (TG) ou par un taux de cholestérol HDL bas, anomalies contribuant à l'apparition de l'athérosclérose... en apprendre davantage Dyslipidémie et une HTA Hypertension On définit l'HTA comme une élévation prolongée de la pression artérielle au repos, systolique (≥ 130 mmHg) et/ou diastolique (≥ 80 mmHg). L’HTA sans cause connue (primitive; précédemment nommée... en apprendre davantage Hypertension (syndrome métabolique) peuvent se développer, prédisposant souvent à terme au diabète sucré Diabète sucré Le diabète sucré est la conséquence d'une diminution de la sécrétion d'insuline, associée à des degrés variables à une résistance des tissus périphériques à l'insuline aboutissant à une hyperglycémie... en apprendre davantage et à la coronaropathie Revue générale des coronaropathies La coronaropathie correspond à une altération du flux sanguin dans les artères coronaires, le plus souvent due à des lésions d'athérome. Les formes cliniques comprennent l'ischémie silencieuse... en apprendre davantage Revue générale des coronaropathies . Ces complications sont plus fréquentes en cas d'adiposité abdominale, de niveau élevé de triglycérides, d'antécédents familiaux de diabète de type 2 ou de maladie cardiovasculaire prématurée ou d'association de ces facteurs de risque.

L'obésité peut entraîner un syndrome obésité-hypoventilation (" syndrome de Pickwick "). Les difficultés respiratoires induisent une hypercapnie, une diminution de la sensibilité des centres respiratoires au dioxyde de carbone, une hypoxie, un cœur pulmonaire et un risque de décès prématuré. Ce syndrome peut survenir seul ou conséquence d'une apnée obstructive du sommeil.

Les dermatoses sont fréquentes; la sueur et les sécrétions cutanées retenues dans les épais replis favorisent les développements bactériens et mycosiques, fréquemment responsables d'infections (intertrigo).

L'obésité peut être génératrice de problèmes sociaux, économiques et psychologiques, du fait de préjugés, de discrimination et stigmatisation et d'une mauvaise image de soi. Par exemple, les personnes obèses rencontrent des difficultés d'embauche et de salaire.

Diagnostic de l'obésité

  • Indice de masse corporelle (IMC)

  • Tour de taille

  • Parfois, analyse de la composition corporelle

  • Surpoids = 25 à 29,9 kg/m2

  • Obésité = 30 kg/m2

L'IMC est un outil de dépistage assez grossier qui a des limites particulièrement dans certaines populations. Certains experts pensent que les seuils d'IMC doivent être fonction de l'origine ethnique, du sexe et de l'âge. Par exemple, dans certaines populations non blanches, les complications de l'obésité se développent à un IMC beaucoup plus faible que chez les Blancs.

Chez l'enfant et l'adolescent, le surpoids est défini comme un indice de masse corporelle 95e percentile, d'après les Centers for Disease Control and Prevention age- and sex-specific growth charts.

Tableau
icon

Les Asiatiques et nombre de populations Aborigènes ont un seuil d'IMC de surpoids inférieur (23 kg/m2). En outre, l'IMC peut être élevé chez les sportifs très musclés qui ont un tissu adipeux très réduit de graisse corporelle et, à l'inverse il peut être normal ou bas chez des personnes en surpoids qui ont perdu de la masse musculaire.

Le tour de taille et le syndrome métabolique semblent mieux prédire le risque de complications métaboliques et cardiovasculaires que l'IMC.

La relation entre tour de taille et le risque de complications dues à l'obésité varie selon le groupe ethnique et le sexe:

  • Hommes blancs: > 93 cm, en particulier > 101 cm

  • Femmes blanches: > 79 cm, en particulier > 87 cm

  • Hommes asiatiques indiens: > 78 cm en particulier > 90 cm

  • Femmes asiatiques indiennes: > 72 cm, en particulier > 80 cm

Analyse de la composition corporelle

La composition corporelle, le pourcentage de masse grasse et de masse non grasse, donne une définition plus précise de l'excès de graisse, donc d'obésité. Bien que probablement inutile, en pratique clinique de routine, l'analyse de composition corporelle peut être utile pour déterminer si une élévation de l'IMC est due à un excès de graisse ou de masse musculaire.

