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Présentation de l’immunisation

Par

Margot L. Savoy

, MD, MPH, Lewis Katz School of Medicine at Temple University

Dernière révision totale oct. 2020| Dernière modification du contenu oct. 2020
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Les faits en bref
Ressources liées au sujet

L’immunisation permet à l’organisme de mieux se défendre contre des maladies causées par certaines bactéries ou certains virus. L’immunité (capacité de l’organisme à se défendre contre des maladies causées par certaines bactéries ou certains virus) peut être naturelle (lorsque les personnes sont exposées à des bactéries ou à des virus) ou provoquée par les médecins au moyen de la vaccination. Lorsque des personnes sont immunisées contre une maladie, elles ne peuvent d’ordinaire pas contracter cette maladie ou en être atteintes seulement d’une forme atténuée. Toutefois, comme aucun vaccin n’est efficace à 100 %, il arrive que des personnes qui ont été immunisées contractent la maladie.

Dans les communautés et les pays où l’utilisation des vaccins est très répandue, nombre de maladies, autrefois fréquentes et/ou mortelles (comme la poliomyélite et la diphtérie), sont désormais rares ou maîtrisées. Une maladie, la variole a même été complètement éradiquée par la vaccination. Les vaccins préviennent efficacement des maladies graves et améliorent la santé dans le monde entier. Cependant, il n’existe pas encore de vaccins efficaces contre de nombreuses infections importantes, notamment la plupart des maladies sexuellement transmissibles (comme l’infection par le VIH, la syphilis, la gonorrhée et les infections à chlamydia), les infections causées par des tiques (comme la maladie de Lyme) et de nombreuses maladies tropicales (comme le paludisme).

Il est très important de suivre les recommandations de vaccination pour sa propre santé, la santé de sa famille et la santé des membres de la communauté. De nombreuses maladies prévenues par la vaccination se transmettent facilement d’une personne à l’autre. Nombre d’entre elles sont encore présentes aux États-Unis et demeurent courantes dans d’autres parties du monde. En raison des facilités de voyage actuelles, ces maladies peuvent se propager rapidement parmi les enfants non vaccinés, même s’ils vivent dans des régions où la maladie n’est pas courante.

Les vaccins actuellement disponibles sont particulièrement fiables et la plupart des patients les tolèrent bien. Ils produisent rarement d’effets secondaires.

Types d’immunisations

Il existe deux types d’immunisations :

  • Immunisation active

  • Immunisation passive

Immunisation active

Dans l’immunisation active, des vaccins sont utilisés pour stimuler les mécanismes naturels de défense de l’organisme humain (système immunitaire). Les vaccins sont des préparations qui contiennent au moins l’un des constituants suivants :

  • Des fragments non infectieux de bactérie ou de virus

  • Une substance normalement nocive (toxine) produite par une bactérie mais qui a été modifiée afin de devenir inoffensive, l’anatoxine

  • Des micro-organismes entiers, vivants, affaiblis (atténués) qui ne sont plus capables de provoquer une maladie

Le système immunitaire de l’organisme réagit à un vaccin en produisant des substances (telles que des anticorps et des globules blancs) qui reconnaissent et attaquent la bactérie ou le virus spécifique contenu dans le vaccin. Ces anticorps et autres substances qui préviennent ou atténuent la maladie seront donc produits automatiquement chaque fois que le patient sera exposé à cette bactérie ou à ce virus spécifique. Le processus d’administration d’un vaccin est appelé la vaccination bien qu’un grand nombre de médecins utilisent le terme plus général d’immunisation.

Les vaccins qui contiennent des organismes vivants mais affaiblis comprennent

Le saviez-vous ?

  • Certains vaccins contiennent la forme vivante mais atténuée du micro-organisme contre lequel ils protègent.

Immunisation passive

Lors d’une immunisation passive, on administre directement au sujet des anticorps contre un organisme infectieux spécifique. La production de ces anticorps est réalisée à partir de différentes sources :

  • Sang (sérum) d’animaux (habituellement des chevaux) qui ont été exposés à un micro-organisme ou à une toxine spécifique et qui se sont immunisés.

