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Revue générale des vaccinations

Par William D. Surkis, MD, Jefferson Medical College;Lankenau Medical Center ; Jerome Santoro, MD, Jefferson Medical College;Lankenau Medical Center

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L'immunité peut être obtenue

  • Activement en utilisant des antigènes (p. ex., vaccins, anatoxines)

  • De manière passive en utilisant des Ac (p. ex., antiglobulines, antitoxines).

Une anatoxine est une toxine bactérienne qui a été modifiée pour être non toxique mais qui peut encore stimuler la formation d'Ac.

Un vaccin est une suspension des bactéries entières (vivantes ou inactivées) ou des bactéries ou des virus fractionnés rendus non pathogènes. Pour les vaccins disponibles aux USA, Vaccins disponibles aux USA.

Les recommandations les plus actuelles pour la vaccination sont disponibles sur le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) web site et sur free mobile app. Et Calendrier vaccinal recommandé de 0 à 6 ans, Calendrier vaccinal recommandé de 7 à 18 ans (v. aussi la CDC Childhood Immunization Schedule), et Lignes directrices pour l'administration des vaccins chez l'adulte. Pour avoir accès au contenu de chaque vaccin (y compris les additifs), se reporter à sa notice.

La vaccination a été extrêmement efficace dans la prévention de maladies graves et dans l'amélioration de la santé dans le monde entier. Grâce aux vaccins, des infections qui étaient autrefois très fréquentes et/ou mortelles (p. ex., la variole, la polio, la rougeole, la diphtérie) sont à présent rares ou ont disparu. Cependant, ces infections se produisent encore dans certaines parties du monde en développement.

Des vaccins efficaces ne sont pas encore disponibles pour de nombreuses infections importantes, dont

  • La plupart des maladies sexuellement transmissibles (p. ex., HIV, herpès, syphilis, gonococcie, infections à chlamydia)

  • Infections transmises par les tiques (p. ex., la maladie de Lyme, l'ehrlichiose et l'anaplasmose, la babésiose)

  • Beaucoup de maladies tropicales (p. ex., paludisme, maladie du Chikungunya, dengue)

  • Les maladies émergentes (p. ex., la fièvre hémorragique Ebola, l'infection par le virus West Nile [virus du Nil occidental])

Certains vaccins sont recommandés systématiquement à tous les adultes à certains âges s'ils n'ont pas été vaccinés auparavant ou en l'absence de preuve d'une infection antérieure. D'autres vaccins (p. ex., la rage, le BCG, la typhoïde, la fièvre jaune) ne sont pas systématiquement administrés, ils ne sont recommandés que pour des sujets et des circonstances spécifiques (v. les Centers for Disease Control and Prevention du [CDC] Recommended Adult Immunization Schedule et sous le trouble spécifique, ailleurs dans Le Manuel).

Certains adultes ne reçoivent pas les vaccins qui leurs sont recommandés. Par exemple, seuls 55,1% des sujets de > 65 ans ont reçu un vaccin contre le tétanos au cours des 10 dernières années. En outre, les taux de vaccination ont tendance à être plus faible chez les Noirs, les Asiatiques et les Hispaniques que chez les Blancs.

Vaccins disponibles aux USA

Vaccin

Type

Voie

Bactéries inactivées

sc

BCG (pour la tuberculose)

Mycobacteria bovis vivant

Intradermique ou sc

Anatoxines et composants bactériens inactivés

IM

DTaP plus Haemophilus influenzae type b conjugué (DTaP-Hib)

Anatoxines, bactéries entières inactivées et polysaccharides bactériens conjugués à une protéine

IM

DTCa-hépatite B-polio (DTCa-HepB-VPI) (DTaP-HepB-IPV)

Anatoxines, Ag viral recombinant et poliovirus inactivé

IM

Anatoxines, bactéries inactivées et poliovirus inactivés

IM

Anatoxines, bactéries inactivées, poliovirus inactivé et polysaccharide bactérien conjugué à une protéine

IM

Haemophilus influenzae type b conjugué (Hib)

Polysaccharide bactérien conjugué à une protéine

IM

Hépatite A (HepA)

Virus inactivé

IM

Hépatite B (HepB)

Ag viral recombinant

IM

hépatite A et hépatite B

Virus inactivé, plus Ag viraux recombinants

IM

HbCV, plus Hep B

Vaccin conjugué de polysaccharides bactériens et d'Ag viral inactivé

IM

Papillomavirus humain (HPV)