L'impédancemétrie bioélectrique permet d'estimer le pourcentage de la masse graisseuse, simplement et de manière non invasive. L'analyse d'impédance bioélectrique estime directement le pourcentage de la quantité totale d'eau corporelle; le calcul du pourcentage de graisse corporelle en est dérivé indirectement. L'impédancemétrie bioélectrique est plus fiable chez les personnes en bonne santé ou qui présentent un nombre limité de pathologies chroniques pouvant modifier l'hydratation (p. ex., obésité modérée, diabète sucré). On ne sait pas si l'analyse de l'impédance bioélectrique peut entraîner un risque chez les porteurs de défibrillateurs implantés.

La pesée (hydrostatique) est la méthode la plus précise pour mesurer le pourcentage de la masse graisseuse. Coûteuse et longue, elle est plus souvent utilisée pour la recherche que pour le diagnostic clinique. Pour être pesé avec précision, le patient doit être en immersion et en expiration profonde.

Les techniques d'imagerie, dont la TDM, l'IRM et l'absorptiométrie biphotonique par rayons X (DEXA), plus accessible, peuvent également estimer le pourcentage et la distribution de masse graisseuse mais elles ne sont généralement utilisées que pour la recherche.

Autres examens

Dépister chez les patients obèses les troubles concomitants fréquents, tels que l'apnée obstructive du sommeil Apnée obstructive du sommeil L'apnée obstructive du sommeil consiste en des épisodes de fermeture partielle et/ou complète des voies respiratoires supérieures pendant le sommeil, provoquant l'interruption de la respiration... en apprendre davantage , le diabète Dépistage de la maladie Le diabète sucré est la conséquence d'une diminution de la sécrétion d'insuline, associée à des degrés variables à une résistance des tissus périphériques à l'insuline aboutissant à une hyperglycémie... en apprendre davantage , la dyslipidémie Dyslipidémie Une dyslipidémie se définit par une élévation du cholestérol plasmatique, des triglycérides (TG) ou par un taux de cholestérol HDL bas, anomalies contribuant à l'apparition de l'athérosclérose... en apprendre davantage Dyslipidémie , l'hypertension Hypertension On définit l'HTA comme une élévation prolongée de la pression artérielle au repos, systolique (≥ 130 mmHg) et/ou diastolique (≥ 80 mmHg). L’HTA sans cause connue (primitive; précédemment nommée... en apprendre davantage Hypertension , la stéatose hépatique Stéatose hépatique non alcoolique La stéatose hépatique est une accumulation excessive de lipides dans les hépatocytes. La stéatose hépatique non alcoolique comprend la simple infiltration graisseuse (une maladie bénigne appelée... en apprendre davantage , et la dépression Diagnostic Les troubles dépressifs sont caractérisés par une tristesse suffisamment sévère ou persistante pour perturber le fonctionnement quotidien et souvent par une diminution de l'intérêt ou du plaisir... en apprendre davantage . Les outils de dépistage peuvent être utiles; p. ex., dans l'apnée du sommeil obstructive on peut utiliser un instrument tel que le questionnaire STOP-BANG (voir tableau Score STOP-BANG de risque de l'apnée obstructive du sommeil Score STOP-BANG de risque de l'apnée obstructive du sommeil Près de la moitié de la population des États-Unis rapporte des troubles liés au sommeil. Un sommeil altéré peut provoquer des troubles émotionnels, des troubles de mémoire, de mauvaises aptitudes... en apprendre davantage ) et souvent l'index d'apnée-hypopnée Diagnostic L'apnée obstructive du sommeil consiste en des épisodes de fermeture partielle et/ou complète des voies respiratoires supérieures pendant le sommeil, provoquant l'interruption de la respiration... en apprendre davantage (nombre total d'épisodes d'apnée ou d'hypopnée se produisant par heure de sommeil). L'apnée obstructive du sommeil est souvent sous diagnostiquée, et l'obésité en augmente le risque.

Pronostic de l'obésité

Non traitée, l'obésité tend à s'aggraver. La probabilité et la gravité des complications sont proportionnelles à

  • La quantité absolue de graisse

  • La distribution de la graisse

  • Masse musculaire absolue

Après une perte de poids, la plupart des personnes retrouvent leur poids antérieur au traitement dans les 5 ans, et, par conséquent, l'obésité demande un programme de surveillance à long terme à l'instar de toute autre maladie chronique.