  • Produits sanguins recueillis à partir d’un important groupe d’individus, les immunoglobulines humaines poolées

  • Personnes connues pour avoir des anticorps dirigés contre une maladie particulière (c’est-à-dire des personnes qui ont été immunisées ou qui ont guéri de cette maladie), appelés gammaglobulines hyperimmunes, car ces personnes ont des taux plus élevés d’anticorps dans leur sang

  • Cellules produisant des anticorps (généralement prélevées chez la souris) cultivées en laboratoire

L’immunisation passive est utilisée chez les personnes dont le système immunitaire ne répond pas correctement à une infection ou chez celles qui ont été contaminées avant d’avoir été vaccinées (par exemple, après exposition au virus de la rage).

L’immunisation passive peut aussi être utilisée pour prévenir une maladie, en cas d’exposition probable lorsque le sujet n’a pas eu le temps d’être vacciné ou d’achever en totalité le schéma vaccinal. Par exemple, une solution contenant des gammaglobulines actives contre le virus de la varicelle peut être administrée à une femme enceinte qui n’est pas immunisée contre le virus, mais a été exposée à celui-ci. Le virus de la varicelle peut nuire au fœtus et entraîner des complications graves (une pneumonie par exemple) chez une femme.

L’immunisation passive n’est efficace que pendant quelques semaines, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’organisme élimine les anticorps injectés.

Administration des vaccins

Les vaccins et les anticorps sont généralement injectés au niveau musculaire (injection intramusculaire) ou sous la peau (injection sous-cutanée). Parfois, les anticorps sont injectés dans une veine (injection intraveineuse). Un type de vaccin antigrippal est administré par pulvérisation nasale.

Plusieurs vaccins peuvent être administrés en une seule fois, sous la forme d’un vaccin combiné ou en injections séparées effectuées à des endroits différents (voir Administration de plusieurs vaccins en même temps).

Certains vaccins sont administrés régulièrement, comme l’anatoxine tétanique qui est administrée de préférence aux adultes tous les 10 ans. Certains vaccins sont systématiquement administrés aux enfants (voir figure Vaccination de routine des nourrissons, des enfants et des adolescents).

D’autres vaccins sont généralement administrés principalement à des groupes particuliers de sujets. Par exemple, le vaccin contre la fièvre jaune est administré aux personnes voyageant dans certaines zones d’Afrique et d’Amérique du Sud. D’autres vaccins encore sont administrés après une exposition potentielle à une maladie particulière. Par exemple, le vaccin contre la rage peut être administré à une personne ayant été mordue par un chien.

Contre-indications et précautions concernant les vaccinations

Pour la plupart des vaccins, l’unique raison interdisant la vaccination est

  • Apparition d’une réaction allergique au vaccin ou à l’un de ces composants grave et mettant en jeu le pronostic vital (telle qu’une réaction anaphylactique)

L’allergie à l’œuf est fréquente aux États-Unis. Certains vaccins, notamment la plupart des vaccins antigrippaux, contiennent de très faibles quantités de matières provenant d’œufs. Ainsi, le fait d’utiliser ces vaccins chez des personnes allergiques aux œufs peut susciter certaines inquiétudes. Cependant, les CDC (Centers for Disease Control and Prevention [Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies]) indiquent que bien que des réactions légères puissent survenir, des réactions allergiques graves (anaphylaxie) sont peu probables. Les recommandations relatives au vaccin antigrippal varient selon la sévérité de la réaction allergique aux œufs et le vaccin. En cas de réaction allergique sévère menaçant le pronostic vital après avoir reçu le vaccin antigrippal ou avoir mangé des œufs, les personnes ne doivent pas être vaccinées contre la grippe. Si les personnes n’ont développé qu’une éruption cutanée après avoir été exposées à des œufs ou au vaccin, elles peuvent recevoir le vaccin. Si les personnes ont présenté une réaction plus grave, telle qu’un gonflement du visage, des difficultés à respirer ou des vertiges, ou des réactions nécessitant une injection d’adrénaline ou tout autre traitement d’urgence, elles doivent recevoir le vaccin dans un cadre médical supervisé par un clinicien expérimenté dans la reconnaissance et la prise en charge des réactions allergiques graves.