Particules viroïdes non infectieuses

IM

Virus de la grippe A et B vivant

Intranasal

Grippe, types A et B

Virus inactivé ou composants viraux

IM ou intradermique

Virus inactivé

sc

Rougeole-oreillons-rubéole (MMR ou ROR)

Virus vivant

sc

Rougeole-oreillons-rubéole-varicelle (RORV)

Virus vivant

sc

Méningococcique, polysaccharide (MPSV 4)

Polysaccharides bactériens de sérogroupes A/C/Y/W-135

sc

Méningococcique, conjugué (MenACWY)

Polysaccharides bactériens de sérotypes A, C, Y et W-135 conjugués à la protéine de l'anatoxine diphtérique

IM

Méningocoque du groupe B (MenB)

Vaccin recombinant composé de deux antigènes LP2086 (factor H–binding proteins)

IM

Pneumococcique, polysaccharide (PPSV23)

Polysaccharides bactériens de 23 types de pneumocoques

IM ou sc

Pneumococcique, conjugué (PCV13)

Polysaccharides des 13 types, conjugué à la toxine diphtérique

IM

Poliovirus (vaccin polio inactivé Salk, IPV)

Virus inactivé des 3 sérotypes

IM

Virus inactivé

Intradermique* ou sc

Virus vivant

Oral

Virus de la vaccine vivant

Intradermique par un dispositif de multi-ponctions

Toxine inactivée (anatoxine)

IM

Anatoxines tétanique et diphthérique adsorbées (Td) ou diphtérie-tétanos (DT)

Toxines inactivées (anatoxines)

IM

Tuberculose (v. BCG)

,

,

Polysaccharide capsulaire

IM

Typhoïde

Vaccin vivant atténué

po

Virus vivant

sc

Herpes zoster zona

Virus vivant

sc

Virus vivant

sc

*La dose intradermique est inférieure et réservée à la vaccination de pré-exposition.

Les préparations avec des adjuvants doivent être administrées en IM.

Le vaccin antidiphtérique contient la même quantité de toxine tétanique que le DTC ou le DT, mais la dose d'anatoxine diphtérique est pl.

Modifié d'après the Vaccine Recommendations of the Advisory Committee for Immunization Practices (ACIP). Consulté le 11/12/14.

Administration des vaccins

Pour plus d'informations sur l'administration du vaccin, v. CDC's Vaccine Administration.

La posologie des vaccins doit être respectée et être administrée exactement comme cela est indiqué dans les recommandations; cependant, pour la plupart des vaccins, des intervalles entre deux doses peut être allongé sans nuire à leur efficacité.

Les vaccins injectables sont habituellement administrés en IM à mi-hauteur de la face latérale de la cuisse (chez le nourrisson et l'enfant très jeune) ou dans le muscle deltoïde (chez l'enfant d'âge scolaire et l'adulte). Certains vaccins sont administrés sc. Pour plus de détails sur l'administration du vaccin, v. Vaccination Administration: Recommendations and Guidelines et Administering Vaccines to Adults.

Les médecins doivent mettre en place un processus de vérification du statut vaccinal des patients à chaque visite afin que les vaccins soient administrés selon les recommandations. Les patients (ou tuteurs) doivent être encouragés à garder un historique (écrit ou électronique) de leurs vaccinations et partager cette information avec les nouveaux praticiens et les établissements de soins pour s'assurer que les vaccinations sont à jour.

Pièges à éviter

  • Si une série vaccinale est interrompue, les praticiens doivent administrer la prochaine dose recommandée lors de la prochaine fois que se présentera le patient, à condition que l'intervalle entre les doses recommandées soit passé; ils ne doivent pas redémarrer la série (c.-à-d., à la dose 1).

Si une série vaccinale (p. ex., contre l'hépatite B ou le virus du papillome humain) est interrompue, les praticiens doivent administrer la dose recommandée suivante la fois suivante où se présentera le patient, à condition que l'intervalle recommandé entre les doses soit dépassé. Ils ne doivent pas redémarrer la série (c.-à-d., par la dose 1).

Lignes directrices pour l'administration des vaccins chez l'adulte

Paramètre

Taille de l'aiguille

Commentaires

Par voie

sc

jauge 23-25

5/8" de long

L'aiguille doit être insérée dans le tissu gras au-dessus du triceps.

IM

calibre 23-25 pour injection dans le deltoïde

La longueur de l'aiguille est déterminée par le sexe et le poids (v. plus loin).