Traitement de l'obésité

  • Prise en charge nutritionnelle

  • Activité physique

  • Prise en charge comportementale

  • Médicaments (p. ex., phentermine, orlistat, lorcasérine [non disponible aux USA], phentermine/topiramate, naltrexone/bupropion retard, liraglutide)

  • Chirurgie bariatrique

La perte même de 5 à 10% du poids améliore l'état de santé général, contribue à réduire le risque de développer des complications cardiovasculaires (p. ex., hypertension Hypertension On définit l'HTA comme une élévation prolongée de la pression artérielle au repos, systolique (≥ 130 mmHg) et/ou diastolique (≥ 80 mmHg). L’HTA sans cause connue (primitive; précédemment nommée... en apprendre davantage Hypertension , dyslipidémie Dyslipidémie Une dyslipidémie se définit par une élévation du cholestérol plasmatique, des triglycérides (TG) ou par un taux de cholestérol HDL bas, anomalies contribuant à l'apparition de l'athérosclérose... en apprendre davantage Dyslipidémie , résistance à l'insuline Diabète de type 2 Le diabète sucré est la conséquence d'une diminution de la sécrétion d'insuline, associée à des degrés variables à une résistance des tissus périphériques à l'insuline aboutissant à une hyperglycémie... en apprendre davantage ), diminue leur gravité, et peut réduire la gravité d'autres complications et troubles concomitants tels que l'apnée obstructive du sommeil Apnée obstructive du sommeil L'apnée obstructive du sommeil consiste en des épisodes de fermeture partielle et/ou complète des voies respiratoires supérieures pendant le sommeil, provoquant l'interruption de la respiration... en apprendre davantage , la stéatose hépatique Stéatose hépatique non alcoolique La stéatose hépatique est une accumulation excessive de lipides dans les hépatocytes. La stéatose hépatique non alcoolique comprend la simple infiltration graisseuse (une maladie bénigne appelée... en apprendre davantage , l'infertilité Revue générale des infertilités L'infertilité est habituellement définie comme l'incapacité d'un couple à concevoir après 1 an de rapports sexuels non protégés. L'infertilité est définie comme une maladie par l'OMS. Des rapports... en apprendre davantage et la dépression Troubles dépressifs Les troubles dépressifs sont caractérisés par une tristesse suffisamment sévère ou persistante pour perturber le fonctionnement quotidien et souvent par une diminution de l'intérêt ou du plaisir... en apprendre davantage .

Les résultats thérapeutiques dépendent fortement du soutien des professionnels de santé, des proches et des membres de la famille. Les programmes de suivi structurés améliorent les résultats.

Régime

Une alimentation équilibrée est importante pour la perte de poids et son maintien.

Les stratégies comprennent les actions suivantes

  • Manger de petits repas en évitant ou en choisissant soigneusement les collations

  • Remplacer par des fruits et légumes frais et des salades les glucides raffinés et les aliments transformés

  • Remplacer par de l'eau, les boissons sucrées ou les jus de fruit

  • Limiter la consommation d'alcool à des taux modérés

  • Inclure des produits laitiers sans matière grasse ou allégés qui font partie d'une alimentation saine et contribuent à fournir une quantité suffisante de vitamine D

Les régimes hypocaloriques et riches en fibres qui limitent modestement les calories (de 600 kcal/jour) et qui incorporent des protéines maigres semblent donner les meilleurs résultats à long terme. Les aliments à faible indice glycémique (voir tableau Indice glycémique de certains aliments Indice glycémique de certains aliments La nutrition est la science des aliments et de leur rapport avec la santé. Les nutriments sont des molécules chimiques contenues dans les aliments et utilisées par l'organisme pour sa croissance... en apprendre davantage ) et les huiles de poissons marins ou acides gras mono-insaturées d'origine végétale (p. ex., huile d'olive) réduisent le risque de pathologies cardiovasculaires et de diabète Diabète sucré Le diabète sucré est la conséquence d'une diminution de la sécrétion d'insuline, associée à des degrés variables à une résistance des tissus périphériques à l'insuline aboutissant à une hyperglycémie... en apprendre davantage .