Les vaccins qui contiennent des organismes vivants ne doivent pas être utilisés ou doivent être utilisés ultérieurement dans les cas suivants :

Si la personne arrête de prendre les médicaments qui inhibent son système immunitaire ou si son système immunitaire affaibli récupère suffisamment, l’administration de vaccins contenant le virus vivant peut être sans danger.

Vaccinations pédiatriques courantes

Les enfants reçoivent généralement un certain nombre de vaccins suivant un calendrier standard (voir la figure Vaccination de routine des nourrissons, des enfants et des adolescents et Centers for Disease Control and Prevention: Immunization Schedules [Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies : calendriers de vaccination]). Pour la plupart des vaccins, si on oublie de les faire, on peut les faire plus tard selon un calendrier de rattrapage.

Tableau
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Protection des enfants par les vaccins

Maladie

Calendrier vaccinal standard

12–15 mois

2 mois

2 mois

12–23 mois

Naissance

Âge de 11 à 12 ans (peut commencer à l’âge de 9 ans)

6 mois

12–15 mois

11–12 ans

2 à 9 mois pour les enfants à risque élevé

12–15 mois

2 mois

2 mois

2 mois

2 mois

12–15 mois

2 mois

Vaccinations courantes chez l’adulte

Certains vaccins sont également conseillés aux adultes (voir également Centers for Disease Control and Prevention [Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies] : calendrier de vaccination pour les adultes). Lorsqu’il recommande une vaccination à un adulte, le médecin prend en compte l’âge de la personne, ses antécédents médicaux, les vaccinations reçues au cours de son enfance, sa profession, sa localisation géographique, ses projets de voyage et d’autres facteurs.

Tableau
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Protection des adultes par les vaccins

Maladie*

Qui doit-on vacciner ?

Personnes ayant été exposées à l’anthrax

Personnes pouvant être exposées à l’anthrax, à savoir :

  • Personnel miliaire actif

  • Personnel de certains laboratoires

  • Les vétérinaires

Tous les adultes qui n’ont pas été vaccinés ou qui n’ont pas eu la varicelle

Tous les adultes (généralement sous la forme d’un vaccin combiné avec celui du tétanos [DT] et celui de la coqueluche [DTCoq]), s’ils n’ont jamais été vaccinés

Les femmes enceintes doivent recevoir le DTCoq lors de chaque grossesse

Adultes qui n’ont pas été vaccinés et qui sont exposés à un risque élevé, à savoir :

  • Personnes dont la rate ne fonctionne pas

  • Patients dont le système immunitaire est déficient (tels que les patients atteints du SIDA)

  • Personnes faisant l’objet d’une chimiothérapie pour un cancer

  • Patients ayant fait l’objet d’une greffe de cellules souches

Adultes qui n’ont pas été vaccinés et qui sont exposés à un risque élevé, à savoir :

  • Personnes qui voyagent ou résident dans des régions où l’infection est fréquente

  • Personnes qui consomment des drogues (comme la méthamphétamine)

  • Hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes

  • Personnes atteintes d’une maladie hépatique chronique ou présentant des taux élevés de certaines enzymes hépatiques dans le sang

  • Adultes en bonne santé de 40 ans ou moins qui ont récemment été exposés au virus de l’hépatite A

  • Personnes qui prévoient d’être en contact étroit avec un enfant adopté au cours des 60 jours suivant l’arrivée de l’enfant aux États-Unis depuis une région où l’hépatite A est fréquente

  • Personnes sans domicile fixe

  • Femmes enceintes identifiées comme étant à risque d’infection par l’hépatite A pendant la grossesse (comme les femmes qui voyagent à l’international, qui se droguent [par injection ou non], qui peuvent être exposées au travail, qui prévoient un contact personnel étroit avec un enfant adopté à l’international ou qui sont sans domicile) ou qui sont exposées à un risque de maladie très grave ou de décéder d’une infection par le virus de l’hépatite A (comme les femmes qui souffrent d’une maladie hépatique chronique ou de l’infection par le VIH)