Par sexe et poids pour injection IM

Homme ou femme, < 60 kg

5/1/8" de long

Un aiguille 5/8" peut être utilisée pour une injection IM dans le muscle deltoïde, uniquement si le tissu sous-cutané n'est pas comprimé et si l'injection est effectuée avec un angle de 90°.

Femmes, 60-90 kg

1 à 1,5" de long

Hommes, 60-118 kg

1–1,5" de long

Femmes, > 90 kg

1,5" de long

Hommes, > 118 kg

1,5" de long

Administration simultanée de différents vaccins

A de rares exceptions près, l’administration simultanée est sûre, efficace et pratique ( Mouvement anti-vaccination : Utilisation de vaccins simultanés multiples,); il est particulièrement recommandé lorsque les enfants peuvent être indisponibles pour les vaccinations à venir ou dans le cas des adultes qui ont besoin de plusieurs vaccins simultanément (p. ex., avant un voyage international). Une exception est représentée apr l'administration simultanée du vaccin antipneumococcique conjugué (PCV13) et du vaccin conjugué contre le méningocoque MenACWY-D (Menactra®) aux enfants qui ont une asplénie fonctionnelle ou anatomique; ces vaccins ne doivent pas être administrés au cours de la même consultation, mais doivent être séparés de ≥ 4 semaines.

L'administration simultanée peut se faire avec les vaccins combinés ( Vaccins disponibles aux USA) ou avec les différents vaccins monovalents 1. En outre, plusieurs vaccins peuvent être administrés en même temps sur plusieurs sites d'injection et avec des seringues différentes.

Si des vaccins à virus vivant (varicelle et ROR) ne sont pas administrés dans le même temps, ils doivent être administrés à ≥ 4 semaines d'intervalle.

Risques, précautions et groupes à risque élevé

Les restrictions et précautions sont des pathologies qui augmentent le risque d'une réaction indésirable à un vaccin ou qui compromettent la capacité d'un vaccin à produire une immunité. Ces pathologies sont généralement temporaires le vaccin peut donc être administré plus tard. Parfois, la vaccination est indiquée quand une contreindication existe parce que les effets protecteurs du vaccin l'emportent sur le risque d'une réaction indésirable au vaccin.

Les contre-indications sont des pathologies qui augmentent le risque d'une réaction indésirable grave. Un vaccin ne doit pas être administré en cas de contre-indication.

Allergie

Pour de nombreux vaccins, la seule contre-indication est une réaction allergique grave (p. ex., réaction anaphylactique) au vaccin ou à un de ses composants.

L'allergie aux œufs est fréquente aux États-Unis. Certains vaccins produits dans des systèmes de culture cellulaire, dot la plupart des vaccins contre la grippe ( Vaccin antigrippal), contiennent des traces d'antigènes d'oeufs; ainsi, il l'utilisation de ces vaccins chez les patients allergiques aux œufs est un sujet de préoccupation. Les lignes directrices des CDC pour la vaccination contre la grippe indiquent que bien que des réactions bénignes puissent survenir, de graves réactions allergiques (c.-à-d., une anaphylaxie) sont rares, et la vaccination par le vaccin antigrippal inactivé n'est contre-indiquée que chez les sujets qui ont présenté une anaphylaxie après une dose antérieure d'un vaccin contre la grippe ou d'une composante du vaccin, dont des protéines d'oeuf. Le vaccin antigrippal vivant n'est pas recommandé en cas d'antécédents d'allergie à l'œuf. En cas d'antécédents de réactions moins graves aux œufs (p. ex., urticarienne), les patients peuvent recevoir un vaccin antigrippal inactivé préparé sur des œufs à condition que le médecin ait une expérience de la prise en charge des réactions allergiques et surveille le patient pendant 30 min après la vaccination.

Asplénie

Les patients splénectomisés sont prédisposés aux infections bactériennes généralisées, principalement dues à des micro-organismes encapsulés tels que Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis, ou Haemophilus influenzae de type b (Hib). Les adultes aspléniques doivent recevoir les vaccins suivants (avant la splénectomie si possible):

  • Vaccin Hib conjugué (HbCV): une seule dose et pas de rappel

  • Vaccin conjugué antiméningococcique (MenACY, Vaccin méningococcique): 2 doses à 8 à 12 semaines d'intervalle et rappels tous les 5 ans

  • Vaccins antipneumococciques conjugués (PCV13) et polysaccharidiques (PPSV23): PCV13 si les patients n'ont pas précédemment reçu une série complète en vaccination de routine, puis PPSV23 8 semaines plus tard (≥ 2 semaines avant ou bien après la splénectomie) avec un rappel de PPSV23 unique 5 ans plus tard et une dose de rappel de routine à 65 ans ( Vaccin contre le pneumocoque)

Des doses supplémentaires peuvent être administrées en fonction de l'appréciation clinique.