Les substituts de repas permettent de perdre du poids et de le stabiliser; ces produits peuvent être utilisés en continu ou par intermittence.

Les régimes qui sont trop restrictifs sont peu susceptibles d'être suivis ou de provoquer une perte de poids durable. Les régimes qui limitent l'apport calorique à < 50% de la dépense énergétique de base Dépense énergétique Nombre de patients dénutris requièrent un support nutritionnel qui vise à augmenter leur masse maigre. L'alimentation orale peut être difficile chez certains patients anorexiques ou qui ont... en apprendre davantage , dits régimes très hypocaloriques, peuvent ne comprendre que 800 kcal/jour. Un régime très pauvre en calories peut être indiqué chez le patient obèse; cependant, ces régimes doivent être supervisés par un médecin, et une fois le poids perdu, les apports ne doivent être augmentés que progressivement afin d'empêcher une reprise du poids.

Activité physique

L'exercice physique augmente la dépense énergétique, le métabolisme basal et la thermogenèse induite par le repas. L'activité physique semble également réguler l'appétit vers des consommations caloriques plus appropriées aux besoins. D'autres avantages associés à l'activité physique comprennent les suivants

  • Augmentation de sensibilité à l'insuline

  • Amélioration du profil lipidique

  • Réduction de la pression artérielle

  • Augmentation de la capacité aérobie

  • Bien-être psychologique

  • Risque de cancer du sein et du côlon diminué

  • Espérance de vie accrue

Les exercices, y compris d'endurance (résistance), augmentent la masse musculaire. Le tissu musculaire brûle plus de calories au repos que le tissu adipeux, l'augmentation de la masse musculaire entraîne donc des augmentations durables du métabolisme basal. Des exercices intéressants et agréables sont plus susceptibles d'être pratiqués de façon soutenue. Une association d'exercices d'aérobie et de résistance est préférable à ces exercices pratiqués seuls. Les lignes directrices suggèrent une activité physique de 150 min/semaine pour obtenir un bénéfice en termes de santé et 300 à 360 min/semaine pour obtenir une perte de poids et son maintien. Développer un mode de vie physiquement plus actif peut permettre de perdre du poids et son maintien.

Prise en charge comportementale

On peut recommander des interventions comportementales pour aider les patients à perdre du poids. Elles comprennent

  • Soutien

  • Auto-surveillance

  • Prise en charge du stress

  • Gestion des urgences

  • Résolution de problème

  • Contrôle du stimulus

Le soutien peut être apporté par un groupe, un ami, ou des membres de la famille. La participation à un groupe de soutien peut améliorer la compliance à des changements de style de vie et accroître ainsi la perte de poids. Plus les sujets assistent aux réunions de groupe, plus le soutien, la motivation et la supervision qu'ils reçoivent est importante, meilleure est leur responsabilisation, ce qui entraîne une perte de poids plus importante.

L'auto-surveillance peut comprendre la tenue d'un journal alimentaire (comprenant le nombre de calories des aliments), des pesées régulières, et observer et enregistrer des modèles de comportement. D'autres informations utiles comprennent l'heure et le lieu de la consommation des aliments, la présence ou l'absence d'autres sujets, et l'humeur. Le médecin peut fournir un feedback sur la façon dont les patients peuvent améliorer leurs habitudes alimentaires.

La gestion du stress consiste à enseigner aux patients à identifier les situations stressantes et à élaborer des stratégies pour gérer le stress qui ne comportent pas de prise alimentaire (p. ex., faire une promenade, méditer, respirer profondément).

La gestion des contingences implique d'apporter des récompenses tangibles pour les comportements positifs (p. ex., pour avoir augmenté le temps passé à marcher ou réduit la consommation de certains aliments). Les récompenses peuvent être administrées par d'autres sujets (p. ex., des membres d'un groupe de soutien ou un soignant) ou par le sujet (p. ex., achat de nouveaux vêtements ou billets pour un concert). Des félicitations verbales peuvent aussi être utiles.

La résolution de problème consiste à identifier et à planifier à l'avance les situations qui augmentent le risque de mauvaise alimentation (p. ex., voyages, sortir dîner) ou qui réduisent la possibilité d'activité physique (p. ex., la conduite à travers le pays).