Adultes qui n’ont pas été vaccinés et qui sont exposés à un risque élevé, à savoir :

  • Personnel soignant, carcéral ou travaillant dans la sécurité publique

  • Personnes voyageant dans des zones où sévit en permanence l’infection

  • Personnes atteintes d’une maladie hépatique chronique ou présentant des taux élevés de certaines enzymes hépatiques dans le sang

  • Personnes atteintes d’insuffisance rénale, y compris celles qui nécessitent une dialyse

  • Utilisateurs de drogues dures par voie injectable

  • Personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels

  • Personnes qui doivent être examinées ou traitées pour une maladie sexuellement transmissible

  • Hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes

  • Partenaires sexuels et proches de personnes porteuses de l’hépatite B

  • Personnes âgées de moins de 60 ans et atteintes de diabète, et parfois personnes âgées de 60 ans et plus et atteintes de diabète

  • Personnes ayant séjourné (en tant que patients, résidents ou employés) dans des établissements correctionnels ou dans des établissements qui fournissent des services pour les personnes exposées à un risque élevé d’hépatite B (tels que les centres de désintoxications, les lieux destinés à l’injection de drogues, les centres d’hémodialyse, les établissements pour personnes handicapées mentales et les lieux où les personnes atteintes de maladies sexuellement transmissibles ou de l’infection par le VIH sont testées et traitées)

  • Femmes enceintes si elles risquent de contracter l’infection ou d’être très malades ou de mourir d’une infection par le virus de l’hépatite B (comme les femmes atteintes d’une maladie hépatique chronique ou de l’infection par le VIH)

Tous les individus de sexe masculin et de sexe féminin n’ayant jamais été vaccinés (généralement à l’âge de 11 ou 12 ans) jusqu’à l’âge de 26 ans

Tous les adultes âgés de 27 à 45 ans doivent discuter avec leur médecin d’une éventuelle vaccination

Toutes les personnes âgées de plus de 6 mois

Tous les adultes nés à partir de 1957, sauf s’ils ont des documents prouvant qu’ils ont été vaccinés avec une ou plusieurs doses de vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) ou si des analyses de laboratoire détectent des preuves d’immunité contre la rougeole

Toujours administré sous la forme d’un vaccin combiné avec celui des oreillons et de la rubéole (n’est pas disponible en vaccin unique)

Certaines personnes de plus de 55 ans

Les personnes âgées de 16 à 23 ans qui le souhaitent

Personnes à risque élevé, à savoir :

  • Personnes dont la rate ne fonctionne pas (y compris celles atteintes de la drépanocytose)

  • Personnes infectées par le VIH

  • Personnes atteintes de certains déficits immunitaires

  • Personnes sous éculizumab ou ravulizumab (médicaments qui inhibent le système du complément)

  • Microbiologistes régulièrement exposés à la bactérie

  • Adolescents, s’ils n’ont jamais été vaccinés

  • Les étudiants de première année universitaire vivant en résidence universitaire, qui ont 21 ans ou moins et qui n’ont jamais été vaccinés à 16 ans ou après

  • Jeunes recrues de l’armée

  • Voyageurs ou résidents de régions où l’infection est fréquente

  • Personnes qui ont été exposées au cours d’une épidémie de méningite

Tous les adultes nés à partir de 1957, sauf s’ils ont des documents prouvant qu’ils ont été vaccinés avec une ou plusieurs doses de vaccin ROR ou si des analyses de laboratoire détectent des preuves d’immunité contre les oreillons

Toujours administré sous la forme d’un vaccin combiné avec celui de la rougeole et de la rubéole (n’est pas disponible en vaccin unique)

Tous les adultes (généralement administré sous la forme d’un vaccin combiné avec celui du tétanos et de la diphtérie sous forme de DTCoq), s’ils n’ont jamais été vaccinés

Femmes enceintes au cours de chaque grossesse

Infections pneumococciques (telles que méningite et pneumonie)

Personnes âgées d’au moins 65 ans

Adultes à risque élevé, à savoir :