Utilisation de produits sanguins

Les vaccins contenant des microbes vivants ne doivent pas être administrés en même temps que du sang ou des transfusion de plasma ou des immunoglobulines; ces produits peuvent perturber la synthèse des Ac désirés. Idéalement, les vaccins vivants microbiens doivent être administrés 2 semaines avant ou 6 à 12 semaines après les immunoglobulines.

Fièvre ou autre maladie aiguë

Une fièvre élevée (température importante > 39° C) ou une maladie grave sans fièvre exigent de repousser la vaccination, sauf en cas d’infections mineures, comme un rhume banal (même avec un fébricule). Cette précaution évite la confusion des manifestations de la maladie sous-jacente et des effets indésirables possibles du vaccin et empêche la superposition des effets indésirables du vaccin sur la maladie sous-jacente. La vaccination est reportée jusqu'à ce que la maladie guérisse, si possible.

Syndrome de Guillain-Barré

Les patients qui ont développé un syndrome de Guillain-Barré au cours des 6 semaines après une grippe ou une vaccination DTaP peuvent recevoir le vaccin si les avantages de la vaccination sont supposés l'emporter sur les risques. Par exemple, dans le cas des patients qui ont développé le syndrome après une dose de DCaT, on peut envisager de leur administrer une dose de vaccin si une épidémie de coqueluche se produit; cependant, de telles décisions doivent être prises en consultation avec un spécialiste des maladies infectieuses.

L'Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) ne considère plus qu'une anamnèse de syndrome de Guillain-Barré soit une contre-indication à l'emploi du vaccin conjugué contre le méningocoque, même s'il reste indiqué comme précaution dans la notice.

Immunodépression

Les patients immunodéprimés ne doivent, en général, pas recevoir de vaccins contenant des virus vivants, qui pourraient déclencher des infections sévères voire fatales. Si l'immunodépression est causée par un traitement immunosuppresseur (p. ex., fortes doses de corticostéroïdes [≥ 20 mg de prednisone ou équivalents pendant ≥ 2 semaines], antimétabolites, modulateurs immunitaires, composés alkylants, rayonnements), les vaccins à virus vivants doivent être retardés jusqu'à ce que le système immunitaire récupère après le traitement (l'intervalle de temps est fonction du traitement utilisé). En cas de traitement immunosuppresseur à long terme, les cliniciens doivent discuter des risques et bénéfices de la vaccination et/ou de la revaccination avec un spécialiste des maladies infectieuses.

Les patients qui ont une infection à VIH doivent généralement recevoir des vaccins inactivés (p. ex., diphtérie-tétanos-coqueluche acellulaire [dcaT], poliomyélite [VPI], Hib) selon les recommandations habituelles. Malgré la mise en garde générale contre les vaccin à virus vivant, les patients qui ont un taux de CD4 ≥ 200/μL (c.-à-d., ne sont pas gravement immunodéprimés) peuvent recevoir certains vaccins à virus vivants, y compris le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR). Les patients infectés par le VIH doivent recevoir les vaccins conjugués et antipneumococciques polysaccharidiques (et être revaccinés après 5 ans).

Vaccins à virus vivant

Les vaccins contenant des microbes vivants ne doivent pas être administrés en même temps que du sang, du plasma ou des immunoglobulines, qui peuvent perturber la synthèse des Ac désirés; le délai idéal à respecter avec ces vaccins est de 2 semaines avant ou 6 à 12 semaines après l'administration des immunoglobulines.

Grossesse

La grossesse est une contre-indication relative au vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, au vaccin intranasal contre la grippe (virus vivant), contre la varicelle et d'autres vaccins contenant des virus vivants. La vaccination par le vaccin contre le VPH n'est pas recommandée ( Revue générale des vaccinations : Risques, précautions et groupes à risque élevé).

Transplantation

Avant de subir une transplantation d'organes, les patients doivent recevoir tous les vaccins indiqués. Les patients qui ont subi une transplantation de cellules hématopoïétiques autogéniques ou allogéniques doivent être considérés comme non immunisés et ils doivent recevoir de nouvelles doses de tous les vaccins indiqués. La prise en charge de ces patients est complexe, et les décisions de vaccination de ces patients doivent impliquer la consultation d'un hématologue-oncologue et d'un spécialiste des maladies infectieuses.