Le contrôle du stimulus consiste à identifier les obstacles à une saine alimentation et à une vie active et à élaborer des stratégies pour les surmonter. Par exemple, les sujets peuvent éviter d'aller au fast-food ou ne pas avoir de bonbons chez eux. Afin de passer à un mode de vie plus actif, ils peuvent choisir un passe-temps actif (p. ex., jardinage), s'inscrire à des activités programmées de groupe (p. ex., cours de gymnastique, équipes sportives), marcher plus, prendre l'habitude de monter les escaliers plutôt que l'ascenseur, et se garer à l'autre bout des parcs de stationnement (ce qui oblige à marcher plus longtemps).

Les ressources de l'Internet, des applications pour appareils mobiles et d'autres dispositifs technologiques peuvent aussi permettre des changements de style de vie et la perte de poids. Des applications peuvent permettre aux patients de se fixer un objectif de perte de poids, de surveiller leurs progrès, de suivre leur consommation de nourriture et d'enregistrer leur activité physique.

Médicaments

L'orlistat inhibe la lipase intestinale, diminue l'absorption des matières grasses alimentaires. L'orlistat n'étant pas absorbé, les effets systémiques sont rares. Des flatulences, des selles huileuses et une diarrhée sont fréquentes, et ont tendance à disparaître au cours de la 2e année de traitement. Une dose de 120 mg par voie orale 3 fois/jour doit être prise avec les repas qui comprennent des graisses. Un supplément vitaminique doit être pris au moins 2 heures avant ou après la prise d'orlistat. La malabsorption et une cholestase sont des contre-indications; le syndrome du côlon irritable et d'autres pathologies digestives peuvent rendre difficile la tolérance à l'orlistat. L'orlistat est disponible en vente libre.

La phentermine est un anorexigène d'action centrale qui peut être utilisé à court terme (≤ 3 mois). La dose initiale habituelle est de 15 mg par voie orale 1 fois/jour; et la dose peut être augmentée à 30 mg 1 fois/jour, 37,5 mg 1 fois/jour, 15 mg 2 fois/jour ou 8 mg 3 fois/jour avant les repas. Les effets secondaires courants comprennent une augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque, des insomnies, de l'anxiété et une constipation. La phentermine ne doit pas être utilisée en cas de troubles cardiovasculaires préexistants, l'hypertension mal contrôlée, d'hyperthyroïdie, ou d'antécédents de toxicomanie ou de dépendance. Deux doses quotidiennes permettent de mieux contrôler l'appétit tout au long de la journée.

L'association de phentermine et de topiramate (utilisée pour traiter les convulsions et les migraines) est approuvée pour une utilisation à long terme. Cette association de médicaments entraîne une perte de poids pendant une période pouvant aller jusqu'à 2 ans. La dose de départ de la forme à libération prolongée (phentermine 3,75 mg/topiramate 23 mg) doit être augmentée à 7,5 mg/46 mg après 2 semaines, puis progressivement augmentée jusqu'à un maximum de 15 mg/92 mg si nécessaire pour maintenir la perte de poids. Les malformations congénitales représentant un risque, l'association ne doit être administrée aux femmes en âge de procréer que si elles utilisent une contraception et sont testées chaque mois pour s'assurer qu'elles ne sont pas enceintes. D'autres effets indésirables potentiels comprennent des problèmes de sommeil, des troubles cognitifs, et une augmentation du rythme cardiaque. Les effets cardiovasculaires à long terme sont inconnus, et des études post-commercialisation sont en cours.

La lorcasérine (non disponible aux États-Unis) supprime l'appétit par agonisme sélectif des récepteurs 2C (5-HT2C) cérébraux de la sérotonine. Contrairement aux médicaments sérotoninergiques précédemment utilisés pour obtenir une perte de poids, la lorcasérine cible sélectivement les récepteurs 5-HT2C de l'hypothalamus qui, lorsqu'ils sont stimulés, entraînent une hypophagie; elle ne stimule pas les récepteurs 5-HT2B situés sur les valves cardiaques. Dans les études cliniques, l'incidence de la valvulopathie n'était pas significativement augmentée chez les patients sous lorcasérine par rapport à ceux sous placebo. La dose habituelle et un maximum de lorcasérine est de 10 mg par voie orale toutes les 12 heures. Les effets indésirables les plus fréquents chez les non diabétiques sont des céphalées, des nausées, des vertiges, la fatigue, la bouche sèche et la constipation; ces effets sont généralement auto-limités. La lorcasérine ne doit pas être utilisée avec des médicaments sérotoninergiques, tel que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSN) ou les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO), car il existe un risque de syndrome sérotoninergique Syndrome sérotoninergique Le syndrome sérotoninergique est une pathologie pouvant mettre en jeu le pronostic vital et résultant d'une activité sérotoninergique du système nerveux central augmentée, habituellement due... en apprendre davantage .