  • Personnes atteintes d’une affection cardiaque, pulmonaire (notamment asthme et emphysème), rénale ou hépatique chronique

  • Personnes diabétiques

  • Personnes présentant une fuite de liquide céphalorachidien

  • Personnes immunodéprimées (y compris celles qui sont atteintes de l’infection par le VIH, d’une leucémie, d’un lymphome ou d’un cancer, celles qui prennent des médicaments qui inhibent le système immunitaire [immunosuppresseurs], et celles qui ont reçu certains types de greffes d’organe)

  • Personnes dont la rate ne fonctionne pas (y compris celles atteintes de la drépanocytose)

  • Personnes ayant un implant cochléaire

  • Personnes atteintes d’un trouble alcoolique

  • Adultes fumeurs

Adultes exposés à un risque élevé, à savoir :

  • Personnes voyageant dans des régions où la poliomyélite est courante

  • Personnel des laboratoires travaillant sur le virus de la poliomyélite

  • Personnes qui traitent les personnes éventuellement atteintes de la poliomyélite

Personnes ayant été mordues par certains animaux

Personnes pouvant présenter un risque accru d’exposition à des animaux infectés, à savoir :

  • Vétérinaires et le personnel animalier

  • Laborantins qui manipulent des animaux pouvant avoir la rage

  • Personnes qui explorent des grottes à chauves-souris

  • Personnes qui vivent ou séjournent plus de 30 jours dans des pays en voie de développement où la rage canine est répandue

Tous les adultes nés à partir de 1957, sauf s’ils ont des documents prouvant qu’ils ont été vaccinés avec une ou plusieurs doses de vaccin ROR ou si des analyses de laboratoire détectent des preuves d’immunité contre la rubéole

Femmes qui prévoient de tomber enceintes et qui ne sont pas immunisées contre la rubéole

Toujours administré sous la forme d’un vaccin combiné avec celui de la rougeole et des oreillons (n’est pas disponible en vaccin unique)

Zona (herpès zoster)

Personnes âgées de 50 ans et plus

N’est pas recommandé actuellement, sauf pour les personnes à risque élevé d’exposition au virus de la variole, comme les personnes travaillant en laboratoire qui manipulent directement le virus et le matériel apparenté

Tous les adultes tous les 10 ans (généralement sous la forme d’un vaccin combiné avec celui du tétanos et de la diphtérie [DT] ou celui de la coqueluche [DTCoq]), s’ils n’ont jamais été vaccinés

Les femmes enceintes doivent recevoir le DTCoq lors de chaque grossesse

Les personnes voyageant dans des régions où l’infection est fréquente

Personnes en contact étroit avec un porteur de la typhoïde

Personnel des laboratoires travaillant avec la bactérie provoquant la typhoïde

Personnes voyageant dans certaines parties de l’Afrique et de l’Amérique du Sud où l’infection est fréquente

* Aux États-Unis, des vaccins sont disponibles contre ces infections.

VIH = virus de l’immunodéficience humaine ; DT = tétanos-diphtérie ; DTCoq = tétanos-diphtérie-coqueluche.

Sécurité des vaccins

Aux États-Unis, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) contrôlent la sécurité d’emploi des vaccins. Les médecins doivent signaler certains problèmes survenant après une vaccination de routine sur le système de déclaration des événements indésirables dus aux vaccins (Vaccine Adverse Event Reporting System, VAERS) et Vaccine Safety Datalink, (VSD) des CDC. En cas de problème de santé après la vaccination, n’importe qui (médecins, infirmiers ou toute personne de la population générale) peut soumettre un rapport au VAERS. Les rapports au VAERS ne peuvent déterminer si un problème de santé a été provoqué par le vaccin.