Sécurité des vaccins

Aux États-Unis, la sécurité des vaccins est assurée par plusieurs systèmes de surveillance; des événements sélectionnés qui se produisent après la vaccination de routine doivent être signalés par courrier, par fax ou par voie électronique au CDC's Vaccine Adverse Event Reporting System [VAERS], Vaccine Safety Datalink [VSD], Efficacité et sécurité de la vaccination chez l'enfant). Pour plus d'informations sur la sécurité des différents vaccins, voir Vaccine Safety sur le site Web des CDC.

Néanmoins, de nombreux parents restent préoccupés par la sécurité et les effets indésirables possibles (notamment l'autisme) des vaccins de l'enfant. Ces préoccupations, perpétuées sur Internet, ont conduit certains parents à refuser que leurs enfants reçoivent un ou tous les vaccins recommandés ( Mouvement anti-vaccination). En conséquence, les épidémies de maladies rares rendues rares par la vaccination (p. ex., la rougeole, la coqueluche) sont de plus en plus fréquente chez les enfants non vaccinés en Amérique du Nord et en Europe.

L'une des principales inquiétudes des parents est que les vaccins augmentent le risque d'autisme. Les raisons citées comprennent

En 1998, Andrew Wakefield et collègues ont publié un bref rapport dans The Lancet ( Mouvement anti-vaccination : Vaccin ROR et autisme). Dans ce document, Wakefield postule un lien entre le virus de la rougeole du vaccin ROR et l'autisme. Cette étude a suscité un vif intérêt de la part des médias du monde entier et de nombreux parents ont commencé à douter de l'innocuité du vaccin ROR. Cependant, depuis lors, The Lancet a retiré le rapport car il contenait des failles scientifiques sérieuses; de nombreuses grandes études ultérieures, n'ont pu montrer un lien entre vaccin et autisme.

Gerbner et Offit1 ont repris des études épidémiologiques et biologiques concernant cette question et n'ont trouvé aucune preuve à l'appui d'une association entre l'utilisation de vaccins et le risque d'autisme. L'US Institute of Medicine Immunization Safety Review Committee2 a repris des études épidémiologiques (publiées et non publiées) pour déterminer si les vaccins contre la rougeole-oreillons-rubéole et les vaccins contenant du thimérosal seraient causes d'autisme afin d'identifier les mécanismes biologiques possibles d'un tel effet; en se basant sur des preuves, ce groupe a rejeté une relation causale entre ces vaccins et l'autisme.

Actuellement, pratiquement tous les vaccins administrés aux enfants ne comportent pas de thimérosal. De petites quantités de thimérosal continuent à être utilisées dans des flacons multidoses de vaccin contre la grippe et dans plusieurs autres vaccins destinés à être utilisés chez l'adulte (pour information sur les vaccins qui contiennent de faibles taux de mercure ou de thimérosal, consulter le site Web de la FDA [ FDA's web site] et Thimerosal Content in Some US Licensed Vaccines). Le thimérosal est également utilisé dans de nombreux vaccins produits dans les pays en développement.

Comme pour tout traitement, les médecins doivent discuter avec leurs patients des risques et des avantages relatifs des vaccins recommandés. En particulier, les médecins doivent veiller à ce que les parents de leurs patients soient conscients des graves effets possibles (y compris la mort) des maladies infantiles évitables par la vaccination telles que la rougeole, les infections à Hib ou la coqueluche, et ils se doivent de discuter des préoccupations que peuvent avoir les parents concernant la vaccination de leurs enfants; des ressources pour ces discussions sont disponibles sur CDC web site: Provider Resources for Vaccine Conversations with Parents (v. aussi Talking with Parents about Vaccines for Infants et Some Common Misconceptions About Vaccination and How to Respond to Them).

  • 1Gerber JS, Offit PA: Vaccines and autism: A tale of shifting hypotheses, Clin Infect Dis 48(4):456-61, 2009.

  • 2Institute of Medicine: Immunization safety review: Vaccines and autism. Washington DC, National Academies Press, 2004. Disponible à http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK25349/.

Vaccination des voyageurs

Une vaccination spécifique peut être nécessaire pour voyager en toute sécurité dans les pays où certaines maladies infectieuses sont endémiques ( Vaccins pour un voyage international*,†,‡). La CDC peut fournir cette information; un service téléphonique (1-800-232-4636 [CDC-INFO]) et le site Web (wwwnc.cdc.gov/travel/) sont disponibles 24 h/j.

Ressources dans cet article