Des comprimés à libération prolongée de naltrexone/bupropion peuvent être utilisés comme adjuvant de perte de poids. La naltrexone (utilisée pour faciliter l'arrêt de l'alcool) est un antagoniste des opiacés et est censée bloquer la rétroaction négative sur les voies de la satiété dans le cerveau. Le bupropion (utilisé pour traiter la dépression et faciliter le sevrage tabagique) peut induire une hypophagie par activité adrénergique et dopaminergique dans l'hypothalamus. La dose initiale est un comprimé unique de naltrexone 8 mg/bupropion 90 mg; la dose est titrée pendant 4 semaines à la dose maximale de 2 comprimés 2 fois/jour. Les effets indésirables les plus fréquents sont des nausées, des vomissements, des céphalées et des augmentations de pression artérielle systolique et diastolique de 1 à 3 mmHg. Les contre-indications à ce médicament comprennent l'hypertension incontrôlée et des antécédents ou des facteurs de risque de crises d'épilepsie, car le bupropion réduit le seuil épileptogène.

Le liraglutide est un agoniste du GLP-1 utilisé initialement dans le traitement du diabète de type 2. Le liraglutide augmente la libération d'insuline par le pancréas sous l'effet du glucose pour induire un contrôle glycémique; le liraglutide augmente également la satiété et réduit la prise alimentaire. Des études ont montré que le liraglutide 3 mg/jour entraîne une perte de poids de 12,2% après 56 semaines. La dose initiale est de 0,6 mg 1 fois/jour; la dose est augmentée de 0,6 mg/semaine à la dose maximale de 3 mg 1 fois/jour. Le liraglutide doit être administré par injection. Les effets indésirables comprennent des nausées et des vomissements; la prise de liraglutide comporte un risque de pancréatite aiguë et de tumeurs thyroïdiennes à cellules C.

Les médicaments destinés à faire perdre du poids doivent être arrêtés en cas de non documentation d'une perte de poids après 12 semaines de traitement.

La plupart des médicaments pour la perte de poids en vente libre sont déconseillés car leur efficacité n'a pas été démontrée. Des exemples de ces médicaments sont garcinia gummi-gutta, L-carnitine, chitosan, pectine, extrait de pépins de raisin, de marron d'Inde, picolinate de chrome, fucus vesiculosus et ginkgo biloba. Certains (p. ex., caféine, éphédrine, guarana, phénylpropanolamine) ont des effets indésirables qui sont supérieurs à leurs avantages. En outre, certains de ces médicaments sont adultérés ou contiennent des substances nocives interdites par la FDA (U.S. Food and Drug Administration) (p. ex., l'éphédra, l'orange amère, la sibutramine).

Chirurgie

Populations particulières

L'obésité est particulièrement préoccupante chez l'enfant et peut poser problème chez la personne âgée.

Enfants

Dans le cas des enfants obèses, les complications sont plus fréquentes parce qu'ils sont obèses plus longtemps. Plus de 25% des enfants et des adolescents sont en surpoids ou obèses. (Voir aussi Obésité chez les adolescents Obésité chez les adolescents L'obésité est aujourd'hui deux fois plus fréquente chez l'adolescent qu'il y a 30 ans, et c'est l'une des causes les plus fréquentes de consultation en cliniques pour adolescents. Même si moins... en apprendre davantage .)

Après la puberté, la prise alimentaire augmente pour s'adapter aux besoins physiologiques; l'augmentation de la masse grasse est plus marquée chez les filles au moment de la puberté.