Avant qu’un nouveau vaccin ne puisse être commercialisé sous licence, comme tout produit médical, il est testé dans des essais cliniques contrôlés. Ces essais comparent le nouveau vaccin à un placebo ou à un vaccin existant destiné à la même maladie. Ces essais montrent si le vaccin est efficace et identifient les effets secondaires courants. Cependant, certains effets secondaires sont trop rares pour être détectés dans des essais cliniques de taille raisonnable et ne se manifestent qu’après l’utilisation d’un vaccin en routine chez un grand nombre de personnes. Par conséquent, un système de surveillance appelé Vaccine Adverse Event Reporting System (Système de déclaration des événements indésirables dus aux vaccins) a été créé pour surveiller la sécurité des vaccins utilisés par le grand public. Le VAERS recueille les déclarations des personnes pensant qu’elles ont présenté un effet secondaire après avoir été récemment vaccinées et de professionnels de la santé qui identifient certains effets secondaires possibles après l’utilisation d’un vaccin, même s’ils ne sont pas sûrs que les effets soient liés au vaccin. Ainsi, l’existence d’un rapport au VAERS ne constitue pas une preuve qu’un vaccin a provoqué un certain effet secondaire. Le VAERS est simplement un système permettant de recueillir des données concernant des éléments qui pourraient être des effets secondaires. Ensuite, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) peut évaluer davantage le problème en comparant la fréquence à laquelle l’effet secondaire potentiel est survenu chez les personnes vaccinées à la fréquence de survenue chez des personnes qui n’ont pas été vaccinées.

La vaccination ne pose généralement aucun problème, bien que puissent apparaître de légers effets secondaires, tels qu’une douleur ou une rougeur au niveau du site de l’injection. Pourtant, de nombreux parents sont encore préoccupés par la sécurité des vaccins infantiles et leurs éventuels effets secondaires.

L’une des principales préoccupations des parents est la suivante :

De nombreuses équipes de scientifiques ont étudié ce sujet et ont complètement écarté le lien présumé entre les vaccins et l’autisme (voir Problèmes liés à la vaccination infantile dans LE MANUEL et FAQ sur la sécurité des vaccins sur le site internet des CDC).

Cependant, la plupart des fabricants ont développé des vaccins exempts de thimérosal pour les nourrissons et les adultes. Des informations concernant les vaccins qui contiennent aujourd’hui de faibles quantités de thiomersal sont disponibles sur le site internet de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration ; Thiomersal et vaccins).

Vaccination avant un voyage à l’étranger

Il peut être nécessaire d’administrer des vaccins spécifiques aux personnes résidant aux États-Unis avant de voyager dans certaines zones où sévissent des maladies infectieuses qui n’existent pas normalement aux États-Unis (voir le tableau Vaccins pour les voyages internationaux). Les recommandations évoluent fréquemment en fonction des épidémies.

Les institutions nationales de santé publique (p. ex., CDC) proposent des informations régulièrement mises à jour sur les vaccinations requises en cas de voyage à l’étranger. Par ailleurs, les CDC ont mis en place une ligne d’assistance téléphonique (1-800-232-4636 [CDC-INFO]) fournissant des informations 24 heures sur 24.

Informations supplémentaires

Il s’agit de ressources en anglais qui peuvent être utiles. Veuillez noter que LE MANUEL n’est pas responsable du contenu de ces ressources.

  • Centers for Disease Control and Prevention (CDC) : Programme de vaccination de l’enfant et de l’adolescent de 18 ans ou moins

  • CDC : Programme de vaccination de l’adulte de 19 ans ou plus

  • CDC : FAQ sur la sécurité des vaccins pour les parents et les soignants

  • CDC : Santé des voyageurs : Informations sur les conseils de santé aux voyageurs et sur les vaccins à faire faire selon la destination

  • Food and Drug Administration (FDA ; Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) : Thiomersal et vaccins : Informations complètes concernant le thiomersal, c’est-à-dire la raison pour laquelle il est utilisé dans les vaccins, la raison pour laquelle il est sûr et le nombre de vaccins à présent fabriqués sans thiomersal

  • Système de déclaration des événements indésirables dus aux vaccins (VAERS) : où et comment signaler les effets secondaires des vaccins

  • Vaccine Safety Datalink (VSD) : Organisation collaborative qui surveille et évalue la sécurité des vaccins

REMARQUE : Il s’agit de la version grand public. MÉDECINS : Cliquez ici pour la version professionnelle
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