Chez l'enfant obèse, les complications psychologiques (p. ex., une mauvaise estime de soi, des difficultés sociales, une dépression), respiratoires et musculosquelettiques peuvent se développer tôt. Certaines complications musculosquelettiques, telles que l'épiphysiolyse de la tête fémorale Épiphysiolyse de la tête fémorale L'épiphysiolyse de la tête fémorale est un déplacement du col fémoral en haut et en avant par rapport à l'épiphyse fémorale. Le diagnostic repose sur les rx des deux hanches; parfois une autre... en apprendre davantage Épiphysiolyse de la tête fémorale , sont particulières à l'enfant. D'autres complications précoces peuvent comprendre l'apnée obstructive Apnée obstructive du sommeil chez l'enfant L'apnée obstructive du sommeil chez l'enfant est définie par des épisodes de fermeture partielle ou complète des voies respiratoires qui surviennent pendant le sommeil pouvant conduire à l'arrêt... en apprendre davantage , l'insulino-résistance Diabète de type 2 Le diabète sucré est la conséquence d'une diminution de la sécrétion d'insuline, associée à des degrés variables à une résistance des tissus périphériques à l'insuline aboutissant à une hyperglycémie... en apprendre davantage , l'hyperlipidémie et la stéatohépatite non alcoolique Stéatose hépatique non alcoolique La stéatose hépatique est une accumulation excessive de lipides dans les hépatocytes. La stéatose hépatique non alcoolique comprend la simple infiltration graisseuse (une maladie bénigne appelée... en apprendre davantage . Le risque de complications cardiovasculaires, respiratoires, métaboliques, hépatiques et d'autres complications liées à l'obésité augmente à l'âge adulte.

Le risque d'obésité persistant à l'âge adulte dépend en partie de quand l'obésité a débuté:

  • Au cours de la petite enfance: risque faible

  • Entre 6 mois et 5 ans: 25%

  • Après 6 ans: > 50%

  • Pendant l'adolescence, si un parent est obèse: > 80%

Chez l'enfant, prévenir une prise de poids supplémentaire plutôt que perdre du poids est un objectif raisonnable. L'alimentation doit être équilibrée aux besoins de croissance et l'activité physique augmentée. L'augmentation de l'activité, notamment ludique, a plus de chances d'être efficace qu'un programme structuré d'exercices physiques. Habituer l'enfant à pratiquer une activité physique régulière et ludique est la meilleure façon de mettre en place un mode de vie physiquement actif durable à l'adolescence et à l'âge adulte. Limiter les activités sédentaires (p. ex., regarder la télévision, l'ordinateur ou les appareils de poche) peut aussi aider. L'administration de médicaments et la chirurgie sont généralement contre-indiqués et ne sont justifiés, après avis d'un expert, que dans le cas où des complications de l'obésité menacent le pronostic vital.

Les actions en faveur d'un contrôle du poids et de la prévention de l'obésité chez l'enfant peuvent être bénéfiques pour la santé du plus grand nombre. De telles mesures doivent être mises en œuvre au niveau de la famille, des écoles et des programmes de santé publique.

Personnes âgées

Aux États-Unis, la prévalence de l'obésité est en augmentation chez les personnes âgées.

Avec l'âge, la masse graisseuse augmente et est redistribuée sur l'abdomen et la masse musculaire diminue, en grande partie du fait de l'inactivité physique, mais la diminution de la sécrétion des androgènes et de l'hormone de croissance (qui sont anabolisants) ainsi que les cytokines inflammatoires produites dans l'obésité peuvent également jouer un rôle.

Le risque de complication dépend de

  • La distribution de la graisse corporelle (augmentant, avec une répartition abdominale prédominante)

  • L'ancienneté et de la sévérité de l'obésité

  • La sarcopénie associée

Dans le cas des personnes âgées, le médecin peut recommander que l'apport calorique soit réduit et que l'activité physique soit augmentée. Cependant, si les patients âgés souhaitent réduire sensiblement leur apport calorique, leur régime alimentaire doit être supervisé par un médecin. L'activité physique améliore également la force musculaire, l'endurance et le bien-être général et réduit le risque de développer des maladies chroniques telles que le diabète. L'activité doit comprendre des exercices de raffermissement et d'endurance.

Indépendamment du fait que la restriction calorique soit considérée nécessaire, la nutrition doit être optimisée.

Souvent, les médicaments pour la perte de poids ne sont pas spécifiquement étudiés pour les personnes âgées, et les bénéfices éventuels peuvent ne pas compenser les effets indésirables. Cependant, l'orlistat peut être utile chez les patients obèses âgés, en particulier ceux présentant un diabète Diabète sucré Le diabète sucré est la conséquence d'une diminution de la sécrétion d'insuline, associée à des degrés variables à une résistance des tissus périphériques à l'insuline aboutissant à une hyperglycémie... en apprendre davantage ou une HTA Hypertension On définit l'HTA comme une élévation prolongée de la pression artérielle au repos, systolique (≥ 130 mmHg) et/ou diastolique (≥ 80 mmHg). L’HTA sans cause connue (primitive; précédemment nommée... en apprendre davantage Hypertension . La chirurgie peut être envisagée chez le patient âgé, en bonne santé et dont l'état fonctionnel est bon.

Prévention de l'obésité

Une activité physique régulière et une alimentation saine améliorent la condition physique générale, peuvent contrôler le poids et aident à prévenir le diabète sucré Diabète de type 2 Le diabète sucré est la conséquence d'une diminution de la sécrétion d'insuline, associée à des degrés variables à une résistance des tissus périphériques à l'insuline aboutissant à une hyperglycémie... en apprendre davantage et l'obésité. Même en l'absence de perte de poids, l'exercice diminue le risque de maladies cardiovasculaires. Les fibres alimentaires diminuent le risque de cancer du côlon et de pathologies cardiovasculaires.

Un sommeil suffisant et de bonne qualité, la gestion du stress et la modération de la consommation d'alcool sont également importants.

Points clés de l'obésité

  • L'obésité augmente le risque de nombreux problèmes de santé courants et est responsable aux États-Unis de près de 300 000 décès prématurés chaque année, ce qui en fait la seconde cause de mortalité évitable après le tabagisme.

  • Un apport calorique excessif et une activité physique insuffisante contribuent le plus à l'obésité, mais la susceptibilité génétique et divers troubles (y compris les troubles de la prise alimentaire) peuvent également y contribuer.

  • Classer les patients à l'aide de l'IMC et du tour de taille et, lorsqu'une analyse de la composition du corps est indiquée, en mesurant l'épaisseur du pli cutané ou l'impédance bioélectrique.

  • Dépister chez les patients obèses les troubles concomitants fréquents, tels que l'apnée obstructive du sommeil, le diabète, la dyslipidémie, l'hypertension, la stéatose hépatique et la dépression.

  • Encourager les patients à perdre encore 5 à 10% du poids du corps en modifiant leur régime alimentaire, augmentant l'activité physique, et par des interventions comportementales, si possible.

  • Essayer le traitement par l'orlistat, la phentermine, la phentermine/topiramate, la lorcasérine, la naltrexone/bupropion ou le liraglutide si l'IMC est ≥ 30 ou si l'IMC est ≥ 27 en cas de complications (p. ex., hypertension, résistance à l'insuline); cependant, en cas d'obésité grave, la chirurgie est la plus efficace.

  • Encourager tous les patients à faire de l'exercice, à manger sainement, à dormir suffisamment et à gérer le stress.

Médicaments mentionnés dans cet article

Nom du médicament Sélectionner les dénominations commerciales
AVANDIA
ACTOS
VICTOZA
ADIPEX-P
TOPAMAX
REVIA
WELLBUTRIN, ZYBAN
AMBIEN
ALLI, XENICAL
No US brand name
LITHOBID
Cliquez ici pour l’éducation des patients
REMARQUE : Il s’agit de la version professionnelle. GRAND PUBLIC : Cliquez ici pour la version grand public
AUTRES SUJETS DANS CE CHAPITRE
Voir les
Testez vos connaissances
Cuivre
Un nourrisson de sexe masculin de 8 mois est amené au cabinet par sa mère parce qu’il a des difficultés à prendre du poids. La taille et le poids du patient sont inférieurs au 5e percentile. L’examen des dossiers médicaux montre qu’il n’a pas atteint plusieurs stades de son développement. L’examen physique montre des cheveux ébouriffés et clairsemés. On note également une hypotonie. Lequel des diagnostics suivants est le plus probable ?
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS

Également intéressant

Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
HAUT DE LA PAGE